vendredi 27 janvier 2012 Dernière mise à jour 17h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Hitler, en passant par Tarantino et Kracauer

Jean Larose   28 novembre 2009  Livres
Brad Pitt dans Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino
Photo : Alliance
Brad Pitt dans Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino
Inglorious Basterds, est-ce cela qu'on appelle prendre des libertés avec l'histoire? Comme Stendhal jetant Fabrice dans la bataille de Waterloo, ou Dumas cachant Porthos sous l'échafaud du roi Charles. Dans la France occupée, les nazis tuent les Juifs. Le Français collabore ou pleurniche, c'est la même chose. Il n'y a pas de résistance française, il n'y a qu'une résistance américaine juive, qui tue le plus de nazis possible, le plus salement possible.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Alain Contant
    Abonné
    mardi 1 décembre 2009 18h57
    Le retour de monsieur Larose
    Monsieur Jean Larose est revenu au Devoir. Fini la complaisance, la facilité, les lieux communs, le grimaldisme copinatoire: enfin un penseur, un réfléchisseur, un oracle? La pensée est à la hauteur du lectorat, et peut-être même un peu plus haute, sans être hautaine. Je plains ses collègues des pages littéraires, qui commencent à ressembler aux Richard Martineau de ce monde.

    Céline Dion cède sa place à Siegfried Kracauer. Il était temps. Non pas que les exploits de la p'tite fille de Charlemagne (au propre et au figuré) soient indignes des attentions des sociologues; peut-être monsieur Larose voudra t-il un de ces bons samedis nous expliquer tout ça. On m'a refusé d'étudier à l'Université de Napierville...

  • Alexis Robitaille
    Inscrit
    lundi 7 décembre 2009 13h48
    « C’est pas du sang, c’est du rouge! »
    Inglourious Basterds, est-ce cela prendre des libertés avec l'histoire? Non, pas du tout. Même que l'histoire n'a rien à voir avec ce film. La Deuxième Guerre, c'est un arrière-plan, même procédé d'ailleurs qu'avec la Guerre de Sécession dans les films de Leone ou de Corbucci, même récit de vengeance: c'est un genre où, par ailleurs, les "méchants" sont des caricatures, des contrastes comme la naine dans Les Ménines.

    On n'y croit pas? Vous dites. Bien sûr que non! Mais à quoi croit-on alors? Qu'on a là devant soi des films (Inglourious Basterds et Kill Bill) qui exhibent largement leur matériau et qui ne cherchent pas à nous faire croire à autre chose qu'à du cinéma, à du récit "Il était une fois..." Le colonel Landa buvant son verre de lait, vous y avez cru? Vous vous êtes senti dans un film sur la Shoah? Avec, en plus, la musique de Morricone et de Bowie...

    Exit Stendhal et Dumas, Hitler et Capone, name dropping… Si ce film - et du même coup bien sûr Kill Bill - a quelque chose à voir avec l'histoire, c'est avec l'histoire du cinéma. À vous lire, on croirait que l’art devrait être quelque chose de platement mimétique, une représentation à partir de laquelle il ne resterait plus qu'à reconnaître du pré-formé, une représentation où l'on reconnaîtrait une réalité extérieure stable et sécurisée, à l'épreuve de l'événement, et - ne vous en déplaise - de la poésie.

    En fait, il n’est pas une scène, pas un plan des films de Tarantino qui ne dise, qui ne répète, comme Godard, « c’est pas du sang, c’est du rouge! ». Ou si l'on préfère: A noir, E blanc, I rouge…

    Le signe des temps n'est pas à chercher dans de soit disant "mythologies de masse", mais du côté des critiques qui les inventent et qui réactivent de vieux préjugés moraux. Passer de Hitler à Tarantino et à Kracauer puis à Sade et Rimbaud, est-cela prendre des libertés avec l'histoire? Ou est-ce de la pose et de l'afféterie? Cela permet en tout cas de décider arbitrairement qui a ou non de la culture. Espérons que vous ferez mieux la prochaine fois.

    Et les livres de Kracauer, vous avez aimé? Lire.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
2 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012