France - Marie Chouinard, chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres
Paris — Désormais considérée à Paris comme une figure majeure de la danse contemporaine, la chorégraphe montréalaise Marie Chouinard fera son entrée aujourd'hui dans l'Ordre des Arts et des Lettres.
Le ministre français de la Culture, l'ancienne vedette de la télévision Frédéric Mitterrand, lui remettra les prestigieux insignes de chevalier au cours d'une cérémonie dans ses bureaux du Palais-Royal.
La France rend hommage à Marie Chouinard au moment où elle présente sa dernière création, Le nombre d'or, au Théâtre de la Ville, temple européen de la danse contemporaine (1000 places), dont elle est devenue au fil des ans non seulement une habituée, mais une tête d'affiche.
C'est la sixième fois que la Québécoise y est invitée (en comptant ses passages au Théâtre des Abbesses, la seconde salle de l'institution).
«Depuis 2002, toutes les oeuvres qu'elle a créées ont été présentées aux Abbesses et ici», se réjouit Paul Tanguay, le directeur du développement international de la compagnie Marie Chouinard, perpétuellement en tournée à travers le monde.
Encensées par la critique, applaudies par un public intraitable, bODY—rEMIX et son «orgie dionysiaque» Orphée et Eurydice, ses deux créations précédentes, avaient marqué sa consécration parisienne. Son retour au Théâtre de la Ville, moins de deux ans après son dernier passage, était attendu: Le nombre d'or, une pièce pour 14 danseurs, complexe, foisonnante, voire déroutante, joue à guichets fermés, indique-t-on.
Valeur sûre
Le spectacle, déjà présenté à Vancouver, Montréal, à la Biennale de Venise et à Amsterdam, est à l'affiche six soirs. Un traitement réservé aux valeurs sûres. Il n'y a guère que les très grandes vedettes (comme Pina Bausch de son vivant) pour tenir l'affiche 15 fois de suite devant des salles combles.
Dans cette nouvelle création, pas de béquilles, de cornes ou de prothèses sexuelles. Le visage recouvert d'un masque blanc, les danseurs (six hom-mes et huit femmes, dont l'irradiante Carol Prieur) portent des perruques blondes et des tenues dorées à franges évoquant une civilisation mythique indéfinie.
Sur une musique de Louis Dufort, le complice de Marie Chouinard, les danseurs ondulent, se déplacent sans cesse, dans un apparent désordre dont on sent qu'il ne doit rien au hasard. Ils récitent des fragments de phrases, rient, pleurent ou gémissent, franchissant continuellement la frontière entre plaisir et douleur. Ils se transforment en pantins, affublés de masques du président Sarkozy (au Canada, c'était Stephen Harper, en Italie Silvio Berlusconi). Les sons sont captés par des dizaines de micros pendant au-dessus du plateau, lui-même prolongé par une longue rampe qui monte jusqu'au milieu de la salle.
Le nombre d'or a été chaleureusement applaudi, à défaut d'avoir été compris par tous. «La fin est très belle. Ça éclaire le reste, me semble-t-il. Mais je ne suis pas convaincu. J'ai préféré les spectacle précédents», confiera un habitué du Théâtre de la Ville en enfilant son manteau.
Le ministre français de la Culture, l'ancienne vedette de la télévision Frédéric Mitterrand, lui remettra les prestigieux insignes de chevalier au cours d'une cérémonie dans ses bureaux du Palais-Royal.
La France rend hommage à Marie Chouinard au moment où elle présente sa dernière création, Le nombre d'or, au Théâtre de la Ville, temple européen de la danse contemporaine (1000 places), dont elle est devenue au fil des ans non seulement une habituée, mais une tête d'affiche.
C'est la sixième fois que la Québécoise y est invitée (en comptant ses passages au Théâtre des Abbesses, la seconde salle de l'institution).
«Depuis 2002, toutes les oeuvres qu'elle a créées ont été présentées aux Abbesses et ici», se réjouit Paul Tanguay, le directeur du développement international de la compagnie Marie Chouinard, perpétuellement en tournée à travers le monde.
Encensées par la critique, applaudies par un public intraitable, bODY—rEMIX et son «orgie dionysiaque» Orphée et Eurydice, ses deux créations précédentes, avaient marqué sa consécration parisienne. Son retour au Théâtre de la Ville, moins de deux ans après son dernier passage, était attendu: Le nombre d'or, une pièce pour 14 danseurs, complexe, foisonnante, voire déroutante, joue à guichets fermés, indique-t-on.
Valeur sûre
Le spectacle, déjà présenté à Vancouver, Montréal, à la Biennale de Venise et à Amsterdam, est à l'affiche six soirs. Un traitement réservé aux valeurs sûres. Il n'y a guère que les très grandes vedettes (comme Pina Bausch de son vivant) pour tenir l'affiche 15 fois de suite devant des salles combles.
Dans cette nouvelle création, pas de béquilles, de cornes ou de prothèses sexuelles. Le visage recouvert d'un masque blanc, les danseurs (six hom-mes et huit femmes, dont l'irradiante Carol Prieur) portent des perruques blondes et des tenues dorées à franges évoquant une civilisation mythique indéfinie.
Sur une musique de Louis Dufort, le complice de Marie Chouinard, les danseurs ondulent, se déplacent sans cesse, dans un apparent désordre dont on sent qu'il ne doit rien au hasard. Ils récitent des fragments de phrases, rient, pleurent ou gémissent, franchissant continuellement la frontière entre plaisir et douleur. Ils se transforment en pantins, affublés de masques du président Sarkozy (au Canada, c'était Stephen Harper, en Italie Silvio Berlusconi). Les sons sont captés par des dizaines de micros pendant au-dessus du plateau, lui-même prolongé par une longue rampe qui monte jusqu'au milieu de la salle.
Le nombre d'or a été chaleureusement applaudi, à défaut d'avoir été compris par tous. «La fin est très belle. Ça éclaire le reste, me semble-t-il. Mais je ne suis pas convaincu. J'ai préféré les spectacle précédents», confiera un habitué du Théâtre de la Ville en enfilant son manteau.
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