Libre opinion - Trop tard?
Au cours du vingtième siècle, le monde s'est automutilé comme jamais auparavant et il se retrouve maintenant contraint de gérer l'irréparable. Selon de récents rapports du GIEC et de l'OCDE, il est déjà trop tard pour penser revenir en arrière et redonner à notre planète sa santé de jadis. Les échéances annoncées quant aux changements climatiques sont continuellement révisées à la baisse. S'il existe des moyens pour mettre un frein à son agonie, on attend toujours les actions précises des puissants de ce monde, qui persistent à vérifier l'heure sur une horloge arrêtée.
Malgré les efforts de gens de bonne volonté, que ce soit en matière de protection de l'environnement, d'économie sociale, de microcrédit ou de financement responsable pour améliorer les conditions de vie des humains, force est de constater que, sans un changement radical de nos pratiques de consommation, nous allons droit dans le mur. À la suite de la dernière crise économique, les promesses non tenues des hauts dirigeants politiques et financiers de ce monde, pour mettre de l'ordre dans l'économie et la finance, ne font que confirmer davantage le point de rupture.
Les ressources non renouvelables s'épuisent à un rythme effréné. Il n'y a qu'à penser aux déserts qui s'agrandissent et aux sécheresses conséquentes, laissant des populations entières dans un état inimaginable de désespoir et de délabrement. La monoculture, qui ne profite qu'à une minorité, occupe une place grandissante sur des terres hier encore fertiles à la culture de la variété. Des multinationales qui fabriquent des OGM, comme Monsanto, favorisent, par leurs monocultures intensives, l'apparition de mauvaises herbes de plus en plus résistantes. Sélection naturelle? Les requins de la finance s'en balancent comme de leur dernière chemise.
Au cours des années trente, le capitaliste Henry Ford, magnat de l'industrie automobile qui voulait mettre sur le marché une voiture propulsée à l'éthanol, s'est fait damer le pion par le non moins capitaliste John Rockefeller, magnat du pétrole qui a réussi à faire adopter une loi interdisant la fabrication de l'éthanol. Et tant pis pour les beaux principes capitalistes voulant que l'économie soit régulée selon l'offre et la demande, sans intervention de l'État.
Quel serait l'état de la planète aujourd'hui si un marché comme celui de l'éthanol, combustible de source végétale renouvelable, avait pu créer, au cours du vingtième siècle, un sain équilibre avec celui du pétrole, une source d'énergie non renouvelable? Sûrement qu'il y aurait moins de gaz à effet de serre et que des réserves de pétrole seraient encore disponibles pour les générations futures.
Qui aura le dernier mot?
Le foisonnement des marchés de la drogue, des armes, de la prostitution à grande échelle et de la vente d'enfants engendre une violence telle que les gouvernements de droite, de plus en plus présents, s'autorisent à engager davantage d'argent du peuple dans les sphères de la sécurité et de l'armée. Les dettes souveraines devenues incontrôlables sont en train de détruire le tissu social des pays affectés, engendrant de plus en plus de laissés-pour-compte.
Des peuples se battent entre eux pour obtenir leur part des ressources qui seront de moins en moins disponibles. Ici, c'est le Nord rapproché et le Grand Nord qui sont devenus des objets de convoitise de la part d'investisseurs insatiables et de pays, comme la Russie, les États-Unis, la Norvège et le Danemark, qui réclament leur part des dernières ressources de la planète encore inexploitées.
Au Québec, la découverte des gaz de schiste, une ressource non renouvelable, suscite un important débat de société entre les tenants de son exploitation à tout prix et ceux qui voudraient que cette ressource demeure là où elle est et constitue, éventuellement, une part d'héritage à laisser aux générations futures. Qui aura le dernier mot?
L'hydroélectricité mise à part, l'éolien, l'énergie solaire, la biomasse et la biométhanisation sont autant de sources d'énergie renouvelables et peu polluantes, contrairement au pétrole et au charbon. Ces ressources ne demandent qu'à être exploitées par les Québécois. Gaz de schiste ou sources d'énergie renouvelables? Les Québécois ont encore le loisir de décider. Mais le bon choix serait de commencer d'abord par mettre au pouvoir des femmes et des hommes dotés d'une vision axée sur le développement durable, qui travailleront résolument à la mise en place de sources d'énergie non polluantes et sécuritaires.
***
Marcel Lapointe, Saguenay
Malgré les efforts de gens de bonne volonté, que ce soit en matière de protection de l'environnement, d'économie sociale, de microcrédit ou de financement responsable pour améliorer les conditions de vie des humains, force est de constater que, sans un changement radical de nos pratiques de consommation, nous allons droit dans le mur. À la suite de la dernière crise économique, les promesses non tenues des hauts dirigeants politiques et financiers de ce monde, pour mettre de l'ordre dans l'économie et la finance, ne font que confirmer davantage le point de rupture.
Les ressources non renouvelables s'épuisent à un rythme effréné. Il n'y a qu'à penser aux déserts qui s'agrandissent et aux sécheresses conséquentes, laissant des populations entières dans un état inimaginable de désespoir et de délabrement. La monoculture, qui ne profite qu'à une minorité, occupe une place grandissante sur des terres hier encore fertiles à la culture de la variété. Des multinationales qui fabriquent des OGM, comme Monsanto, favorisent, par leurs monocultures intensives, l'apparition de mauvaises herbes de plus en plus résistantes. Sélection naturelle? Les requins de la finance s'en balancent comme de leur dernière chemise.
Au cours des années trente, le capitaliste Henry Ford, magnat de l'industrie automobile qui voulait mettre sur le marché une voiture propulsée à l'éthanol, s'est fait damer le pion par le non moins capitaliste John Rockefeller, magnat du pétrole qui a réussi à faire adopter une loi interdisant la fabrication de l'éthanol. Et tant pis pour les beaux principes capitalistes voulant que l'économie soit régulée selon l'offre et la demande, sans intervention de l'État.
Quel serait l'état de la planète aujourd'hui si un marché comme celui de l'éthanol, combustible de source végétale renouvelable, avait pu créer, au cours du vingtième siècle, un sain équilibre avec celui du pétrole, une source d'énergie non renouvelable? Sûrement qu'il y aurait moins de gaz à effet de serre et que des réserves de pétrole seraient encore disponibles pour les générations futures.
Qui aura le dernier mot?
Le foisonnement des marchés de la drogue, des armes, de la prostitution à grande échelle et de la vente d'enfants engendre une violence telle que les gouvernements de droite, de plus en plus présents, s'autorisent à engager davantage d'argent du peuple dans les sphères de la sécurité et de l'armée. Les dettes souveraines devenues incontrôlables sont en train de détruire le tissu social des pays affectés, engendrant de plus en plus de laissés-pour-compte.
Des peuples se battent entre eux pour obtenir leur part des ressources qui seront de moins en moins disponibles. Ici, c'est le Nord rapproché et le Grand Nord qui sont devenus des objets de convoitise de la part d'investisseurs insatiables et de pays, comme la Russie, les États-Unis, la Norvège et le Danemark, qui réclament leur part des dernières ressources de la planète encore inexploitées.
Au Québec, la découverte des gaz de schiste, une ressource non renouvelable, suscite un important débat de société entre les tenants de son exploitation à tout prix et ceux qui voudraient que cette ressource demeure là où elle est et constitue, éventuellement, une part d'héritage à laisser aux générations futures. Qui aura le dernier mot?
L'hydroélectricité mise à part, l'éolien, l'énergie solaire, la biomasse et la biométhanisation sont autant de sources d'énergie renouvelables et peu polluantes, contrairement au pétrole et au charbon. Ces ressources ne demandent qu'à être exploitées par les Québécois. Gaz de schiste ou sources d'énergie renouvelables? Les Québécois ont encore le loisir de décider. Mais le bon choix serait de commencer d'abord par mettre au pouvoir des femmes et des hommes dotés d'une vision axée sur le développement durable, qui travailleront résolument à la mise en place de sources d'énergie non polluantes et sécuritaires.
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Marcel Lapointe, Saguenay
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