lundi 28 mai 2012 Dernière mise à jour 01h13
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

L'artiste chinois Weiwei se livre

La «corruption est omniprésente» et la «répression draconienne» en Chine

Agence France-Presse   21 février 2012  Arts visuels
Paris — L'artiste chinois Ai Weiwei, qui expose pour la première fois ses photos à Paris, affirme que la corruption est «omniprésente en Chine» et que la «répression est devenue draconienne».

Dans une interview au quotidien français Libération, qui lui consacre aujourd'hui une édition spéciale, Weiwei, dont le portrait occupe toute la une, prend le parti de répondre librement au correspondant du journal.

La corruption «est omniprésente en Chine, car c'est le pays de l'opacité. Du temps de Mao, la prévarication n'existait pratiquement pas, car le risque de se faire prendre était trop important, affirme-t-il. Cette perversion est venue avec les réformes du début des années 1980, quand Deng Xiaoping [l'ex-numéro un] a déclaré qu'il fallait "laisser une partie de la population s'enrichir en premier". Ce principe, qui est contraire aux préceptes communistes, est devenu l'idéologie dominante de ces trente dernières années», explique-t-il.

«Les pots-de-vin, le trafic d'influence, les malversations ont envahi tout le système, car celui-ci n'est pas supervisé par le public.»

Quant aux gens, «ils voudraient bien sûr descendre dans la rue pour se plaindre, mais la répression policière est devenue draconienne», dénonce-t-il.

D'après Weiwei, «ces pressions et ce contrôle sont très, très éprouvants», y compris pour lui-même: «Désormais, on peut se faire écrouer sous absolument n'importe quel prétexte.»

L'artiste souhaite une «glasnost à la Mikhaïl Gorbatchev», le dernier dirigeant de l'Union soviétique: «Gorbatchev est un sage qui a compris que la manie du secret est le cancer qui ronge les pays communistes, car il permet à la corruption et à l'abus de pouvoir de prospérer.»

Pour obtenir cet entretien, le journaliste de Libération prévient qu'il a refusé de se plier aux exigences des autorités chinoises: envoyer ses questions à l'avance et éviter toute considération politique. Weiwei, rencontré dans son atelier en banlieue de Pékin, s'est dit «d'accord pour parler de tout dans l'interview, au point où j'en suis», rapporte-t-il.

Accusé de «fraude fiscale» et de pornographie, Weiwei a été détenu secrètement pendant 81 jours puis remis en liberté sous caution dans l'attente d'un procès et condamné à verser à 15,22 millions de yuans d'amende (2,4 millions de dollars canadiens).
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Jean-Pierre Ducon - Inscrit
    21 février 2012 11 h 11
    Rectification
    En chinois, le patronyme vient avant le prénom. Weiwei est donc le prénom de l'artiste, et non le patronyme.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • camelot - Inscrit
    21 février 2012 11 h 51
    À lire absolument
    Wiewei est remarquable de ténacité. Il sait en plus communiquer avec les siens comme nul autre. Les Chinois, indignés des amendes fictives imposées par le pouvoir, jettent leur contribution en argent dans sa cour, en passant dans le quartier. Faut le faire.

    Voici l'entrevue du journal Le Monde :

    http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/02/20/a
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
2 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012