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Le Devoir à Berlin - Les films allemands sont rarement programmés en compétition à Cannes. J'avais l'habitude, comme beaucoup de mes collègues, de mettre ça sur le compte de la bonne vieille rivalité franco-allemande. À Berlin, j'ai compris la vraie raison: le festival dirigé par Dieter Kosslick programme un très large éventail de films allemands (83 cette année, tous formats confondus), ce qui automatiquement les disqualifie pour la sélection officielle cannoise. Les distributeurs et producteurs allemands ont compris le jeu et préfèrent viser pour leurs productions la bienveillante Berlinale plutôt que de prendre le risque de se faire rejeter par les maudits Français de Cannes. Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.
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Le Devoir à Berlin - Le jour 1 de la 62e Berlinale s'est levé sur des images de crépuscule: les dernières heures de la monarchie à Versailles racontées par le Français Benoît Jacquot dans Les adieux à la reine, une œuvre intimiste, en demi-teintes, à moitié réussie. Le festival a en même temps ouvert les yeux sur un trio d'actrices splendides (Diane Kruger, Virginie Ledoyen, Lea Seydoux) qui, accompagnant le cinéaste qui les a dirigées, ont par la même occasion apporté un peu de lumière et de glamour à une ville transie, enfermée dans la grisaille de l'hiver.
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Rien ne sera jamais parfait dans le petit univers des récompenses cinématographiques. Chaque année, des reproches, des manquements, des limites se font entendre et sentir. Je me rappelle qu'il y a quatre ans, les nominations aux prix Jutra récompensant le meilleur du cinéma québécois avaient été accueillies avec une volée de bois vert en raison d'oublis majeurs (notamment de Tout est parfait, d'Yves Christian Fournier) qui, aux yeux de plusieurs, discréditaient le système universel de votation au premier tour.