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Propos de Lars von Trier - Le chouchou expulsé

Marie-Andrée Chouinard   20 mai 2011  Cinéma
Cest un mauvais scénario qui s'est joué dans les toutes dernières minutes d'une conférence de presse de près de trois quarts d'heure où le chouchou de Cannes, le cinéaste danois Lars von Trier, a «pété les plombs», pour reprendre l'expression de l'indigné ministre de la Culture de la France, Frédéric Mitterrand.
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  • Hubert Larocque - Abonné
    20 mai 2011 07 h 32
    Servilité devant la doxa
    Nous avons peu de sympathie pour la personnalité et l'art de Lars von Trier. Ses propos sur Hitler manquaient de finesse et... d'a-propos. De la provocation gratuite et puérile. Le Festival aurait pu se distancier du numéro de ce réalisateur sans l'excommunier de la croisette et réinvoquer pour la millionnième fois les rengaines morales qu'on nous répète depuis 1945. Non, l'histoire devrait avoir repris son cours et l'affaire Hitler définitivement classée au lieu de cet insupportable arrêt sur l'image. Cette fixation n'a-t-elle pas pour röle de donner a nos contemporains une bonne conscience en piétinant un cadavre sans cesse remis a mort? Si Lars avait eu plus d'intelligence, il aurait pu noter l'extraordinaire fécondité posthume du nazisne sur les plans de la narrativité et des oeuvres qu'il a inspirées, des plus grandes aux plus rebattues. Que de millions engrangés par l'exploitation des horreurs du nazisme!
    On veut bien du génie, mais la condition en est la possibilité de tout dire sans exception car l'esprit humain englobe l'infini du ciel et de l'enfer. La seule forme de censure acceptable en notre temps et qui ne mutile pas l'homme, c'est la critique et la pensée et non l'excommunication.
    Hubert Larocque, Porto.
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