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Libre opinion - Se sentir trahi

Pierre Harel, poète et musicien  26 juillet 2011  Actualités culturelles
Lecteurs et lectrices du Devoir, j'écris cette lettre afin que vous sachiez à quel point la première partie du film Gerry, celle où je suis présent par l'intermédiaire d'un acteur et qui se termine pour moi au moment du départ d'Offenbach en France, que cette première partie donc est remplie de faussetés et de malveillances qui m'ont laissé dans un état de découragement dont je sors à peine.

Sachez d'abord que malgré une mise en demeure datant de 2001, Christal Films a procédé au tournage du film Gerry sans avoir obtenu au préalable mon accord et sans m'avoir contacté d'aucune façon. Et pourtant, on s'y sert de mon nom, de ma personne historique, de mon intégrité psychologique, morale et physique, on y distord vers la fausseté ma paternité de la Messe des morts d'Offenbach à l'Oratoire, on y tord carrément vers l'insignifiance mon importance dans l'apparition d'Offenbach sur la scène culturelle québécoise et mon influence profonde sur l'évolution subséquente de ce groupe. Mesdames et Messieurs, je suis allé en France. C'est même moi qui ai amené Offenbach là-bas, après m'y être rendu une première fois avec feu Lucien Ménard dans le but de vérifier la crédibilité des promesses du cinéaste Claude Faraldo. Il y a de nombreuses photos dans mon livre Harel rock ma vie.

Jamais Gérald Boulet ne m'a ordonné de lui écrire quoi que ce soit, surtout pas Faut que j'me pousse, qui m'a été inspirée par un grand amour impossible avec Mouffe. Jamais non plus Gilbert Langevin ne lui a écrit Cette voix. C'est moi qui ai trouvé chez Mouffe un assez long texte dans un recueil de Gilbert, que j'ai remis à Wézo après l'avoir adapté pour qu'il le donne à Gerry. C'est moi qui ai demandé à Gérald Boulet de chanter L'Hymne à l'amour et de se faire «teindre en blonde». Ce qu'il fit.

Écoutez-moi et comprenez ma déchirance d'avoir été trahi à ce point. J'ai été dépouillé de ma fierté et de tout ce que j'ai donné et fais donner aux autres pour qu'Offenbach survive et vive! Les outrances et les outrages énumérés plus haut ne sont pas les seuls! Chaque seconde de cette première partie m'a crevé les yeux et déchiré l'âme. Je suis sorti de la salle de projection pour aller vomir dans la ruelle. Je me suis vomi le coeur, saint-cibouère! C'est écoeurant d'alléguer, comme à Radio-Canada et dans La Presse en parlant de moi: «Y'aura toujours un voisin, un beau-frère, pour dire que ça s'est pas passé comme ça.» Ce qui me fait le plus de peine et qui me ravage, c'est de constater que tous ceux qui vivent encore et qui savent parfaitement la réalité de mon importance d'allumeur, de créateur, de leader et d'instigateur d'Offenbach, que tous ceux-là se taisent! Non mais, dites-moi, qui avait entendu parler d'Offenbach avant la sortie de mon film Bulldozer et surtout, avant la Messe des morts à l'Oratoire en 1972? C'est à moi, ça! On me l'a enlevé pour que les nouvelles générations croient que je ne suis qu'un pion sur l'échiquier pitoyable du début du film Gerry.

Quant au reste, que j'ai quand même apprécié, je n'ai pas à juger de sa véracité. Je n'y étais pas, j'avais déjà fondé Corbeau. Si la tendance se maintient, j'ai pas hâte de voir le film Marjo! Ayoye! Ça m'fait mal, à mon coeur d'animal...

***

Pierre Harel, poète et musicien
 
 
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  • Michel Bédard - Inscrit
    26 juillet 2011 03 h 42
    Bien reçu.
    Vous écrivez "à la SR-C et dans La Presse en parlant de moi: «Y'aura toujours un voisin, un beau-frère, pour dire que ça ne s'est pas passé ainsi.» "

    Heureusement qu'il y a toujours un voisin, un beau-frère... pour donner une autre version, rappeler les vrais faits, non traités ou assez peu relayés par les médias. "À la SR-C, si on n'en parle pas, c'est que ça n'existe pas", ironisait Falardeau Elvis Graton. Souvent, on ne peut voir, ni entendre ou lire l'essentiel, la réalité ou la vérité...

    René Homier-Roy, critique culturel vedette à la SR-C, parlant un jour avec mépris d'un jeune artiste essayant de se tailler une place dans la jungle du show-biz : "pourquoi s'exprimer quand on n'existe pas ?" Abjecte.
    Bon, je vous quitte, j’ai besoin de me faire envoûter par cette belle chanson de Richard Séguin : "On a mis quelqu'un au monde, faudrait peut-être l'écouter." Michel Bédard, Fierté Montréal.
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  • aimh2o - Inscrit
    26 juillet 2011 08 h 49
    "se sentir trahi"
    bonjour,
    Ça semble bien triste cette histoire, je ne la connais pas. Mais M. Bédard dans son commentaire écrit "on a mis quelqu'un au monde, faudrait peut-être l'écouter". Moi je crois bien que c'est Harmonium (Serge Fiori) qui a écrit ça, non? Avec Michel Normandeau, peut-être? Corrigez-moi si j'ai tort,

    Merci.
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  • Jean Martinez - Inscrit
    26 juillet 2011 10 h 15
    Vanité
    Vanité des vanités, tout est vanité...
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    26 juillet 2011 10 h 27
    se sentir
    Pauvre petit y se sens frustré. Pas la peine de vous énerver puisque très peu de québécois seront au parfum de cette histoire. Ce ne sera pas la première fois, qu'un film historique sera tout croche avec la vraie histoire. Puisqu'un film est un film et faite pour faire vivre les artistes en manque fabriqué seulement pour distraire le public. La vraie histoire c'est autre chose.
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  • Geoffroi - Abonné
    26 juillet 2011 10 h 40
    Quand on se compare on se désole.
    Que voulez-vous quand il y a une piastre à faire dans le "plus meilleur" pays du monde...il faut faire ça vite et pas trop mal. Il n'y a surtout pas de temps à perdre avec un scénario trop compliqué... plus près de la vérité historique. C'est juste des "shows" qui rapporteront peut-être gros.

    M. Arel, si ça peut vous consoler, le cinéma québécois se réalise souvent avec des producteurs, scénarios et réalisateurs "ordinaires" et des critiques très complaisants. Quand on se compare avec les cinémas d'ailleurs on se désole.

    Tout ça est subventionné par Ottawa et Québec. J'espère qu'on ne vous fait pas payer trop cher pour la carrière politique d'une de vos soeurs.

    Lâchez pas et merci pour votre texte fort instructif sur le genre de personnes téteuses de subventions qui ne réalisent régulièrement, malgré le grand talent de nos comédiennes et comédiens, que du facile déficitaire.
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  • camelot - Inscrit
    26 juillet 2011 12 h 22
    Me, myself, and I
    Il y beaucoup de ma et de moi dans ce texte.
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  • Marco - Inscrit
    26 juillet 2011 12 h 28
    L'importance de rfétablir les faits
    J'ai eu l'occasion de discuter avec Pierre Harel après un bref spectacle donné à la bibliothèque de Trois-Rivières en décembre 2005 à l'occasion de la sortie de son livre: Harel Rock ma vie...

    Déjà, il nous mettait en garde contre toutes les faussetés ou les grossièretés contenues au travers les pages d'un livre à saveur biographique paru quelques années plus tôt relatant la vie de Gerry et qui était censé raconter toute la vérité, puisque ce livre était présenté à l'époque, comme étant la bible sur le sujet...
    Cf. Gerry Boulet – Avant de m’en aller, écrit par Mario Roy.

    "Ce gars n'était pas avec nous... Donc ce qu'il écrit ne peut être tenu pour vrai!!" Voilà donc un témoignage assez révélateur!!...

    C'est donc dire que déjà, à cette même époque, Pierre Harel ressentait le besoin de remettre les pendules à l'heure pour tenter de rétablir les faits et les restituer dans le cadre d'une certaine réalité historique, réalité plus souvent qu'autrement trafiquée au profit du mythe et de la légende urbaine...

    À choisir entre ce qui a été raconté par personnes interposées et ce qui a été vécu directement par un de ceux qui étaient aux premières loges, le choix est assez facile à faire!! "De la bouche même du cheval", comme on dit!!!!
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  • regina - Inscrit
    26 juillet 2011 13 h 02
    Chacun doit être reconnu pour ce qu'il a fait.
    Triste toute cette histoire! Impossible de demeurer insensible. J'ai connu Pierre Harel (pas intimement) lorsque je s'ai signé le premier contrat de Corbeau sur disque London. C'est surtout à travers Marjo que j'ai découvert Pierre Harel et encore aujourd'hui, elle m'en parle avec beaucoup de respect.

    Mais revenons à son cri du coeur "Se sentir trahi", il est à mon avis inconcevable que l'équipe autour du film "Gerry" n'ait pas respecté la biographie (supposément à l'originie du film) de Mario Roy!!! Et plus particulièrement les chapitres «L'aut'soir, l'aut'soir...» et «Au pied de l'autel». Tout ce que Harel raconte ici est détaillé noir sur blanc dans le livre.

    D'ailleurs, j'ai fait aussi un constat que dans la partie de Gerry-carrière solo, il y a avait plusieurs omissions importantes. Se référer au livre et j'ajouterai que j'ai collaboré à la distribution du projet d'album de Gerry »Rendez-vous doux» et par conséquent, j'ai côtoyé son équipe.
    Ceci étant dit, on me dira qu'ils ont dû faire des choix et condenser... ce que je veux bien reconnaître.

    Mais de grâce du respect pour les créateurs... et ici, Pierre Harel a définitivement contribué au succès d'Offenbach et j'ajouterais que Gerry Boulet en serait le premier à témoigner!
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  • Michel Bédard - Inscrit
    26 juillet 2011 13 h 52
    @ aimh2o
    Pour ce qui est de l'auteur de la chanson "On a mis quelqu'un au monde, on devrait peut-être l'écouter", toutes les pages web consultées convergent vers Harmonium... Merci pour la correction. Fort heureusement, il y a ce superbe auteur-compositeur et interprète, Richard Séguin, qui l’a reprise et chantée depuis des lustres, d'où ma confusion.
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    26 juillet 2011 14 h 06
    Problème identitaire…
    Avec ta sensibilité de poète, tu as mis le doigt sur le bobo. Au départ, si tu nous avais dis que c’était Nathalie Petrowski qui avait écrit le scénario, on aurait compris tout de suite.
    D’ailleurs, ceux et celles qui travaillent comme journalistes et chroniqueurs chez la succursale québécoise de la Canadian Broadcasting Corporation tout comme ceux qui transpirent du côté de la Corporation du Pouvoir (La Presse) nous rabâchent, jour après jour, une culture empruntée, ce qui fait des gens parfaitement empruntés. Avec, pour conséquence, du nombrilisme à son meilleur.
    Alors, pour notre santé mentale, un boycott semble le plus approprié.
    Salut l'artiste! Péloquin, Langevin, Harel, même combat!
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    26 juillet 2011 17 h 52
    Ouch !
    ''Ayoye! Ça m'fait mal, à mon coeur d'animal...'' On passe tous par là. La vie est un long chemin de ronces. L'animal humain y laisse parfois, souvent, de grands bouts de peau. Doit-il en être ainsi pour que son coeur saignant finisse par se révéler à lui-même? Sans doute...
    La blessure narcissique est de celles dont on se remet le plus rapidement. Poète, tu gémis sur ton coeur blessé. As-tu songé à ceux, à celles, qui te pleurent encore ?
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  • Evanescente - Inscrite
    27 juillet 2011 12 h 45
    "ÇÀ NE S'EST PAS PASSÉ COMME ÇÀ..." Pierre Harel
    Extrait: Marc Cassivi (La Presse) le 9 juin 2011.
    "C'en est presque un cliché tellement chaque fois que le cinéma se risque à la biographie, il y a un ex-collaborateur, un ami, un parent, un adversaire, une cousine ou un ex-beau-frère pour dire: çà ne s'est pas passé comme çà..." Surtout si la scénariste, le producteur et le réalisateur du film Gerry ne prennent même pas la peine de consulter, de questionner toutes les personnes qui ont côtoyé de près la personne dont on fait le biopic, entre autres, Pierre Harel. Ici, on dirait que personne ne consulte personne, parce qu'on n'a pas de tradition en fait de poursuites judiciaires comme aux USA.

    Pour le film Gerry c'est soit qu'on a préféré aller dans la voie d'une certaine facilité ou parce qu'ici le milieu étant tellement petit (dans tous les sens du terme) qu'on a voulu éluder l'apport évident du poète et musicien Pierre Harel dans le groupe Offenbach et ce, de façon volontaire pour cause de jalousies ou de commérages, je ne sais pas.

    De toute façon, ici on se croit obligé de singer les américains avec un héros unique capable de virer le monde à l'envers. Et çà ne fonctionne même pas! Le film Gerry n'a "récolté" que 150 609 entrées en date du 25 juillet dernier. Pour une sortie dans 125 salles, c'est pas très fort...

    Et pourtant, il y avait certainement du matériel pour faire la différence... d'avec un film américain ordinaire. Quelque chose de "sauvage" comme l'a dit Harel dans une entrevue à la radio. Pour qu'un film fonctionne, il faut qu'il se démarque, qu'il se distingue, qu'il apporte quelque chose de nouveau dans son essence, dans son "âme", quelque chose de vrai, d'essentiel... Là, les jeunes seraient aller voir ce film, parce que c'est surtout eux qui se déplacent en salle pour aller voir des films. Là, ces jeunes auraient pu s'identifier aux jeunes membres du groupe Offenbach à ses débuts. Et là, on aurait eu des entrées en salle...
    Yolande Roy
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  • Normand Binette - Inscrit
    30 juillet 2011 15 h 43
    La belle époque à Ste-Thérèse
    Salut Chef! (Durant les années 60 dans notre gang d’amis, c’était le surnom que l’on donnait à Pierre Harel). Ici Bine,… un vieux chum qui ne t’a pas vu depuis des lunes.
    Si j’écris cette petite note, c’est pour témoigner de l’importance que tu as eu dans l’histoire du rock québécois. Même si ta carrière d’auteur-compositeur a débuté en tant que chansonnier en donnant des spectacles à la Butte à Mathieu, tu es vite devenu le Rockeur que l’on connaît aujourd’hui. Tu avais créé un band de musique rock avec un de nos amis, Marcel Beauchamp. (Grâce à toi et à son talent, Marcel a été le directeur musical de Charlebois durant toutes les années 70). Pendant cette période, que ce soit à la Hutte ou au Restaurant Chez Mimi dans le centre-ville de Sainte-Thérèse, tu nous parlais de ton grand rêve de monter une Messe rock à l’Oratoire Saint-Joseph. C’était avant même de rencontrer et de faire connaître le groupe Offenbach ainsi que son chanteur Gerry. Par la suite, tu as lancé Marjo en fondant le groupe Corbeau. Je me souviens de ton entêtement à vouloir faire du parlé québécois la langue officielle du blues et du rock francophone. Au nom de notre génération et de nos enfants, merci d’avoir contribué au développement de la Culture québécoise qui je l’espère tiendra le coup encore longtemps.
    À un de ces jours Chef! «Comme à la belle époque… rock ma vie… ma vie rock…»
    (Chanson du groupe Corbach)
    Normand Binette, un gars de la gang
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  • Matulu Tremblay - Abonné
    1 août 2011 10 h 36
    Moi, le film ne me tente pas,
    .... même avant ta mise au point, Pierre Harel, très bien en passant.

    Trop de propagande avant, partout, ça donnait la nausée, puis quand un produit est bon, pas tant besoin de le dire. Puis le parallèle avec Mario St-Amant et Gerry, tellement qu'on se demandait: de qui on parle dans le film?

    Continental, un film sans fusil, exemple, on n'en a presque pas entendu parler, puis voyez, quel magnifique film!

    Je me méfie des produits dont le budget de vente est plus gros que le budget de production.
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  • Pascal Laflamme - Inscrit
    6 août 2011 16 h 10
    Merci pour votre version...
    Malgré certains commentaires très complaisants à votre égard monsieur Harel dans ce forum, sachez que même si personne autre que vous et les membres d'Offenbach connaissez les faits précis, je trouve que votre texte est touchant et fait mouche et grâce à celui-ci, nous aurons un regard plus critique sur le film Gerry et les événements qui y sont présentés. Encore une fois merci, de présenter l'envers de la médaille.
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  • Alan Hodkin - Abonné
    10 septembre 2011 10 h 55
    Au sujet de la belle époque à Sainte-Thérèse
    En lisant le commentaire de Monsieur Normand Binette, quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'il évoque ces années passées au restaurant chez Mimi à Sainte-Thérèse. Mimi n'était nulle autre que ma grand-mère! En faisant quelques recherches et en interrogeant ma mère aussi, j'ai entre autres appris que la famille Harel avait grandi sur la rue Wadell, que Marcel Beauchamp, auquel se réfère Monsieur Binette, est au piano sur "Buldozer", mais qu'il accompagnera aussi les Dufresne, Ferland, Ville Emard Blues Band et Charlebois durant la décennie des années 1970.Pour sa part, ma mère a bien connu la famille Harel puisqu'elle achetait des tissus à la mère des enfants, tissus qu'elle vendait dans son salon. Elle se rappelle aussi de Monsieur Binette qui, quelques années plus tard, fera partie du groupe Les Sphinx. Je suis maintenant très curieux de lire l'autobiographie de Pierre Harel, mais surtout, j'ai très hâte de voir ses deux films, Buldozer et Vie d'ange qui sont disponibles sur Illico.
    J'espère que Monsieur Binette lira ce commentaire.
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