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L'automne dernier déjà, alors qu'il fignolait la mise en scène d'Oulipo show, présenté à l'Espace Go, Denis Marleau parlait des célébrations entourant le 30e anniversaire de sa compagnie, Ubu. Voici que nous en approchons un moment-clé, la présentation de l'une des productions les plus marquantes de toute la carrière de Marleau: Les aveugles reprend en effet l'affiche du Musée d'art contemporain de Montréal (MACM) dès demain et jusqu'au 11 mars.
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Dans le roman L'arrache-cœur de Boris Vian, le personnage de La Gloïre m'avait autrefois frappée. Ce nom-là, il le donnait à un vieil homme qui repêchait les détritus pourris jetés par les villageois dans la rivière rouge. En échange de tas d'or, ceux-ci lui demandaient d'éprouver des remords à leur place et de digérer leur honte.
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Le Devoir à Berlin - Les films allemands sont rarement programmés en compétition à Cannes. J'avais l'habitude, comme beaucoup de mes collègues, de mettre ça sur le compte de la bonne vieille rivalité franco-allemande. À Berlin, j'ai compris la vraie raison: le festival dirigé par Dieter Kosslick programme un très large éventail de films allemands (83 cette année, tous formats confondus), ce qui automatiquement les disqualifie pour la sélection officielle cannoise. Les distributeurs et producteurs allemands ont compris le jeu et préfèrent viser pour leurs productions la bienveillante Berlinale plutôt que de prendre le risque de se faire rejeter par les maudits Français de Cannes. Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.