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Patrimoine - Toujours perdant

Josée Boileau   30 décembre 2010  Actualités culturelles
Pourquoi le Québec a-t-il choisi de perdre la mémoire? Aura-t-il un jour véritablement envie de la retrouver? La bataille de Pierre Moussard, cet amoureux du patrimoine, que nous relatons à la une du Devoir, est un autre exemple d'une confrontation entre deux visions du monde. Et c'est la culture, au sens large, qui en sort chaque fois perdante.

Calixa-Lavallée est le nouveau théâtre d'une incompréhension maintes fois racontée: d'un côté, le souci de ne pas oublier, de l'autre, celui de faire table rase en invoquant parfois des raisons économiques, parfois des dispositions réglementaires — mais chaque fois causant de mécanique et jamais de cet intangible qui se nomme valeurs, héritage, continuité...

Le petit village de la Montérégie n'est pourtant pas une banlieue champignon, née de nulle part au bord d'une autoroute. L'endroit a un passé et on devrait s'y réjouir que quelqu'un veuille en préserver les traces, de surcroît avec une certaine discrétion. Au lieu de quoi, on chipote pour une petite chapelle. En fera-t-on autant quand les tours de forage s'installeront, en quête du gaz de schiste dont le sous-sol de la région regorgerait? On peut plutôt croire que l'argument économique et l'appui du gouvernement à l'industrie gazière auront raison des protestations. Les amoureux des chapelles d'autrefois ne bénéficient pour leur part ni de l'un, ni de l'autre.

L'histoire de M. Moussard n'est pas unique: elle est une anecdote de plus qui témoigne de notre difficile rapport collectif à la culture prise dans son sens véritable, esthétique, ou d'avant-garde, plutôt que de divertissement.

Depuis plus de 30 ans, des groupes se sont constitués pour sauver notre patrimoine (l'un des plus connus, Héritage Montréal, est né en 1975), préserver des biens, des traditions, ou même des paysages (la bataille de Grondines pour que le Saint-Laurent ne soit pas défiguré par des pylônes date de 1985)... On a expliqué, analysé, comparé avec l'Europe ou nos voisins du Sud.

Et pourtant, nous en sommes quasiment au même point qu'au milieu du siècle dernier, quand les Américains écumaient nos campagnes en quête d'antiquités dont les Québécois se débarrassaient en vrac et à vil prix. On continue soit de détruire, soit de transformer massivement en condos églises ou couvents désertés, il n'y a jamais d'argent disponible que ce soit pour sauver le joyau qu'est un orgue Casavant ou pour récupérer des archives volées, jamais non plus le souci, sauf en des cercles restreints, de mettre en valeur ce qui nous vient du passé.

Si encore ce grand balayage se justifiait par une envie d'audace: miser sur ce que l'art ou l'architecture font de mieux aujourd'hui. Mais tout architecte qui oeuvre ici le dira: la seule obsession, c'est le «pas cher». La joliesse, l'innovation, le superflu seront sans remords sacrifiés à cette aune. Quant à l'art public, il suffit qu'il déroute un peu pour être cloué au pilori.

Nous ne savons pas préserver notre patrimoine, mais nous ne savons pas non plus créer celui de demain.

Résultat: nos campagnes s'enlaidissent, nos villes sont sans grand attrait et peu de collectionneurs privés s'imposent de conserver nos trésors. Qui s'étonnera qu'à Calixa-Lavallée, ce soit un Français qui ait compris mieux que les autres l'importance de vieux bénitiers et de coeurs saignants?

La petite bataille de M. Moussard ne sera pas citée aux audiences sur le projet de loi 82, sur le patrimoine culturel, qui se tiendront à Québec à la mi-janvier. Il sera déjà beau qu'un cadre législatif cohérent en ressorte pour protéger ce qui doit impérativement l'être.

Mais le problème au Québec est plus fondamental. Il tient dans ce cri du coeur lancé par l'ethnologue Robert Bouthilier dans un autre article que nous publions aujourd'hui sur la protection du patrimoine immatériel: «Tu ne peux pas décréter par une loi que les gens chantent!» Notre passé est riche et pourtant, dans l'indifférence générale, nos traditions se meurent ou sont remplacées par celles qui sont associées à la commercialisation, comme le notait Lise Payette il y a quelques jours, ou le texte ci-contre en page Idées à propos de l'omniprésence du père Noël.

Il est curieux de le dire à ce moment de l'année que l'on dit marqué par notre folklore, mais le fait est qu'on peut se demander si les Québécois ont envie de leur propre culture. Il semble plutôt que son simulacre — quelques vieilles églises ouvertes, quelques chansons traditionnelles enregistrées par une vedette — leur suffit. Et que lorsque, dans la vie de leur village ou leur quartier, un geste de sauvegarde doit être posé, leur réponse est toujours la même: fermez.
 
 
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  • Claude Jean - Inscrit
    30 décembre 2010 02 h 45
    Définition de la culture selon l'UNESCO
    En sociologie, la culture est définie comme "ce qui est commun à un groupe d'individus et comme ce qui le "soude". Ainsi, pour une institution internationale comme l'UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »[1] Ce "réservoir commun" évolue dans le temps par et dans les formes des échanges. Il se constitue en manières distinctes d'être, de penser, d'agir et de communiquer.

    Soyons fier de notre culture et de notre patrimoine!

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité
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  • Geoffroi - Abonné
    30 décembre 2010 02 h 59
    Un patrimoine ça se mérite.
    "Ce que vous avez hérité de vos ancêtres, il faut le mériter par vous-même, autrement ce ne sera jamais à vous."

    Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832)

    Bonne année à tous les professionels et fonctionnaires des "secteurs d'intervention" culture. Continuez votre bon travail, malgré votre ministre et vos mandarins genre "grands talents" désargentés. Les pauvres, mais il n'y a pas que le fric !
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  • Ginette Bertrand - Inscrite
    30 décembre 2010 06 h 19
    Quel triste constat,
    malheureusement exact en tous points. Désespérance d'un peuple qui n'en fnit plus de se chercher après avoir fait tabula rasa et venu son âme.
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  • France Marcotte - Abonnée
    30 décembre 2010 07 h 57
    Ça commence à faire beaucoup de choses que les Québécois ne veulent pas
    À la liste des démissions dressée dans cet éditorial, on pourrait ajouter la volonté chancelante de protéger le français comme langue première, de préserver le patrimoine des terres agricoles qu'on laisse se faire dévorer par l'étalement des banlieues, et évidemment du désir anémique de s'affirmer comme nation par l'indépendance. Le Québec a-t-il encore le goût de vivre tout court? Le coup de grâce a-t-il été reçu? On n'a pourtant pas le droit de le croire mais on dirait une histoire d'amour et de persévérance maintenue en vie artificiellement par quelques secouristes qui se relayent à son chevet.
    Peut-on sauver un peuple contre sa volonté, alors qu'il se laisse couler béatement avec un sourire idiot et un regard hypnotique vers le paradis sans fin des magasins à rayons?
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  • Claude Jean - Inscrit
    30 décembre 2010 08 h 06
    Citation sur la culture
    Un peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines.

    [Marcus Garvey]

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité
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  • Marie Mance Vallée - Inscrite
    30 décembre 2010 08 h 15
    Hélas !
    Vous avez bien raison madame Boileau.

    Comment expliquer un tel comportement, ce refus de l'identité, du passé, etc... Quelle honte, quel complexe habitent ces individus progressistes à tout crin. Ou s'agirait-il tout simplement d'ignorance ???? Sans doute des adorateurs du veau d'or.

    Désolant ! Et de plus en plus inquiétant !
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  • Guy Lemieux - Abonné
    30 décembre 2010 10 h 36
    Génération < poster>
    En effet comme le cite si bien Mme Marcotte :Le Québec a- t-il encore le goût de vivre ? Au Québec le sport tel le hockey , déplace des foules et y dépenses des sommes importantes pour voir quelques vieux adolescents pousser une rondelle dans un filet et y voir une forme de culture basée sur le compte final d une partie . Certains artistes en art visuel ne sont même pas connus ici même au Québec , alors qu ils sont déjà connus en Europe . Le poster a prit la place du présent alors que le passé est au fond du tirroir et ressort durant la période du marchandage à rabais dans les commerces . Il est dit que la révolution mange ses enfants un peu comme un parti politique mange ses chefs , au Québec c est connu et cela continue .Je ne croit pas qu il faille avoir honte de nous mais savoir se souvenir sans baisser la tête, car la honte fait baisser la pensée . Le Québec vit au présent mais a peur de l avenir car peu de nos gouvernants ont cette vision à long terme .
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  • Jacques Francis - Inscrit
    30 décembre 2010 11 h 02
    Pour bonifier...
    Vous parlez d'héritage Montréal, mais il n'y a pas que Montréal au Québec.

    La Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Québec est, depuis 26 ans, un acteur de premier plan dans la mise en valeur du patrimoine québécois.

    Ce n'est pas en taxant les gens d'incultes qu'on les sensibilise. Nous allons dans les écoles, nous organisons des conférences gratuites, nous étions à RDI économie le 15 octobre dernier. Cette oeuvre, moins spectaculaire, porte néanmoins fruit dans la grande région de Québec alors que ce sont plus de 100 000 personnes qui ont profité de nos activités de sensibilisation depuis 25 ans. Nous produisons d'ailleurs un guide À la découverte du patrimoine religieux de Québec.
    www.patrimoine-religieux.com
    Francis Jacques
    Directeur
    Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Québec
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  • Christian Harvey - Inscrit
    30 décembre 2010 12 h 24
    Le patrimoine hors des chapelles folkloriques
    Pas d'accord avec Monsieur Bouthillier et les divers conseils du patrimoine vivant. Ces gens-là se comportent comme des puristes et ne savent pas diffuser le folklore. Ils en font une chapelle pour initiés. Le patrimoine immatériel ou matériel ne peut pas être hors de la réalité comme ces gens-là le sont. Ils espèrent néanmoins l'appui du Ministère de la Culture qui continue de leur verser des subventions qui servent à quoi au juste ?

    Et puis Madame Boileau un patrimoine sans pays est-ce que ça existe ? Éluder la cause nationale dans votre propos ne semble pas très porteur à ce sujet. Il faut cesser d'avoir peur et se battre vraiment pour le pays. Alors l'engagement patrimonial prendra du sens...
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  • Yves Bastarache - Abonné
    30 décembre 2010 17 h 24
    Je suis tristement d'accord
    Je suis tristement d'accord avec votre propos, Madame Boileau. J'assiste, impuissant, au processus de destruction d'une des icônes de la ville de Trois-Rivières: l'église St-Philippe. Ces lignes, sa majesté, habitent la mémoire des voyageurs de la 40 ou alors leur inconscient (car l'édifice est impossible à manquer). Sans cet édifice, Trois-Rivières ne sera plus jamais la même. La vieille et noble dame doit succomber au pic des démolisseurs en février ou en mars, Il faudrait que les médias sensibilisés à la cause du patrimoine soient présents. L’évènement sera négativement mémorable et pourra servir de garde-fou pour le futur... enfin, le futur, je me laisse la douceur de rêver.
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  • Denis Paquette - Abonné
    31 décembre 2010 09 h 36
    Voila
    C'est triste mais c'est le lot d'un peuple conquis et soumis, et si nous sommes suffisament patients, nous verrons Lord Durham avoir raison
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  • Michel Page - Inscrit
    31 décembre 2010 10 h 59
    La condition sine qua non au respect du patrimoine et de la culture: l'éducation et l'enseignement
    Je constate que les commentateurs sont tous d’accord sur le constat, mais alors que faire sur la base de cet accord général sur l'essentiel?

    Je reprends la citation du premier commentateur:
    " Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité"
    Partant de cette prémisse, il faudrait d'abord faire l'enseignement de l'HIstoire, et des réalisations (culturelles, institutionnelles, architecturales..) à travers les décennies,
    Jusqu'à 1960, environ, l'architecture canadienne-française a surtout été marquée par les réalisation dans le domaine religieux (Églises, séminaires, orgues, sculptures religieuses...etc). Il faudrait donc enseigner l'ensemble de ces réalisations issues de la tradition et de la `ferveur religieuse populaire... ne pas avoir peur d'intégrer la nouvelle génération aux traditions, dont la tradition religieuse chrétienne... donc sortir des tendances ignares du pluri/multiculturalisme et de fonctionnaires-idéologues ou de quelques intellectuels à la recherche d’un homme nouveau construit sur un fondement idéologique du « laicisme » sans mémoire affective ni collective…
    Je suis stupéfait de l’ignorance des jeunes de leur Histoire et de leur patrimoine. Je sais qu’il y a un mouvement en faveur de l’enseignement plus complet de l’Histoire (et du patrimoine); puisse un tel cour être obligatoire à tous les étudiants du collégial le plus tôt possible.

    Bien votre
    M.P.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    31 décembre 2010 11 h 03
    On se débarasse
    On s'est débarrassé du cours classique, de la religion, du folklore, de notre Histoire, de nos valeurs, enfin de tout ce qui nous dérange,il ne nous reste plus que de nous débarrasser de la langue française.
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  • Claude Jean - Inscrit
    2 janvier 2011 06 h 07
    Les archives du Centre de référence de l'Amérique française.

    Description

    Les archives du Centre de référence de l'Amérique française (CRAF), situées au coeur du Musée de la civilisation à Québec, détiennent les clés d'un riche patrimoine historique : celui de la vie francophone en Amérique du Nord. Remontant au début du régime français, ces archives renferment plus de 655 mètres linéaires de documents, dont plus de 8 500 cartes et plans, et au-delà de 50 000 photographies pour la période de 1850 à nos jours. Un trésor inestimable qui a permis la création de l'exposition permanente Partir sur la route des francophones d'Amérique, présentée au Musée de l'Amérique française depuis mars 2010.

    Invités
    - Juliette Delrieu, archiviste au CRAF
    - Martine Cardin, professeure et directrice des programmes de 1er cycle en archivistique et du Baccalauréat intégré en sciences historiques et études patrimoniales (BISHEP).

    Diffusions

    Le dimanche 02 janvier 2011 à 19:00
    Le mardi 29 mars 2011 à 19:00
    Le mercredi 30 mars 2011 à 09:30
    Le jeudi 31 mars 2011 à 13:00

    http://www.canal.qc.ca/emission.php?id=10080

    Bon visionnement!

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité
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  • Claude Jean - Inscrit
    11 janvier 2011 02 h 19
    Appel à la numérisation du patrimoine culturel québécois.
    BAnQ, la SMQ et 18 organismes lancent un appel à la numérisation du patrimoine culturel québécois
    Montréal, le 6 décembre 2010 – Devant la nécessité de garantir la conservation du patrimoine culturel québécois et d’assurer sa présence sur le Web, le comité multidisciplinaire du Réseau québécois de numérisation patrimoniale (RQNP) invite les citoyens et les professionnels de l’information, de l’éducation et de la culture à soutenir son action en signant l’Appel à la numérisation du patrimoine culturel québécois.

    En 2006, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) amorçait un vaste processus de consultation pour dresser un état des lieux de la numérisation patrimoniale au Québec. Cette réflexion a abouti à une enquête-bilan [PDF - 952 Ko] menée conjointement par BAnQ et la Société des musées québécois (SMQ), dont les résultats, publiés en 2009, démontraient à la fois la richesse et la diversité du patrimoine culturel québécois, son très faible taux de numérisation (seulement 6 %) et la volonté de nombreux organismes de créer un réseau de collaboration.

    Pour en savoir plus sur le sujet:

    http://www.banq.qc.ca/a_propos_banq/salle_de_press

    http://www.banq.qc.ca/appel_numerisation/index.htm

    Sauvegardons notre patrimoine!

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité
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