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Lettres - Le capitalisme, comme un athlète

Jacques Morissette - Le 20 février 2012  21 février 2012  Actualités économiques
Le capitalisme est comme un athlète qui a toujours eu besoin de stéroïdes pour réaliser des performances. Les stéroïdes, ce sont les subventions gouvernementales.

Aujourd'hui, la mondialisation est comme un atout de plus pour l'athlète dans son jeu de la performance. Grâce à la mondialisation, il exige encore des stéroïdes, mais moins à présent pour obtenir des performances que comme un simple moyen de chantage pour son propre bénéfice au détriment de tous. La mondialisation, il le sait, lui permet de déménager avec ses atouts socioéconomiques s'il le veut. À la limite, parfois complices, les gouvernements se plient aux exigences de l'athlète égoïste. Ces stéroïdes ont cependant un prix à payer et l'athlète, individualiste ignorant, ne sait pas qu'il se tire une balle dans le pied en agissant ainsi. Pour moi, le social va finir par le rattraper au détour.

***

Jacques Morissette - Le 20 février 2012
 
 
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  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    21 février 2012 06 h 01
    La mondialisation, c'est mauvais
    Donc, il faut revenir à la situation d'il y a des ans en Amérique du Nord et d'il y a 66 ans en Europe.

    J'étais pour la mondialisation, pour favoriser nos exportations. Les capitalistes nous ont menti. Les 2 ou 3 premières années, ca a aidé à nos exportations, et ensuite, ils ont délocalisé pour faire fabriquer à des gens dans des conditions inhumaines.

    La mondialisation, c'est néfaste. Comme Marine Le Pen dit, "La mondialisation, c'est faire fabriquer par des esclaves pour vendre à des chômeurs".
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  • Raynald Blais - Abonné
    21 février 2012 06 h 40
    Athlète nostalgique
    Belle image que celle de l'athlète musclé artificiellement par une substance anabolisante, mais en période de crise économique; où des milliards de capitaux sont détruits; où aucune substance ne peut soutenir la progression de ses muscles, il fait figure d'un athlète nostalgique "évaché" sur le sofa devant ses trophées passés. "Pour moi, le social va finir par le rattraper au détour"... aussitôt que l'économique l'aura discrédité.
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  • Michel Richard - Inscrit
    21 février 2012 08 h 27
    Il y a 66 ans en Europe . . .
    La population arrivait à peine à se nourrir. Tout était dévasté, il a fallu mettre le continent au complet sur le respirateur.
    C'est insensé de vouloir retourner à cette époque.
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  • alain dallaire - Inscrit
    21 février 2012 08 h 58
    Qui dirige le Quebec ? Les entreprises
    Seulement au Québec, il y a «55 lobbyistes pour vanter le gaz de schiste» (Le Devoir, 30 mars 2011) avec, en tête, le grand manitou Lucien Bouchard qui, faisant preuve de cynisme, comme à son habitude, a prétendu défendre les intérêts des Québécois (Le Devoir, 25 février 2011).

    En passant, les associations patronales comme le Conseil du patronat et les Chambres de commerce, avec leurs milliers de lobbyistes et leurs groupes de recherche dogmatiques, c’est quoi si ce n’est pas des syndicats patronaux mille fois plus gros et plus puissants que les syndicats de travailleurs? Et qui, selon vous, finance abondamment les partis politiques?

    Voici le liens

    http://www.journalmetro.com/paroles/article/970375

    Eh oui, c’est le Québec qui subventionne le plus les entreprises au pays, soit 9 milliards$ l’an en incluant les alumineries, contre 3 G$ pour l’Ontario, et c’est la province qui a les impôts corporatifs les plus bas en Amérique du Nord et pour les minières, c’est au monde. La moitié des 300 000 compagnies au Québec ne paie aucun impôt sur des profits milliardaires….

    Voici le liens

    http://www.journalmetro.com/linfo/article/1080477-

    Même que l’ex-banquier Clément Gignac, devenu ministre libéral, nous a dit sans rire, que la hausse de la TVQ est une mesure équitable (La Presse du 4 mars 2010). On appelle ça du mépris et du dédain envers le monde ordinaire. Mais le Conseil du patronat (CPQ), qui mène dans les faits au Québec, avait formulé et dicté son choix: le CPQ préfère une taxe à la consommation à l’impôt sur le revenu. Belle démonstration de solidarité quand on sait que les compagnies ne paient pas de taxes à la consommation (TVQ et TPS).

    voici le liens

    http://www.journalmetro.com/linfo/article/1039339-

    Et que dire des bris fiscaux(Reer Celi )ect qui profite a
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  • Jack Bauer - Inscrit
    21 février 2012 09 h 48
    Preuves?
    Avez vous la moindre preuve que le capitalisme nécessite des subventions pour exister? si oui, comment expliquez vous l'explosion du standard de vie aux É-U au 19ieme et 20ieme siecle, dans un monde que vous qualifieriez de 'néolibéral'?

    Si vous avez une alternative qui requiert encore moins de subventions je suis tout ouĩe(hydro QC qqun?), mais j'ai l'impression que vous n'avez comme solutions que des idées pre-19ieme siecle.
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  • Jack Bauer - Inscrit
    21 février 2012 09 h 50
    alain dallaire
    taxer les entreprises jusqu'au cou pour financer le déficit et notre budget incontrolable? ca fait du bon sens économique, j'ai tellement HATE de payer plus pour moins..... en autant que la gauche soit contente
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    21 février 2012 09 h 51
    L'être humain.
    Quand tout est tombé, l'être humain est solidaire pour reconstruire. Une fois tout reconstruit, cependant, certains essaient de s'accaparer de ce qui a été fait, pour lui et ses proches. Comment pourrait-on faire pour que les humains soient toujours solidaires?

    Par exemple, il faudrait inventer un ennemi commun à tous, pourquoi pas des extra-terrestres menaçants, invisibles au début. Ça durerait un temps, fiction oblige, reviendrait alors le temps où des groupes pourraient se lier dans le but de profiter encore une fois des autres.

    Et alors, la sempiternelle routine des abus des uns par rapport aux autres recommenceraient de plus belle. C'est la plus grande de nos faiblesses humaines. Comme si, nature ou culture, nous avions besoin de toujours combattre quelqu'un ou quelque chose.

    Pour ma part, je soupçonne que c'est dans notre culture acquise. Nous avons probablement hérité de cette culture, de cette mentalité depuis l'âge des premiers humains quand on devait lutter pour se nourrir. Il faudrait prendre en considération que l'âge de pierre est terminé.
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  • Leys - Inscrit
    21 février 2012 11 h 52
    @Jack Bauer
    Le néo-libéralisme n'est pas apparu au XIXe siècle, mais à la fin des années 1970. Depuis son avènement, le niveau de vie des classes moyennes occidentales a stagné, voire régressé, alors que la richesse des classes nanties a explosé comme jamais. Le véritable boom économique dont vous parlé a eu lieu après la Seconde Guerre mondiale (les trente glorieuses).

    Par ailleurs, les grandes entreprises capitalistes occidentales ont toujours été supportées par les États, par le biais de mesures protectionnistes (dont les subventions) ou simplement par la politique de la canonière qui a permis d'ouvrir des marchés jadis fermés (comme la Chine ou l'Inde au XIXe siècle). Vous remarquerez que les États qui prônent le libre-marché (USA, Canada, pays d'Europe occidentale) n'appliquent jamais ce libre-marché à l'intérieur de leurs frontières ; ils cherchent à l'appliquer seulement dans des pays où il n'existe pas de puissances économiques suffisantes pour rivaliser avec leurs rivales occidentales (comme en Afrique ou en Amérique du Sud). D'ailleurs, vous remarquerez que les multinationales européennes de l'alimentation (par exemple Carrefour) sont absentes du paysage économique nord-américain. Et quand les Chinois vont avoir des multinationales assez puissantes pour concurrencer les compagnies américaines et canadiennes, les portes vont se fermer pour elles.
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  • Jean-Claude B - Inscrit
    21 février 2012 13 h 24
    Faire le ménage serait plus productif que critiqué
    Le problème n'est pas le capitalisme, la mondialisation non plus. Le problème est plus tôt imputable aux gouvernements de tous niveaux et de toutes allégeances, qui pour se faire réélire, n'hésitent pas à subventionner des emplois. L'opinion publique et les syndicats par leurs pressions sur les gouvernements, font en sorte que les subventions sont devenues une chose normale.
    Faut-il blâmer les entreprises bénéficiaires ? Elles seraient bien bête de s'en priver.
    Alors blâmons le capitalisme ou la mondialisation. C'est facile de trouver un bouc émissaire. Il serait plus profitable de faire le ménage dans notre cour en réduisant radicalement les subventions et en augmentant notre taux de productivité, un des plus bas tandis que des salaires et des avantages sociaux sont parmi les plus élevés au monde.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    21 février 2012 14 h 06
    Le néo-libéralisme, le politique et les subventions aux entreprises.
    La chute du communisme a aidé le néolibéralisme à prendre de plus en plus de place sur la planète. Après le déclin du communisme, on peut dire que le néolibéralisme n'avait pour ainsi dire plus d'ennemi à combattre à l'extérieur.

    Pour faire suite à mon précédent texte sur l'être humain, il ne restait plus au néolibéralisme qu'à se trouver un autre adversaire pour se motiver et continuer sa croissance. Le premier opposant qui lui est venu à l'esprit, ce fût peut-être la population qui semblait vouloir lui faire obstacle.

    Pour le néolibéralisme, une autre étape pour sa croissance, il lui fallait mettre le catalyseur qu'est le gouvernement à sa main. Ce dernier est le distributeur universel des subventions dont il bénéficie grâce à nos impôts. Les lobbyistes du privé cherchent donc à influencer la donne.

    Ce qui empêche les entreprises de bénéficier des subventions le plus possible, c'est l'enveloppe que le gouvernement doit injecter dans les services publics. Les lobbyistes du privé, donc, font des pressions dans ce sens au gouvernement pour que les services publics diminuent.


    De son côté, la population pense peut-être que trop d'argent sert aux subventions des entreprises attentistes, faisant diminuer l'enveloppe qui devrait servir aux services publics des citoyens. Au Québec, il y a une communauté de citoyens qui demandent à être respecter.
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  • Nelson - Inscrit
    21 février 2012 14 h 41
    OUI, "La mondialisation, c'est faire fabriquer par des esclaves pour vendre à des chômeurs".

    Dans des chaînes commerciaux qui vendent des chinoiseries.

    Plus que ça, la moité des micro ondes et presque la moité de TV dans le monde sont fabriqués en Chine.

    Il n'y a pas d'autres explications pour nos récessions, coupures des programmes, nouvelles taxes et tarifs, déficits et dettes grandissantes....

    Et des taux de croissance de plus de 8% par année dans les pays à esclaves.

    Le capitalisme $$$ gagne toujours (si on le permet)...peu importe si les pays que s'en vais exploite des enfants, ont des dictatures sauvages, ou n'importe quoi.

    À nous la faute en élisant des gouvernements marionnettes de ceux qui nous volent nos industries avec nos subventions, nos boulots, nos technologies, nos économies....et nos démocraties.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    22 février 2012 07 h 57
    Petite conclusion : certains dominants, tous domaines privés et publics confondus, versus la population.
    Le système est ainsi fait que les dominants de la société ont beaucoup d'atouts pour favoriser leurs points de vue et les intérêts qu'ils tentent souvent d'imposer d'une façon stratégique à la population, au cas où leurs opinions diffèrent. Les intérêts n'étant pas les mêmes pour tous, ces petits jeux de pouvoir mesquins vont-ils toujours perdurer?

    Hier soir, j'ai vu le documentaire Découverte que j'avais enregistré. Un extrait a retenu mon attention. Dans cet extrait, des orques chassent un phoque hors d'atteinte sur un morceau de glace. Leur but est de le faire tomber à l'eau jusqu'à l'épuisement. Pour ceux que ça intéresse, l'extrait:

    http://www.tou.tv/decouverte/S2011E21
    (Voir l'extrait : à partir de ce moment 30:00 à 34:00)

    Les orques sont de redoutables prédateurs. Là, un phoque est sur un morceau de glace, hors d'atteinte des orques. Alors, d'une intelligence diabolique, les orques travaillent en équipe pour le déloger. À la fin, le phoque tombe à l'eau. Il a réussi à remonter sur un morceau de glace, mais il est épuisé. Il n'a maintenant même plus la force de se mettre hors d'atteinte. La partie est terminée.

    Certains dominants, tous domaines privés et publics confondus, ont la manie d'agir un peu de la même façon pour convaincre la population des intérêts qu'ils défendent. Ces dominants, eux aussi parfois d'une intelligence diabolique, utilisent des stratégies souvent machiavéliques à la limite pour épuiser la population, afin de la convaincre qu'ils ont raison. Une fois leur but atteint, la partie est alors terminée.

    Ce n'est certainement pas demain que les protagonistes de ces petits jeux de pouvoir et de soumission vont comprendre. Même si un jour on découvrait une nouvelle source énergétique inépuisable, et à la portée de tous. Pour que ça change un jour, il y aurait encore tout un cheminement à faire. Cette façon de vivre est un héritage acquis, et l'histoire de vie de chacun, les dominants
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