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Libre opinion - Le FestiBlues : retombées négatives pour un parc

Pierre E. Lachapelle - Montréal  10 août 2011  Actualités culturelles
À compter d'aujourd'hui, un festival de musique de cinq jours va se faire entendre au nord de Montréal. Cet événement comporte deux types de retombées négatives.

D'abord, pour quelques centaines de citoyens qui habitent dans les rues voisines du périmètre du parc Ahuntsic, le FestiBlues se résume depuis ses débuts en un déluge de décibels. Le parc Ahuntsic, qui se définit comme un parc de quartier, est enserré dans un tissu urbanisé très largement caractérisé par l'habitation. Le bruit entendu à l'extérieur du parc peut être assimilé à une forme de violation de domicile. C'est une image, mais, croyez-moi, vous ne tiendriez pas un soir dans un logement situé dans ce périmètre.

Le deuxième type d'impact touche les aménagements paysagers du parc. Le parc Ahuntsic, en plus d'être reconnu comme parc de quartier, a été défini par les spécialistes de la Ville comme parc de verdure et de détente. Rien à voir avec la place des Festivals au centre-ville de Montréal, angle Jeanne-Mance et Sainte-Catherine.

Dans les faits, le FestiBlues représente un usage intensif d'un espace vert qui n'a pas été conçu à cette fin et qui accuse les traces de cet usage année après année. L'arrondissement et la Ville de Montréal ont-ils les moyens de remettre les aménagements en état? Nous pouvons en douter. Les deux instances croulent sous les dépenses.

D'autres options existent

Le FestiBlues mobilise des moyens assimilables à une fête foraine comme on en voit dans les friches des villes de province et dans les stationnements géants des villes de banlieue. Cela ne ressemble pas beaucoup aux caractéristiques physiques du parc Ahuntsic.

Le montage et le démontage entraînent la circulation d'équipements motorisés de poids divers, dont vous devinez les effets sur les surfaces recouvertes de tourbe. La présence de centaines de festivaliers qu'il faut nourrir et abreuver amène sur le site des camions réfrigérés et des véhicules commerciaux de toutes les dimensions, qui circulent forcément sur les pelouses du parc. Semaine sèche ou semaine humide, le parc et ses aménagements en subissent les impacts.

D'autres options sont envisageables et d'autres idées peuvent être trouvées pour dénicher un site approprié à ce type de festival. Mentionnons, à titre d'exemples, les terrains vacants de la Cité de la mode et les vastes terrains situés à proximité et au nord de la Tohu (soit le Centre de tri et d'élimination de Saint-Michel, en voie de devenir un parc aussi grand que le parc du Mont-Royal et bien isolé des quartiers résidentiels voisins).

Il est temps que les élus retirent leurs bouchons auditifs et que les organisateurs se comportent en citoyens lucides et responsables.

***

Pierre E. Lachapelle - Montréal
 
 
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  • André Bussière - Inscrit
    10 août 2011 02 h 23
    M. LACHAPELLE: UN CHIALEUX DE PREMIÈRE CLASSE
    J'ai visité le parc urbain AHUNTSIC, la semaine dernière et rencontré une dame qui me parlait du festival de musique qui se préparait.
    Elle m'a justement dit qu'elle aimait ce festival qui occupait surtout les jeunes de cette partie de la ville mais que certaines personnes chialaient sans cesse.
    Vos récriminations, de tous ordres, me font penser, que si on vous écoutait, il ne se passerait plus rien en ville...

    J'ai su aussi que l'organisation remettait gratuitement des billets d'admission aux résidents des rues avoisinantes pour acheter la paix.
    Vous devriez les utiliser ou si vous n'en avez pas, c'est que vous résidez trop loin du parc.

    M. LACHAPELLE, PLUS JE RELIS VOTRE COMMENTAIRE, PLUS JE VOUS TROUVE UN CHIALEUX DE PREMIÈRE CLASSE !!!!

    ANDRÉ BUSSIÈRE, B.S.A. (66ans)
    Montréal
    P.S. il se pourrait que j'y assiste (en payant) dans le but d'encourager cet évènement.
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  • Michel Simard - Abonné
    10 août 2011 10 h 27
    Festival en dehors de Ville-Marie
    Quand je passe dans Ahuntsic et que je vois les bannières faisant la promotion du FestiBlues, je me dis toujours : quelle bonne idée, enfin un événement qui se tient dans un autre arrondissement que Ville-Marie, et les citoyens des autres arrondissements ont bien le droit d'avoir des événements chez eux, sans être obligés de venir au centre-ville. Habitant Ville-Marie, j'ai toujours choisi des emplacements où on n'entend pas le son des festivals - il faut dire que nous tenons les fenêtres fermées et la climatisation, les sirènes de police, d'ambulance et de pompiers faisant bien autant sinon plus de bruit et ce, à longueur d'année, jour et nuit.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    10 août 2011 15 h 26
    Bravo, M. Lachapelle
    Je ne demeure pas à Ahuntsic, mais c'est la même chose pour nous de la Rive Sud. Oshaga m'a imposé un tapage infernal (thoump-thoump-thoump) pendant trois soirs de suite. En plus, il faut que Longueuil ait ses propres festivals quétaines, qui sont en train de ruiner la pelouse de ce qui était un joli petit parc, et qui encombrent de voitures stationnées les rues avoisinantes jusqu'à un bon demi-km. Tout ça pour amener de la clientèle dans les bars, cafés et restos de la rue St-Charles.
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  • France Marcotte - Abonnée
    10 août 2011 18 h 05
    Mieux vaut disséminer les soupapes
    Il est préférable que les soupapes de sûreté de l'exaspération populaire, les festi-ceci et cela, soient également réparties sur le territoire critique plutôt que de les voir concentrées en un même lieu.
    La "steam" voit sa pression mieux répartie, de façon plus homogène, et malgré quelques inconvénients d'ordre végétal, l'ensemble sert de mesure préventive très efficace.
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  • André Campeau - Abonné
    11 août 2011 06 h 54
    Pas possible
    J'habite à trois rues du Parc Ahuntsic. Hier soir, un soir de semaine, donc de travail le lendemain matin, toutes les fenêtres de la maison sont fermées. La brise fraîche aurait pourtant été la bienvenue. Il est 22:50 et, malgré les fenêtres fermées, la musique pénètre dans ma chambre à coucher. Pas une musique en sourdine mais les paroles de la chanson en anglais, les annonces de l'animateur et tout. Comme si j'y étais. Ce bruit qui m'empêche de dormir, je ne l'ai pas invité chez moi. Personne ne m'a demandé si je le voulais ce bruit. Et ça va recommencer ce soir, un autre soir de semaine, donc de travail le lendemain matin.
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