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Libre opinion - Chez moi, chez nous, chez vous

Ruth Major Lapierre - Saint-Antoine-sur-Richelieu  1 septembre 2010  Actualités sur l'environnement
J'habite Saint-Antoine-sur-Richelieu depuis une quinzaine d'années; j'y ai ma maison. Avant ma famille ont vécu dans cette maison des Forget, et avant eux des Collette, et avant eux des Pépin dits Lachance. Le plus jeune de mes enfants a grandi ici, au bord de la rivière. Je cultive les légumes et les fruits que nous mangerons pendant l'hiver; l'homme de ma vie a planté des centaines d'arbres. Tout cela est précieux, c'est ce qui compose de grands pans de mon existence, celle de ma famille.

Ici, je me suis fait des amis, j'ai appris à faire partie d'une communauté. Par le bénévolat, par mon appartenance à la société historique, entre autres. J'ai vu les gens d'ici partir et aller visiter les autres villages, chercher à savoir comment ils réussiraient à s'ouvrir au monde tout en donnant aux jeunes la possibilité de vivre ici, d'avoir une bonne vie, de l'air sain. [...]

Mon village fait partie de l'association des beaux villages du Québec. Quand on a appris que nous allions perdre notre épicerie, des gens d'ici se sont réunis et ont trouvé une solution: nous allions faire une coopérative, un magasin général. Quand les touristes s'arrêtent ici, ils se trouvent enchantés du paysage, de la richesse patrimoniale de mon coin de pays, de l'accueil réservé à chacun.

Je vous parle d'ici, mais je pourrais tout aussi bien vous parler du village voisin. Je vous parlerais aussi d'amour, d'enracinement, de ces autres lieux qui, d'une rive à l'autre du Saint-Laurent jusqu'en Gaspésie, d'une rive à l'autre de la Richelieu ou du lac Saint-Pierre, ont fait grandir le Québec et chacun de nous.

Depuis des années, autant par devoir de mémoire que par nécessité, dans les villages, nous animons le souvenir de nos maisons anciennes, de nos si riches terres nourricières. Nous avons travaillé non seulement à pavoiser, mais encore à embellir nos maisons à les restaurer lentement, à fleurir nos terrains pour les rendre accueillants, pour faire connaître et vivre nos histoires. Dans chacune de nos petites municipalités, nous avons travaillé à organiser des festivals, des symposiums, à nous inviter les uns les autres, et peut-être à ouvrir nos portes à des gens qui nous viendraient même d'autres contrées. Ce qui n'a pas manqué d'arriver.

Chez moi, chez nous, chez vous, ça s'est bâti comme ça, depuis 400 ans et même bien avant, ça s'est bâti avec du temps et du travail. Il n'y a jamais eu de miracle. Juste du travail, des projets communautaires, du plaisir d'être ensemble.

Or, disons-le: l'argent et la richesse rapides que le gouvernement et les gazières nous font miroiter aujourd'hui n'iront ni à moi, ni à nous, ni aux autres, sinon à quelques vandales pour qui le sacré est vert piastre. Des gens à la poutre grosse comme le monde qui accusent les autres d'avoir la paille de l'égoïsme dans l'oeil, de ne pas vouloir le progrès dans leur cour en refusant le gaz de schiste. Des gens qui profitent de subventions à caractère fiscal qui favorisent l'expansion illimitée des gaz à effet de serre et minent les efforts de toute la population, des gens qui ne paieront aucune redevance pendant au moins les cinq premières années d'exploitation du gaz de schiste et qui en paieront un minimum par la suite. Si jamais ils paient quoi que ce soit.

Je ne veux pas du gaz de schiste parce que nos villages seront perdus, nos municipalités seront perdues, notre mémoire s'effacera. Les emplois que nous avons arrachés à l'urbanisation, que nous avons créés de toutes pièces, que nous avons inventés avec les produits du terroir, les magasins de village, les commerces de proximité, les comptoirs de fruits et légumes, les emplois d'été à la Maison de la culture, tous ces emplois sont appelés à disparaître avec le gaz de schiste.

Qui voudra venir voir et humer notre pollution, qui voudra se faire secouer sur nos routes encore plus brisées, qui voudra se perdre entre deux semi-remorques chargés de l'eau pompée dans la rivière à hauteur de 20 % du niveau le plus bas? Qui voudra suivre un semi-remorque contenant des dizaines de milliers de litres de produits chimiques à ajouter à l'eau et au sable qui serviront, sous haute pression, à fracturer le schiste? Qui voudra visiter les piscines polluées de produits chimiques vomis par les fracturations des puits? Qui voudra visiter des citoyens menacés chaque jour de violation de domicile par ces compagnies sans scrupule? Qui voudra rendre visite à des gens littéralement prisonniers de leurs maisons invendables, démoralisés de n'avoir plus ni santé ni espoir? Qui voudra acheter nos produits du terroir? Qui voudra venir se marier dans une belle vieille église de pierre entre deux torchères de gaz? Pourquoi sacrifierait-on ainsi nos emplois, nos gagne-pain, nos existences? Pour que les actionnaires des gazières et des pétrolières s'enrichissent? Et combien ça coûte, toutes ces pertes? Est-ce que quelqu'un, quelque part, fait le calcul? Est-ce que quelqu'un, quelque part, sait même compter?

Dans les officines des ministères, ne pourrait-on pas travailler comme le font les gens des communautés du Québec? Ne pourrait-on pas chercher le travail bien fait, la durabilité, au lieu de chercher le coup vite? Ne pourrait-on pas chercher le bien-être collectif au lieu de l'enrichissement individuel?

Nous avons de l'hydroélectricité à ne plus savoir qu'en faire; nous avons du vent; nous avons du soleil; nous avons des gens brillants, nous avons de la bonne volonté. Ne pourrait-on pas miser là-dessus, au lieu de vouloir arracher à la Terre, à nos enfants, les ultimes ressources? Est-on obligé de tout saigner, de tout vider, de tout saccager? Sommes-nous incapables de nous asseoir et de réfléchir ensemble à des orientations communes qui marqueraient tout projet d'envergure? Sommes-nous si pressés de tout faire sauter?

Je ne suis pas favorable à une enquête du BAPE, parce qu'elle ne sert qu'à faire taire ceux qui sont portés à croire que tout est arrêté pendant la durée de l'enquête; je n'ai pas envie d'une enquête du BAPE parce que CE gouvernement l'a trop de fois détourné, contourné, déjoué. J'appuie le moratoire dans la mesure où toute exploration s'arrête et où toute exploitation stoppe pendant que l'on s'attelle à réfléchir en dehors de la cacophonie des machines.

Par-delà toutes les raisons déjà évoquées par les innombrables personnes qui prennent la parole dans cette crise de folie gouvernementale, pour que la vie ne quitte pas les villages et les municipalités du Québec, non au gaz de schiste qui n'a rien de durable, rien de responsable.

***

Ruth Major Lapierre - Saint-Antoine-sur-Richelieu
 
 
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  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    1 septembre 2010 01 h 28
    Magnifique, chère Mme Ruth Major Lapierre
    Difficile de mieux cerner le défi auquel nous avons à faire face tous ensemble.
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  • ClarkeCity - Inscrit
    1 septembre 2010 02 h 02
    Les Redevances – “Déjà Vue”
    Je suis en accord avec votre article et j’aimerais partager mon expérience avec les redevances.

    Quand les redevances sont volontaires, les redevances n’existera pas.
    Pour les redevances qui font parti intégrale du projet, les promoteurs font miroités les redevances pour vendre leurs projets.

    Malheureusement, les municipalités se diviseront les redevances laissant ceux affectés par le projet avec des sommes négligeables.

    Exemple : Hydro-Québec a généreusement versé 10,9 millions à la ville de Sept-Îles pour la construction de la centrale hydro-électrique SM-3. Ma communauté est situé à l’embouchure de la rivière harnachée par cette centrale et la ville de Sept-Îles est situé à 30 km à l’est de ma communauté.

    Du 10,9 millions, les initiatives suivantes ont été implémentées dans notre secteur :
    1. Les propriétaires sont récipiendaires d’un bac bleu distribué pour les matières recyclable. (Environ 83 $ par bac bleu) Et,
    2. Une dépense conjointe entre deux secteurs totalisant environ 115 000 $

    Le maire avec les autres conseillers municipaux se séparent les redevances laissant ceux affectés par le projet avec des peanuts. Pourtant notre communauté est en péril à cause de l’érosion des berges. Un groupe de scientifiques mentionnent que le barrage hydroélectrique est en parti responsable de l’érosion dans notre secteur. Une étude du gouvernement et de la ville mentionne qu’il serait plus avantageux de protéger notre communauté mais la ville et la province de Québec préfère nous exproprier à nos frais pour la majorité des riverains affectés par l’érosion de nos propriétés.

    Voir le site web pour plus de détails.

    www.SergeMarchand.com
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  • Andre Vallee - Abonné
    1 septembre 2010 03 h 07
    Bravo, madame
    Espérons que les obnubilés par leurs intérêts immédiats, et sans aucune préoccupation pour les générations futures, succombent sous la pression de la masse en obtenant un moratoire de réflexion. Le gaz ne se sauvera pas et nous, Québécois, n'en seront pas moins riches.
    Le Père Noël, c'est pas vrai. Que nos enfants nous le rappellent, nous qui y avons déjà cru.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    1 septembre 2010 06 h 46
    Touchant et merveilleux texte
    RUTH, merci pour cette lettre ouverte si nécessaire. En plus d'être si bien écrite, elle est pleine de vie et de vie qui veut durer.

    Le sacré, c'est la «duration» de la vie, et de la vie en abondance, et pour tous, toutes et tout.

    Le non-sacré et ce qui nous fait tellement «sacré»,
    ce sont les argents verts de futilités et de «court-termité» et même de mort.
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  • Bernard R - Inscrit
    1 septembre 2010 06 h 57
    Ruth Major Lapierre - Saint-Antoine-sur-Richelieu
    Votre texte me plait et je ressens exactement la même chose que vous, depuis cette annonce ma vie à changée et il n'y a pas un moment même en vacances ou je ne pense pas à cette foutue entreprise pour ne nommer que Molopo qui vient sur sur nos terrains en anglais seulement, même pas foutue de parler un seul mot de français. Ils ne respectent rien ni personnes ces entreprises, mais ma plus grande tristesse c'est que le grand complice dans cette affaire c'est le gouvernement et je n'ose imaginer que le PQ qui est d'un silence d'or en ce moment ne soit pas lui aussi complice en espérant des $$$$ comme en Alberta.
    Qu'on nationalise ou pas le gaz de schiste, c'est de la bouillie pour les chats et aussi faire mieux accepter tous les problèmes qui arrivent tranquillement avec tous les puits qui se construisent partout dans notre région. Vous résumez bien la situation et il est dommage que le gouvernement ne donne que des demi vérités au Québécois.
    On endort le peuple au gaz de schiste....
    Un citoyen frustré de voir le rouleau compresseur avancé, on se croirait dans une république e bananes...
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  • 54lili - Inscrit
    1 septembre 2010 08 h 29
    Merci Mme Major Lapierre
    Vous savez que vous pourriez faire une très bonne avocate, vous avez le sens de la plaidoirie (ça nous changerait des avocats vendus à la cause libérale).
    Quand le sujet vient du coeur, tel que le vôtre, les mots sont percutants. Je termine tout juste un autre des sujets de "libre tribune" sur le gas de schiste par M. Baril, fort intéressant aussi où l'on apprend les articles exclus de la loi d'accès à l'information sur les compagnies minières et gazières, concernant les effets sur l'environnement et les profits de ces cies.
    Mme Normandeau a exclu un moratoire sur l'exploitation dimanche lors de son allocution devant les citoyens. Faut dire, quel est son poids politique face à ce rouleau compresseur, l'argent étant toujours le nerf de la guerre.
    Il nous reste à espérer un soulèvement populaire pour faire contrepoids aux cupides.
    Bonne journée Madame
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  • Paul-André Giguère - Abonné
    1 septembre 2010 09 h 06
    Merci
    Comme d'autres l'ont écrit avant moi, je suis très touché par la qualité littéraire de votre texte et par la pertinence de son contenu. Je suis souvent allé à Saint-Antoine-sur-Richelieu et toute la vallée conserve un cachet qui est synonyme de fierté. Mais le débat déborde la vallée du Richelieu et tous les villages, les beaux comme les fleuris, du Québec. C'est une question majeure sur laquelle on veut procéder sans aucun débat et sans impliquer le moins du monde la population.
    Et après, on déplorera du cynisme des citoyens! Est-ce que ce ne sont pas nos dirigeants politiques qui font preuve de cynisme envers la population?
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    1 septembre 2010 11 h 02
    Alberta de l'est?
    Vous avez raison et il y a un prix à payer pour ce type de « développement ». Avant que le Québec ne devienne l'Alberta de l'est, allez voir là-bas ce qui se passe avec ces puits de gaz et tous les problèmes que ça cause aux gens avec les « sour gas » et la disparition des nappes phréatiques... C'est bien beau d'avoir un gros char, des VTT, des motoneiges et toutes sortes de bébelles inutiles en échange d'un désastre écologique. Ce genre de développement est irréversible, au moins pour une ou deux générations, et votre monde ne sera plus jamais pareil quand ça va commencer.
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  • Michele - Inscrite
    1 septembre 2010 12 h 51
    Pour une exploitation intelligente
    Ayant vécu, tout comme mes ancêtres, dans une région minière, ma perspective quant à l'exploitation du gaz de shiste est fort différente.
    Je pense qu'il faille grandement améliorer la manière dont on exploite les ressources pétrolières en évitant les erreurs du passé comme celles qui se sont produites en Australie et aux États-Unis. Néanmoins, il faut que le gouvernment aille de l'avant prudemment et ce malgré les protestations. Pourquoi?

    D'abord, en raison du défi pausé par le réveil économique de l'Asie, de l'Amérique du sud et des Indes, il faut que le Québec s'ajuste. Dans le contexte actuel , les ressources naturelles constituent un atout économique. En outre, l'arrivée impromtue de l'exploitation du gaz de shiste offre plusieurs avantages comme, par exemple, la création d'un nouveau champ de recherche, des emplois durables et payants ce dans un contexte économique qui selon les prédictions s'avèrera de plus en plus difficile.

    Ensuite, le gouvernement doit gérer la province en pensant aux générations futures et au bien commun. Or, au Québec lorsque la population est consultée, il devient de plus en plus difficile d'exploiter les ressources naturelles qui ont toujours été notre force dans le domaine économique. Un des facteurs déterminant de ce conservatisme, à mon avis, est relié au vieillissement de la population et au poids électoral d'un certain groupe d'âge. Gardant en vue ses objectifs, afin de contourner ce problème, le gouvernement n'a pas le choix, il évite pour certains dossiers les consultations publiques.

    Bref, en raison du contexte, au nom du bien commun et pour les générations futures, il me semble qu'il faille aller de l'avant mais pas n'importe comment. Entre autres, l'exploitation de cette ressource doit se faire dans le respect des lois environnementales les plus strictes sans mettre en danger la population et son environnement.
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  • France Marcotte - Abonnée
    1 septembre 2010 13 h 10
    Terre vibrante
    Ce fort texte fait un vibrant écho dans le coeur sensible de ceux qui le lisent avec espoir, déjà touchés par cette question de fous. Mais combien sommes-nous, allumés commes des falots ardents? Dans mon seul entourage, plusieurs ne sauraient même pas de quoi ce texte parle et c'est sur cette ignorance que prend appui l'arrogance des comptables de la mort. Ce cri des tripes ne suffira pas, j'en ai bien peur, mais je l'entends comme un magnifique cri de ralliement en provenance de cette terre de patriotes.
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  • FrancineT - Inscrit
    1 septembre 2010 16 h 04
    Richesse collective
    Madame Major Lapierre vous nous démontrez de belle façon que la richesse collective n'est pas qu' hypothétique dollar.

    La vraie richesse collective est l'ensemble des gens comme vous.
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  • meme moi ici - Inscrite
    1 septembre 2010 16 h 29
    ce magnifique texte
    madame Ruth Major, merci a vous pour ce texte aussi magnifique que véridique
    merci aussi au Devoir pour sa publication.
    Madame, votre texte devrait être envoyé dans chaque région à chaque député
    et aussi dans plusieurs média, ce cri du coeur doit se faire entendre partout..
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  • Veronique Isenmann - Inscrit
    1 septembre 2010 23 h 58
    Là où est ton trésor...
    Merci Madame pour votre magnifique texte. Il est arrivé à moi à Goma, en RD Congo, porté par le vent de l'amitié, Québécoise de cœur, je suis présentement coopérante volontaire au Congo, dans un pays où Terre Mère est violée en permanence dans un sentiment d'impuissance généralisé et de résignation totale. Votre appel vibrant est non seulement porte-voix et appel au respect pour ce terroir magnifique qu'est la vallée du Richelieu, où baignent quelques-uns des plus belles racines de la culture québécoise, mais encore appel à rester veilleuses et veilleurs partout où l'être est monnayé pour de l'avoir. Merci de nous inviter à ne pas baisser les bras. Et que votre espérance et votre engagement relayés par tant d'autre voix devienne un tintamarre si fort qu'il devienne impossible de les passer sous silence. Avec toute ma gratitude et mes vœux pour l'avenir de votre communauté.
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  • Valdanslavallee - Inscrit
    2 septembre 2010 09 h 19
    Révérance à la vie
    Madame Lapierre, je ne sais comment exprimer combien j'ai été touchée à la lecture de votre trésor de texte. En fait, tout ce que je peux vous écrire, c'est que vos mots ne pourraient traduire mieux la vision que j'ai de toute cette situation et mentalement mais surtout émotivement. Car je crois que vous avez visé juste avec toutes vos questions si pertinentes, vos cris du coeur. Autour de moi, en parlant aux citoyens de ma région, je sens cette même inquiétude viscérale. Je suis incapable de m'imaginer un Québec si différent, martelé, massacré, pollué de plus en plus, aux sons de cacophonies industrielles aux travers des ses terres riches en tout ce qui est vivant. Ce magnifique texte devrait être obligatoirement lu (à "coeur ouvert")par TOUS les politiciens du Qc et de ce monde. Merci Madame Lapierre.
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  • Valdanslavallee - Inscrit
    2 septembre 2010 09 h 20
    re : Là où est ton trésor
    Merci aussi Mme Isenmann pour votre touchant témoignage
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    2 septembre 2010 13 h 22
    Excellent article
    Il m'a touché au coeur.

    Un moratoire s'impose.
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  •  
  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    3 septembre 2010 14 h 05
    Vous auriez donc dû inspirer Marois...!
    ... dont la position floue a été vite démolie par Normandeau elle-même!
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  •  
  • Wina Forget - Inscrite
    4 septembre 2010 19 h 35
    Merci
    Votre texte est vibrant et fort! J'espère ma chère que vous l'avez envoyé dans tous les journaux possible ainsi qu'au plus grand nombre de députs possible. Je connais un peu votre magnifique village. j'y suis allée à deux reprises pour Les Rencontres Fraternelles Gilbert Langevin. Des gens du village sont venu nous lire et nous chanter de belles poésies. Ils nous ont également parlé et vanté les patiotes ayant vécu dans votre village avant vous. Ces gens m'ont énormément touché tout comme vous. Ne baissez jamais les bras.

    Nous aurons notre moratoire.

    (Manifestation contre les énergies fossile Dimanche 12 septembre 14h devant le palais des congrès à Montréal)
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    5 septembre 2010 10 h 04
    Le PQ n'est pas silencieux
    À preuve, il réclame officiellement un moratoire.
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  • Cynthiaroxane - Inscrit
    6 septembre 2010 15 h 51
    Québec Solidaire
    Avec tous les remous politiques de ces derniers temps, avec le franc succès d'Amir Khadir au parlement du Québec, j'ai commencé à m'ouvrir un peu plus et à lire sur le parti Québec Solidaire. À écouter Amir Kadhir il me semble qu'il répond aux préoccupations et aux aspirations que sont les miennes, les nôtres et les vôtres... Pourquoi est-ce toujours la classe "affaire" qui est au pouvoir et qui prend les décisions, sachant que l'appât du gain influence grandement leurs choix. Votre superbe lettre, il me semble, serait bien servie par ce parti, encore tout neuf certes, mais plein d'avenir. Rien n'est impossible. Je suis rêveuse peut-être, mais c'est ainsi que l'on change les choses. Est-ce réaliste de croire que nous sommes plusieurs qui auraient le pouvoir aux prochaines élections de mettre, dans un premier temps, le PQ au gouvernement avec Québec Solidaire comme opposition? Je n'ai jamais voté OUI aux référendums, mais pour les bonnes raisons je pourrais bien le faire un jour. IL FAUT ARRÊTER DE SE LAISSER FAIRE ET MENER PAR DES GENS QUI NE PENSENT QU'À LEUR FRIC, QUI N'ONT AUCUNE VISION AVEC DES VALEURS BIEN SUPERFICIELLES. Soyons conscients, intègres et intelligents... en prime, je suis certaine que cette chère économie se porterait même mieux ainsi!
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  •  
  • rivrain - Inscrit
    29 décembre 2010 07 h 20
    Puis-je publier votre article en France Madame?, svp.
    Qui correspond à lui seul à toutes les situation que pouvons "calquer" à l'ensemble de tous les pays du Nord des continents concernés!
    Nous sommes ici en basse Bretagne de France et sort qui est semble t' il réservé nous concerne aussi aussi vu les cartes des ressource annoncées... le marais Breton est déjà bien menacé et les transhumances humains qui se profilent à l' horizons de 20 prochaines années promettent des déséquilibres de peuplements plus grands que ceux que la France à connue après le rapatriement des populations Françaises d'Afrique et d'Asie jusqu'à la fin des années 1960, car nos régions ne seront pas soumises aux mêmes grands écarts climatiques que ceux du monde global... et je pense que le Canada connaîtra aussi un afflux de population avec un cadre d'existence commuée dans la description du cloaque misérable qui nous attend tous et que vous avez si bien expliqué...
    vous pouvez me laisser un message par mon lien : philipperivrain@gmail.com
    à vous lire...
    Cordialement.
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