À voir à la télévision le lundi 20 février - Système perfectible
À retenir
- Le casse-tête des garderies
- Canal Vie, 23h
Ce documentaire a l'honnêteté de laisser le même arrière-goût de culpabilité à tout le monde. Votre enfant de moins de trois ans fréquente la garderie et vous osez gagner votre vie, mener une carrière? Avant cet âge, un enfant a besoin de sa mère, pas de socialiser, voyons!
Vous avez obtenu une place en CPE et gagnez plus de 30 000 $ par année? Honte à vous, vous occupez la place d'un enfant qui en aurait plus besoin que le vôtre, peut-être même celle d'un jeune avec des besoins particuliers.
Une garderie privée dorlote vos marmots? Êtes-vous bien certains que ses dirigeants ne se préoccupent pas davantage des caisses du Parti libéral que du développement de vos cocos?
Milieux familiaux privés sans surveillance gouvernementale: «on y met nos enfants à contre-coeur», confie une maman.
Vous dirigez une garderie? Misère, les règles du jeu vous obligent à garder les enfants cinq jours sur sept, même quand les parents travaillent à temps partiel. Quelle insignifiance, «c'est épouvantable!», de lancer le pédiatre Jean-François Chicoine.
Le tout manque cruellement de nuances.
Si tout le monde se sent aussi mal à l'aise devant ce petit documentaire, c'est peut-être parce que le système de garderie québécois a encore trop de défauts pour répondre aux besoins de tout le monde. Parce qu'il faut s'inscrire aux listes d'attente cinq ans avant de tomber enceinte pour pouvoir espérer une place en CPE.
L'opus a plusieurs défauts agaçants, dont celui d'être diffusé à une heure où le public cible des jeunes parents a peu de chances d'être assis devant le téléviseur. Il use à outrance de séquences de remplissage où on voit défiler des garderies vides au ralenti sur fond de musique aliénante, mais il fait le tour de la question, des débuts du projet de Pauline Marois à la gestion actuelle qu'en font les libéraux de Jean Charest.
Mais il ne faudrait pas jeter le bébé avec l'eau du bain et réclamer le retour des mères à la maison pour pallier un système certes imparfait, mais essentiel. Réclamons plutôt de meilleurs services.
Le casse-tête des garderies
Canal Vie, 23h
Vous avez obtenu une place en CPE et gagnez plus de 30 000 $ par année? Honte à vous, vous occupez la place d'un enfant qui en aurait plus besoin que le vôtre, peut-être même celle d'un jeune avec des besoins particuliers.
Une garderie privée dorlote vos marmots? Êtes-vous bien certains que ses dirigeants ne se préoccupent pas davantage des caisses du Parti libéral que du développement de vos cocos?
Milieux familiaux privés sans surveillance gouvernementale: «on y met nos enfants à contre-coeur», confie une maman.
Vous dirigez une garderie? Misère, les règles du jeu vous obligent à garder les enfants cinq jours sur sept, même quand les parents travaillent à temps partiel. Quelle insignifiance, «c'est épouvantable!», de lancer le pédiatre Jean-François Chicoine.
Le tout manque cruellement de nuances.
Si tout le monde se sent aussi mal à l'aise devant ce petit documentaire, c'est peut-être parce que le système de garderie québécois a encore trop de défauts pour répondre aux besoins de tout le monde. Parce qu'il faut s'inscrire aux listes d'attente cinq ans avant de tomber enceinte pour pouvoir espérer une place en CPE.
L'opus a plusieurs défauts agaçants, dont celui d'être diffusé à une heure où le public cible des jeunes parents a peu de chances d'être assis devant le téléviseur. Il use à outrance de séquences de remplissage où on voit défiler des garderies vides au ralenti sur fond de musique aliénante, mais il fait le tour de la question, des débuts du projet de Pauline Marois à la gestion actuelle qu'en font les libéraux de Jean Charest.
Mais il ne faudrait pas jeter le bébé avec l'eau du bain et réclamer le retour des mères à la maison pour pallier un système certes imparfait, mais essentiel. Réclamons plutôt de meilleurs services.
Le casse-tête des garderies
Canal Vie, 23h
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