Lettres - Salon du livre : un malaise !
Je sors de la grande fête de l'écrit qu'est le Salon du livre de Montréal. Chaque année, c'est un plaisir renouvelé que de voir tous ces ouvrages, tous ces auteurs réunis dans un même lieu. [...] Néanmoins, ce salon me titille depuis un certain temps. Ceux qui y tiennent kiosque, ce ne sont pas les libraires, mais bien les éditeurs/distributeurs de livres. Par conséquent, l'intermédiaire entre le livre et moi qu'est le libraire n'est pas là. Avec un intermédiaire en moins, on pourrait donc s'attendre à ce que ce livre soit moins cher que chez un libraire. Mais ce n'est pas le cas! Il est strictement au même prix que chez un libraire! Plus encore, pour accéder à cette formidable foire, je dois m'acquitter d'un droit d'entrée. À cela s'ajoutent, bien entendu, les frais de déplacement. En conséquence, non seulement mon livre me coûte-t-il bien plus cher que si je l'achetais chez un libraire, mais j'ai l'étrange sensation d'ainsi contribuer, à quelques détails près, à fragiliser la chaîne du livre et à dévaloriser le rôle de conseil des libraires, un peu comme si je l'achetais dans une grande surface. Malaise!
Peut-être que le Salon du livre pourrait s'inspirer du Salon des métiers d'arts du Québec. L'un et l'autre sont des foires commerciales qui permettent d'avoir accès à des productions avec au moins un intermédiaire en moins. Or, dans le cas du Salon des métiers d'arts, l'entrée est gratuite. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour le Salon du livre? Ça ne réglerait pas tout mon malaise, mais ce serait un début!
***
Paul-Guy Duhamel - Montréal, le 21 novembre 2011
Peut-être que le Salon du livre pourrait s'inspirer du Salon des métiers d'arts du Québec. L'un et l'autre sont des foires commerciales qui permettent d'avoir accès à des productions avec au moins un intermédiaire en moins. Or, dans le cas du Salon des métiers d'arts, l'entrée est gratuite. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour le Salon du livre? Ça ne réglerait pas tout mon malaise, mais ce serait un début!
***
Paul-Guy Duhamel - Montréal, le 21 novembre 2011
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

