À voir à la télévision le vendredi 24 février - Préparez vos mouchoirs!
À retenir
- Masterpiece Classic
- Downton Abbey
- PBS, 21h
C'est sublime et en même temps sublimement kitsch. Downton Abbey, une des téléséries phares de cette décennie qui commence, donne beaucoup à apprécier dans les reconstitutions grandioses comme dans les clichés les plus éculés. La vie de la noble famille Crawley et de sa domesticité expose tellement de conventions et de coups de théâtre qu'on se croirait dans un téléroman populaire postvictorien écrit par un bâtard de William Makepeace Thackeray.
L'action se déroule donc à Downton Abbey, somptueuse demeure de la non moins extraordinaire campagne anglaise. La série montre en somme comment vivaient les maisonnées du 1 % des plus privilégiés il y a tout juste cent ans. Pour trouver l'équivalent ici et maintenant, il faudrait tourner à Sagard...
Dès l'intro de la première saison, le comte de Grantham et sa famille apprennent le décès des héritiers pressentis du domaine familial. Tout le reste de la série devient jeux et tractations pour tenter de combler ce manque; enfin, pour trouver un époux à l'aînée, lady Mary. Avec bien sûr mille et une digressions racontant l'émancipation des nobles soeurs, les amours et les conflits des domestiques ou le triste sort des soldats de la Première Guerre mondiale, avec au passage les effets bien sentis du naufrage du Titanic ou de la pandémie de grippe espagnole.
Le double épisode diffusé ce soir referme ce panorama avec les célébrations de la Noël au manoir. Ce contexte offre encore une parfaite excuse pour exposer une débauche de costumes et d'accessoires dans des décors somptueux, jusqu'au «punch» final plus romantique qu'un roman à l'eau de rose. Cette histoire de tire-pousse entre le cousin Matthew et la belle Mary aura donc été jouée et rejouée jusqu'à la farce...
Une troisième saison est en préparation. Et vivement qu'une chaîne francophone du Québec s'empare de cette production sublime et sublimement kitsch, même si une bonne partie de son charme se perdra certainement dans le doublage.
Masterpiece Classic : Downton Abbey
PBS, 21h
L'action se déroule donc à Downton Abbey, somptueuse demeure de la non moins extraordinaire campagne anglaise. La série montre en somme comment vivaient les maisonnées du 1 % des plus privilégiés il y a tout juste cent ans. Pour trouver l'équivalent ici et maintenant, il faudrait tourner à Sagard...
Dès l'intro de la première saison, le comte de Grantham et sa famille apprennent le décès des héritiers pressentis du domaine familial. Tout le reste de la série devient jeux et tractations pour tenter de combler ce manque; enfin, pour trouver un époux à l'aînée, lady Mary. Avec bien sûr mille et une digressions racontant l'émancipation des nobles soeurs, les amours et les conflits des domestiques ou le triste sort des soldats de la Première Guerre mondiale, avec au passage les effets bien sentis du naufrage du Titanic ou de la pandémie de grippe espagnole.
Le double épisode diffusé ce soir referme ce panorama avec les célébrations de la Noël au manoir. Ce contexte offre encore une parfaite excuse pour exposer une débauche de costumes et d'accessoires dans des décors somptueux, jusqu'au «punch» final plus romantique qu'un roman à l'eau de rose. Cette histoire de tire-pousse entre le cousin Matthew et la belle Mary aura donc été jouée et rejouée jusqu'à la farce...
Une troisième saison est en préparation. Et vivement qu'une chaîne francophone du Québec s'empare de cette production sublime et sublimement kitsch, même si une bonne partie de son charme se perdra certainement dans le doublage.
Masterpiece Classic : Downton Abbey
PBS, 21h
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

