À voir à la télévision le mardi 21 février - Bouffe confort
À retenir
- Cinéma
- Soul Kitchen
- Artv, 22h
Le cinéaste Fatih Akin possède la double nationalité allemande et turque. Depuis ses débuts au milieu des années 1990, le thème de la dualité des origines est toujours présent dans ses œuvres, soit en filigrane, soit au premier plan. Son second long métrage, la comédie Julie en juillet, un road movie coloré et frais, s'attira des critiques élogieuses et un succès public mondial enviable.
Toutefois, ce furent ses drames identitaires subséquents, le puissant Head-On puis l'extraordinaire De l'autre côté, qui l'imposèrent sur la scène des festivals d'envergure comme un cinéaste avec lequel il fallait dorénavant compter. N'empêche, on est bien content qu'Akin ait décidé en 2009 de s'aventurer une fois encore du côté de la légèreté, car là aussi il est très doué, en témoigne le délicieux Soul Kitchen.
Le titre, c'est le nom du restaurant qu'exploite Zinos, un Allemand d'origine grecque. Il s'agit d'un bouiboui de quartier avec ses habitués, son personnel familier; la bouffe est à l'avenant. Les affaires ne roulent pas fort, mais on fait aller. L'action est campée à Hambourg, où le film fut tourné en entier.
Avec une fiancée journaliste exilée en Chine et un frère en libération conditionnelle, la vie de Zinos est compliquée, d'autant plus que ses problèmes de dos l'empêchent désormais de cuisiner. Engagé comme chef de substitution, un certain Shayn prend sur lui de «glamouriser» le menu, au risque d'effaroucher la clientèle. Or, avec le frérot qui s'improvise DJ et les assiettes sophistiquées qui se mettent à sortir de la cuisine, le Soul Kitchen se mue en une destination branchée, ce qui fait le plus grand bien au portefeuille dégarni de Zinos. Mais avec le succès viennent aussi les convoitises...
Julie en juillet rendait compte non seulement d'un réel potentiel, mais d'une maîtrise visuelle certaine. Cela dit, en revisitant le film, on sent un peu la technique à l'oeuvre derrière la narration. Rien de tel dans Soul Kitchen qui, profitant de l'expérience du cinéaste, s'avère tout aussi lumineux et plaisant, mais dénué de la moindre trace d'effort.
Cinéma: Soul Kitchen
Artv, 22h
Toutefois, ce furent ses drames identitaires subséquents, le puissant Head-On puis l'extraordinaire De l'autre côté, qui l'imposèrent sur la scène des festivals d'envergure comme un cinéaste avec lequel il fallait dorénavant compter. N'empêche, on est bien content qu'Akin ait décidé en 2009 de s'aventurer une fois encore du côté de la légèreté, car là aussi il est très doué, en témoigne le délicieux Soul Kitchen.
Le titre, c'est le nom du restaurant qu'exploite Zinos, un Allemand d'origine grecque. Il s'agit d'un bouiboui de quartier avec ses habitués, son personnel familier; la bouffe est à l'avenant. Les affaires ne roulent pas fort, mais on fait aller. L'action est campée à Hambourg, où le film fut tourné en entier.
Avec une fiancée journaliste exilée en Chine et un frère en libération conditionnelle, la vie de Zinos est compliquée, d'autant plus que ses problèmes de dos l'empêchent désormais de cuisiner. Engagé comme chef de substitution, un certain Shayn prend sur lui de «glamouriser» le menu, au risque d'effaroucher la clientèle. Or, avec le frérot qui s'improvise DJ et les assiettes sophistiquées qui se mettent à sortir de la cuisine, le Soul Kitchen se mue en une destination branchée, ce qui fait le plus grand bien au portefeuille dégarni de Zinos. Mais avec le succès viennent aussi les convoitises...
Julie en juillet rendait compte non seulement d'un réel potentiel, mais d'une maîtrise visuelle certaine. Cela dit, en revisitant le film, on sent un peu la technique à l'oeuvre derrière la narration. Rien de tel dans Soul Kitchen qui, profitant de l'expérience du cinéaste, s'avère tout aussi lumineux et plaisant, mais dénué de la moindre trace d'effort.
Cinéma: Soul Kitchen
Artv, 22h
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