-
Le Portrait de la qualité des eaux de surface du Québec 1999-2008 est relativement peu flatteur quant à l'état de nos cours d'eau. On y soutient qu'ils s'améliorent à certains égards et que la situation du fleuve est stable. À l'évidence, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) semble avoir choisi de présenter un portrait flatteur de la situation alors que son document, ses critères et ses silences soulèvent des questions majeures.
-
Que vaut notre saumon sauvage, aux prises avec la surpêche en haute mer, avec la concurrence génétique des saumons d'élevage, la pollution bactérienne et chimique des élevages en cages maritimes, avec le réchauffement du climat et la concurrence croissante des saumons du Pacifique, ensemencés par millions chaque année dans les Grands Lacs en contravention de toutes les politiques de lutte contre les espèces invasives étrangères?
-
Quand on achète du saumon qui n'est pas étiqueté d'origine «sauvage» ou qu'on n'a pas pris à la mouche soi-même, il est inévitablement un produit de l'élevage, une activité maritime polluante et dévastatrice pour l'espèce sauvage en raison des échappées qui contaminent le cheptel naturel. Mais, ce qu'on sait encore moins, c'est qu'il aura fallu environ cinq kilos de petites boulettes de chinchard pour produire un kilo de saumon. Ou d'un autre poisson-fourrage en train de disparaître en raison de la voracité extrême des pires prédateurs des mers, les multinationales de la pêche en haute mer.