Un autre cas de plagiat en danse?
Une publicité de Chanel est montrée du doigt
Le festival de danse belge Charleroi-Danses envisage de poursuivre Chanel pour plagiat. La publicité pour vernis à ongles Shade Parade de Chanel, petite chorégraphie pour doigts qui dansent et font du cancan, présente des similitudes avec le spectacle et le film de nanodanse Kiss & Cry.
Signé par Michèle Anne de Mey et Jaco Van Dormael, Kiss & Cry est un théâtre de poche, une histoire d'amour macrochorégraphiée pour quatre doigts et deux mains. Les mains des danseurs interprètent en direct sur scène la vie d'un couple tout de phalanges, retransmise illico sur écran. La pièce a été créée en mars 2011 et présentée au festival Charleroi-Danses en novembre. On pourra d'ailleurs la voir à Montréal lors du Festival Temps d'Images en avril prochain.
La publicité Chanel, diffusée exclusivement sur Internet, est sortie en septembre. Des doigts aux ongles bien laqués y donnent un numéro de cabaret.
«On est frappés de voir que ces deux spots Chanel empruntent de nombreux éléments au spectacle Kiss & Cry, tant des éléments de mise en scène que de chorégraphies. [...] Les coïncidences sont trop nombreuses pour croire qu'elles résultent du hasard», a indiqué le festival par voie de communiqué. Chanel a répondu être «très sensible à ce type de question et au respect absolu de la création», indiquant qu'elle allait regarder le dossier de près avec les équipes de création concernées.
Ce possible plagiat s'ajoute à d'autres cas impliquant des multinationales. En septembre dernier, une entente à l'amiable mettait fin au procès pour plagiat que le photographe de mode et artistique David Lachapelle faisait à la chanteuse Rihanna. Selon le photographe, le vidéoclip S&M, censuré sur YouTube et dans plus d'une dizaine de pays, copiait «la composition, le concept, la sensation, le ton, l'esprit, le thème, les couleurs, les accessoires, les décors, les costumes et l'éclairage» de ses photos. Une autre scène du même clip demeure litigieuse, et le photographe Philipp Paulus, sis à Paris, a entamé un procès contre Rihanna et Universal pour plagiat.
En octobre, la communauté de la danse a été secouée par les ressemblances frappantes entre le clip Countdown de Beyoncé et les chorégraphies Rosas danst Rosas (1983) et Achterland (1990) de l'importante chorégraphe belge Anne Teresa de Keersmaeker. Cette dernière n'a pas entamé de poursuites judiciaires. À la base, précisait la chorégraphe, Rosas était une oeuvre féministe misant sur le girl power, que Beyoncé récupère comme outil de séduction. Anne Teresa de Keersmaeker a souligné qu'elle était étonnée de voir qu'il fallait 30 ans à une chorégraphie d'avant-garde pour atteindre, par cet intermédiaire, le grand public.
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Avec l'Agence France-Presse et Libération
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Le cas Beyoncé
Le cas Rihanna
Le plagiat Chanel
Signé par Michèle Anne de Mey et Jaco Van Dormael, Kiss & Cry est un théâtre de poche, une histoire d'amour macrochorégraphiée pour quatre doigts et deux mains. Les mains des danseurs interprètent en direct sur scène la vie d'un couple tout de phalanges, retransmise illico sur écran. La pièce a été créée en mars 2011 et présentée au festival Charleroi-Danses en novembre. On pourra d'ailleurs la voir à Montréal lors du Festival Temps d'Images en avril prochain.
La publicité Chanel, diffusée exclusivement sur Internet, est sortie en septembre. Des doigts aux ongles bien laqués y donnent un numéro de cabaret.
«On est frappés de voir que ces deux spots Chanel empruntent de nombreux éléments au spectacle Kiss & Cry, tant des éléments de mise en scène que de chorégraphies. [...] Les coïncidences sont trop nombreuses pour croire qu'elles résultent du hasard», a indiqué le festival par voie de communiqué. Chanel a répondu être «très sensible à ce type de question et au respect absolu de la création», indiquant qu'elle allait regarder le dossier de près avec les équipes de création concernées.
Ce possible plagiat s'ajoute à d'autres cas impliquant des multinationales. En septembre dernier, une entente à l'amiable mettait fin au procès pour plagiat que le photographe de mode et artistique David Lachapelle faisait à la chanteuse Rihanna. Selon le photographe, le vidéoclip S&M, censuré sur YouTube et dans plus d'une dizaine de pays, copiait «la composition, le concept, la sensation, le ton, l'esprit, le thème, les couleurs, les accessoires, les décors, les costumes et l'éclairage» de ses photos. Une autre scène du même clip demeure litigieuse, et le photographe Philipp Paulus, sis à Paris, a entamé un procès contre Rihanna et Universal pour plagiat.
En octobre, la communauté de la danse a été secouée par les ressemblances frappantes entre le clip Countdown de Beyoncé et les chorégraphies Rosas danst Rosas (1983) et Achterland (1990) de l'importante chorégraphe belge Anne Teresa de Keersmaeker. Cette dernière n'a pas entamé de poursuites judiciaires. À la base, précisait la chorégraphe, Rosas était une oeuvre féministe misant sur le girl power, que Beyoncé récupère comme outil de séduction. Anne Teresa de Keersmaeker a souligné qu'elle était étonnée de voir qu'il fallait 30 ans à une chorégraphie d'avant-garde pour atteindre, par cet intermédiaire, le grand public.
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Avec l'Agence France-Presse et Libération
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Le cas Beyoncé
Le cas Rihanna
Le plagiat Chanel
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