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Projet de loi 14 - Non à la gestion paroissiale de nos ressources naturelles

Michel A. Rathier - Associé-conseil en stratégie dans un cabinet canadien d'envergure internationale, l'auteur oeuvre dans les domaines des ressources naturelles et la planification depuis plus de 25 ans. Il s'exprime ici à titre personnel.  1 août 2011  Actualités sur l'environnement
Exploitation minière de la compagnie Osisko, à Malartic, en Abitibi<br />
Photo : Source Osisko
Exploitation minière de la compagnie Osisko, à Malartic, en Abitibi
Le gouvernement du premier ministre Charest ne peut prétendre vouloir mettre en valeur des ressources minérales tout en se désengageant des responsabilités d'État que la valorisation responsable de cette même ressource lui commande

La cession de la gestion de la ressource minérale du Québec aux municipalités locales relève du plus pur des égarements législatifs qu'un gouvernement ait jamais commis.

Ainsi, avec le projet de loi 14 visant à réformer de nouveau la Loi sur les mines du Québec, tous les droits réels immobiliers (claims, titres, baux, etc.) se retrouvant dans des territoires catégorisés comme des périmètres urbanisés ou des zones de villégiature dans les plans directeurs locaux et les schémas régionaux sont soustraits de ces territoires. Peu importe qu'une PME ait investi des millions de dollars dans la recherche et l'exploration de sources minérales, ces droits sont retirés sans autre avis, discussion ou moyen d'arbitrer un geste inacceptable dans notre société démocratique.

Ce qui étonne d'autant plus, c'est que cette radiation potentielle de ces droits se fonde sur des concepts de zones qui ne sont aucunement définis dans notre législation. Par conséquent, une société exploratrice qui désire exécuter des travaux de recherche et d'investigation se voit maintenant assujettie à un tiers (la municipalité locale) pour obtenir un permis de poursuivre ses activités. À défaut d'obtenir ces nouvelles autorisations, ses droits sont tout simplement annulés, et ce, sans compensation, lui causant ainsi des préjudices incalculables.

Cette façon de faire est d'autant plus inexplicable que le gouvernement vient de lancer un grand plan de développement pour le Nord québécois où des milliards seront requis de la part de petits comme de grands investisseurs tant locaux qu'étrangers: que vont penser les investisseurs intéressés par ce projet mais soucieux de la sécurité de leurs investissements?

Plus près du citoyen


Pour justifier ce transfert du contrôle de l'activité minière vers le niveau municipal, le gouvernement prétend s'appuyer sur des principes de développement durable et de subsidiarité. Cette volonté se retrouve dans la Loi sur le développement durable de 2006, dans son article 6. f), qui affirme que les pouvoirs et les responsabilités (de l'État) doivent (!) être délégués au niveau d'autorité approprié. L'approche a pour autant des limites qui semblent échapper au législateur.

Ce principe de subsidiarité puiserait à la philosophie politique ou économique des Althusius, Thomas d'Aquin, Locke et Tocqueville. Il porte sur la gouvernance de nos sociétés et l'organisation administrative et juridique de l'État. Il est appliqué par l'État qui, pour des raisons d'efficacité, transfère des compétences et des responsabilités à un échelon subsidiaire de gouverne civile qui se trouve plus près du citoyen, soit au niveau de la région ou de la collectivité.

De nombreux pays d'Europe adaptent leurs pratiques de gouvernance dans un souci de subsidiarité. Le principe fut intensément débattu au moment de l'élargissement de l'Europe dans la foulée du traité de Maastricht (art. 5), au début des années 1990.

Le Québec a commencé à l'appliquer au moment de la modernisation de notre État au début des années 1960 et subséquemment avec les grandes réformes de la fin des années 1970. Les premières applications concrètes de cette pratique chez nous se manifestèrent avec la création de nos commissions scolaires et de nos réseaux régionaux de services sociaux et de santé.

Un virage important fut réalisé durant la période 1977-1979 avec l'expression des intentions du gouvernement de René Lévesque en matière de décentralisation et surtout avec le passage de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme qui a donné lieu à une sérieuse réforme de notre gouvernance territoriale et à la création de nos municipalités régionales de comtés.

Bien que l'État québécois ait clairement et maintes fois exprimé, au cours des 50 dernières années, une volonté ferme de rapprocher ses centres de décision des collectivités locales, il y a pourtant des secteurs de notre économie, dont ceux liés à nos ressources naturelles, où l'État a jugé plus efficace de maintenir un exercice centralisé de ses compétences. Pensons notamment à tout ce qui touche à l'eau et à l'air.

Même quand il s'est agi de la terre, l'État n'a jamais cédé sa mission de valoriser nos sols arables et de protéger le territoire agricole. Québec a toujours maintenu ses pleins pouvoirs dans la délimitation du territoire et le contrôle de l'utilisation de cette ressource, et ce, depuis 1978. C'est en vertu du principe corollaire de la suppléance que l'État justifie son intervention dans les cas où les enjeux dépassent les capacités de l'échelon inférieur. C'est en quelque sorte la préséance de l'intérêt général sur l'intérêt particulier, et c'est ce qui motive encore le gouvernement aujourd'hui dans le cas de la valorisation de nos terres arables.

Des limites

La foresterie québécoise, quant à elle, est peut-être en voie de devenir un exemple d'«égarement législatif et politique» illustrant les limites de la subsidiarité. Le gouvernement peine toujours à expliquer comment une plus grande implication des collectivités locales dans la gestion et la mise en valeur de la ressource forestière va contribuer à rendre nos entreprises forestières plus concurrentielles, surtout dans un contexte de crise qui persiste depuis 2006 et qui frappe de manière sans précédent tout ce secteur.

En matière de ressource minérale, l'exploration minière est une activité géoscientifique d'utilité «nationale». Elle comprend l'investigation du sous-sol national, l'exécution de recherches de longue durée et appelle à mesurer l'existence d'indices miniers prometteurs comportant une valeur économique qui reste à évaluer et à soutenir le développement continu d'un «référentiel national de connaissances scientifiques» pouvant au final contribuer à notre enrichissement collectif.

Puisque cette ressource est «dissimulée» dans le sous-sol, son exploration et son évaluation exigent des millions de dollars en investissement avant même de songer à la développer. Le projet de loi 14 assujettit rétroactivement la jouissance de ces droits d'exploration acquis par des centaines de PME à une nouvelle autorisation, qui doit être obtenue d'une municipalité locale, à défaut de quoi des millions de dollars investis en travaux passés et présents seront tout simplement anéantis.

Le Québec ne peut pas se permettre, en imposant ce type d'autorisations, de ralentir ou d'entraver la «continuité» d'exercice des entreprises, des individus et des collectivités régionales dépendant de cette filière.

On pervertit ainsi la notion de subsidiarité en cherchant à «paroissialiser» l'exploration minière. C'est un peu comme si on voulait déléguer le contrôle de la pêche maritime aux collectivités riveraines. On ne peut tout simplement pas municipaliser des bancs de poisson!

Ces mesures dépassent de loin ce que la subsidiarité est et devrait être. L'État ne peut pas se défaire de responsabilités qui relèvent de l'intérêt général et les déléguer à des entités subsidiaires de gouvernance dont la préoccupation est d'intérêt limité. Au plan de la ressource minière, cela nous conduira à la «balkanisation» croissante de nos ressources et surtout provoquera leur marchandisation, parcelle par parcelle. Une situation néfaste pour notre développement économique durable.

Il va de soi que les voix de nos collectivités doivent continuer à se faire entendre sur ces questions de gestion et de contrôle du développement de nos ressources, mais malheureusement, le gouvernement du premier ministre Charest ne peut prétendre vouloir mettre en valeur des ressources minérales, tel que le dicte le projet de loi 14, tout en se désengageant des responsabilités d'État que la valorisation responsable de cette même ressource lui commande.

L'intérêt général de tous les citoyens impose une limite au principe de subsidiarité, à moins que le seul but d'agir ainsi ne soit de répondre aux intérêts d'un petit groupe de paroissiens opposés à ceux de toute la congrégation.

***

Michel A. Rathier - Associé-conseil en stratégie dans un cabinet canadien d'envergure internationale, l'auteur oeuvre dans les domaines des ressources naturelles et la planification depuis plus de 25 ans. Il s'exprime ici à titre personnel.
 
 
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  • André Chevalier - Abonné
    1 août 2011 06 h 42
    Oui à la gestion locale
    Les entreprises agissent traditionnellement en prédateurs lorsqu'elles exploitent les ressources naturelles. Après leur passage, lorsque l'état leur laisse le champ libre, elles laissent généralement des zones dévastées lorsqu'on leur laisse le champ libre.
    L'histoire démontre largement qu'une gestion centralisée ne permet pas un contrôle sur ce que ses entreprises font localement au détriment des populations locales.
    Vous donnez l'exemple de la gestion locale des forêts qui empêcherait leur exploitation d'être concurrentielle. La réalité, c'est que les multinationales ont dévastés les forêts québécoises au point qu'il ne reste rien d'exploitable de façon rentable pour des dizaines d'années. Si la gestion avait été paroissiale, comme vous dites, est-ce qu'elles auraient pu en faire autant ?
    Il en est de même pour l'exploitation minière. Nous refusons de risquer de nous retrouver dans un territoire inhabitable après le passage de ces industries.
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  • S. Hains - Inscrit
    1 août 2011 08 h 32
    Limite au principe de subsidiarité?
    J'aurais bien envie de féliciter le gouvernement pour cette nouvelle loi. Comment pouvez-vous blâmer le recourt au principe de subsidiarité. Que les gens les plus touchés par un projet aient droit de refuser qu'on saccage leur milieux de vie est bien à la base de la démocratie.

    Pour ce qui est de bancs de poisson, depuis que les collectivités ont pris en main la gestion de la pêche au homard et au crabe, il se fait une gestion durable de ces ressources. Car les pêcheurs ont intérêt à ce qu'il reste de la ressources pour les générations futures. Or, le compagnie minière ont tendance à se comporter en prédateur.

    Vous devriez peut-être vous renseigner sur les pratiques de certaines compagnies pour l'exporation visant les gaz de schiste.

    C'est un bien drôle de raisonnement que vous avez, M.Rathier.
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  • France Marcotte - Abonnée
    1 août 2011 09 h 42
    Contexte!
    Monsieur parle d'une "nouvelle" autorisation qui doit être obtenue d'une municipalité locale. Cette autorisation n'est donc pas la seule. Les autres autorisations relèvent de l'État central. Dans le meilleur des mondes, un État bienveillant et à ses affaires garderait un regard global sur la gestion des biens communs, mais vous oubliez la corruption des élus et la mainmise des lobbies qui ont rendu nécessaire aux populations locales de vouloir prendre part aux décisions.
    C'est à vous et à vos entreprises de vous montrer de bons citoyens corporatifs et ne pas pousser les populations locales au frileux replis sur soi que vous déplorez.
    Et le petit groupe de paroissiens dont vous parlez sans les nommez, les écologistes je présume, je doute qu'ils aient le pouvoir que vous leur prêtez.
    Intéressant tout de même de voir l'industrie en opposition avec les décisions de ce gouvernement, un nouveau phénomène étrange.
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  • Michel Leclaire - Abonné
    1 août 2011 09 h 45
    L'ordre marchand
    Mon TRÈS CHER ($) Rathier,

    Il te faudrait comprendre que la société est composée d'individus et que les ressources du PAYS nous appartiennent! Les minières ne sont pas bienvenues chez nous.

    Le capitalisme est une tumeur qui doit être détruite pour la survie de l’espèce humaine.

    Michel Leclaire, BA ès Économie, LL,L.
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  • Jérôme Couture - Abonné
    1 août 2011 09 h 52
    à titre personnel ???
    M.Rathier s'exprime à titre personnel ... mon oeil !!! En plus, il insulte les municipalités locales en parlant de paroisse comme si les clients qu'il représente savaient mieux que quiconque ce qu'il faut faire. Pour qui travaille cet "expert" ...
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    1 août 2011 09 h 54
    Curieusement ?
    Comment pouvons nous faire croire qu'au Québec le gouvernement se propose de transférer ses pouvoirs de gestion des ressources minières au petit village St-Klinklin où le maire et ses conseillés ont une troisième année d'étude bien comprise, accompagnés d'une secrétaire à temps partiel. Pouvons nous un instant imaginer le genre de décisions que ce bon monde prendront pour protéger leurs concitoyens tout en espérant développer l"économie de la province. Est-ce que l'on rêve ou bien le ministre veut se rire de la population québécoise. Je croyais que le temps de l'armée des zouaves était dévolu.
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  • Michele - Inscrite
    1 août 2011 10 h 01
    La solution norvégienne
    La participation des municipalités, en ce qui a trait à l'exploitation des ressources naturelles, semble être un prérequis à une gestion responsable des ressources naturelles. Toutefois, il me semble que les ressources naturelles soient un bien commun et que cette question concerne l'ensemble des citoyens québécois. Les responsabilités et les revenus devraient être partagés entre la population québécoise et les exploitants.À cet égard, la solution norvégienne me semble être une avenue prometteuse, soit que l'État devienne partenaire à 51% et retire des profits. Une gestion étatique des ressources naturelles permet d'avoir une vue d'ensemble, d'imposer des règles environnementales et de contrôler l'exploitation responsable des ressources. D'ailleurs l'État finance généreusement les exploitants par l'entremise d'avantages divers et prêts, pourquoi ne pas en sus en retirer de plus grands bénéfices?
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  • André Chevalier - Abonné
    1 août 2011 10 h 34
    @Charles F. Labrecque
    Monsieur Labrecque,
    Vous caricaturez de façon méprisante une situation qui n'existe plus.
    On n'a pas besoin de longues études pour constater qu'un milieu est dévasté et devient invivable. Il suffit d'un peu de jugement.
    On n'est pas en Chine ou en Afrique où les oligarques avec la complicité de l'état central dévastent des régions entières, détruisant des villages et délogeant des populations impuissantes au nom d'un essor économique qui profite aux autres.
    Les populations locales doivent avoir leur mot à dire.
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  • France Marcotte - Abonnée
    1 août 2011 10 h 38
    Ah je comprends
    L'autorisation municipale, locale est la seule que ces messieurs ne réussiront pas à obtenir les doigts dans le nez.
    Alors pourquoi ne pas faire se sentir minables les localités?
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  • celljack - Inscrit
    1 août 2011 10 h 58
    @ Rathier
    Je n'ai aucun espoir que vous puissiez vous rendre compte à quel point les gens de nos villages n'ont aucunement besoin que vous veniez jouer le prestidigitateur "créateur de richesses". Pour la vaste majorité, ils sont déjà riches d'un milieu de vie confortable, sécuritaire et d'une économie locale renouvelable et prospère. Pendant que des milliardaires saoudiens payent des millions pour créer des lacs artificiels et se construire des chalets, nous avons tout cela naturellement et à un prix abordable. Qui est le plus riche dépend uniquement de l'illusionnisme du point de vue.

    Si par malheur un village vivait une misère assez grave pour avoir besoin de vos emplois, vous aurez à négocier avec eux. On appelle ça une "valuation contingente". En gros, la question à poser aux gens du village est: "combien d'emplois et de dédommagements voudriez-vous obtenir pour que notre entreprise exploite une mine ici?" Reste à trouver un terrain d'entente.

    Vous êtes l'exemple parfait du gars qui n'a rien compris de ce qu'est la démocratie. Vos claims et vos investissements, il faudra un jour vous rendre compte que rien ne vous garantit quoi que ce soit. Les papiers et les contrats en démocratie ça s'annule par la force du public, par les médias, par la politique ou par la rue. Le peuple est maître chez lui.
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  • jpz - Abonné
    1 août 2011 13 h 04
    Créer l'illusion ou créer des richesses ?
    Considérant les profits et les subventions que nos gouvernements font à ces promoteurs et entreprises, comme dans le plan nord et autres projets du même type, plusieurs de ces entreprises sont des b s corporatifs ; avec l’argent des gouvernements elles se font de bons profits mais chaque emplois créés est subventionnés à 3 et 4 fois les salaires payés aux travailleurs locaux. Des emplois à 75 K$ par an coûtent chacun 300K$ et plus annuellement en subventions.
    On donnerait 250 K$ par année à des gens en région en les obligeant à dépenser localement ces sommes généreraient plus de retombées que celles que les promoteurs promettent en illusion aux politiciens.

    Tout cela est illusion et mystification politique loin de la logique du gros bon sens…
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  • Madeline Wait - Inscrit
    1 août 2011 13 h 48
    Pour Monsieur Jean Charest
    Pourrait-on demander à notre 1er ministre, de prendre un moment de réflexion, bien particulier, et, à ce qu'il me semble, bien important sur la philosophie ou, sans plus, la cohérence, dans le domaine de la gouvernance de nos ressources naturelles?

    Espérons que cette demande lui sera acheminée par quelque fonctionnaire un tant soit peu compétent/intelligent dont la pertinence de cet article aura attiré l'attention pour l'acheminer au bureau du premier ministre: c'est, du moins, mon souhait le plus cher, et j'espère ne pas formuler de "voeu pieux" en désirant découvrir notre 1er Magistrat élu toujours soucieux d'être fidèle à son engagement envers la Société québecoise...
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  • Jonathan Lafontaine - Inscrit
    1 août 2011 14 h 34
    Très éloquent - une lettre qui exprime bien la situation
    M.Rathier,

    Vous avez su exprimer clairement ce que déplorent les diverses parties impliqués. De plus, les commentaires qui sont négatifs illustrent clairement votre point d'une manière également éloquente.

    En incluant une voix dans qui, sans mauvaise foi, ne comprends pas les enjeux du débat ne fait que rajouter la confusion et brouille le sujet.

    Le thème des ressources minérales est complexe cherchant en même temps un contexte scientifique, technique, ouvrier, légal, environnemental, populiste, financier, et social. La régionalisation d'un discours concernant les ressources naturelles est naturellement importante mais vous avez astucieusement pointé la faiblesse: devrait-on inclure le palier municipal dans la gestion des ressources qui relèvent d'autorité provinciale/nationale? La connaissance et le dialogue régional avec les sociétés minières existe quand même, mais les municipalités partagent les coûts de services du MRNF, entité dont la population québécoise peut être fière.

    Les allusions à la démocratisation des ressources ne font que brouiller l'image: la population à bien plus à dire et porte une voix nettement plus forte sous un ministère dévoué, le MRNF, qu'en essayant de lever le ton avec quelques rares experts municipaux. N'oublions pas que l'ensemble des ressources se trouvent non pas dans les grandes municipalités comme Montréal ou Québec, mais accessibles via Radisson, Chibougamau, Povougnituq, Senneterre, etc. Ces municipalités pourront-ils tous trouver (et se payer) des experts et systèmes qui auront un poids avec des lois aussi mordantes qu'avec le MRNF? Pourront-elles (les municipalités éloignées) légiférer ces compagnies d'exploration desquelles, parfois, sont les seuls employeurs régionaux?
    Et, finalement, la vérité brute:
    En rehaussant le nombre d'intervenants gouvernementaux, on réhausse obligatoirement le coût de gestion et, dans cette instance, c'est des sous que, je pense, seraient mieux u
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  • JEAN-PIERRE THOMASSIN - Inscrit
    1 août 2011 16 h 37
    Quelle incohérence!
    Je défie n'importe quel québécois d'appeler dans sa municipalicé ou MRC et demander à parler au responsable du développement minier afin de discuter de l'opportunité d'investir des millions de dollars pour développer un projet minier sur le territoire.

    On va vous répondre: Euhhhhh!

    Aucune municipalité ou MRC n'a de géologue et la plupart n'ont même pas de carte géologique de leur territoire.

    Ici en Abitibi, on a même attribué le statut "zone de villégiature" à des territoires où se trouvent des mines en activité (Goldex, Kiena). Tout simplement incroyable.

    Le gouvernement a un seul objectif avec ces nouvelles règles: tuer l'exploitation des ressources naturelles (mines, gaz et pétrole) dans le Québec habité et ce, à des fins électoralistes seulement.

    L'exploitation des ressources naturelles, c'est méchant. C'est capitaliste, c'est destructeur, c,est inutile, ç'est pas payant.....

    C'est sur que c'est commode le fer et le zinc pour construire les autos, le pétrole pour le remplir le réservoir, le gaz pour la cuisinière, le cuivre et l'aluminium pour transporter l'électricité.....

    Mais pas pour nous les québécois. On a pas besoin de ça voyons.
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  •  
  • Louise Lefebvre - Inscrite
    1 août 2011 19 h 38
    poudre aux yeux???
    Le projet de loi 14 est-il de la poudre aux yeux...
    Sera-t-il adopté après que toutes les compagnies minières se seront incrustées de telle sorte que les municipalités ne pourront que s'incliner devant des droits acquis???
    M. Rathier vous avez probablement gaspillé votre énergie à écrire cette lettre car M. Charest s'empresse de faire le tour du monde pour donner notre province.
    Soyez assuré que vous ne pourrez me convaincre et convaincre ceux et celles dont les valeurs sont à l'opposé des vôtres car votre argumentation ne tient pas la route...
    Après 25 ans de service vous devriez prendre votre retraite comme moi dans une charmante région et les paroisses deviendront des petits villages que vous réussirez à apprécier avec un peu de temps et d'ouverture d'esprit.
    Vous savez la richesse d'un pays s'évalue à ce qu'elle possède et non ce qu'elle a perdu car que restera-t-il quand la mine sera vidée???
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  • Louise Lefebvre - Inscrite
    1 août 2011 21 h 34
    @M.Rathier
    À cause de la loi 14 vous déplorez le fait que les pauvres PME risquent de perdre des millions de dollars investies en exploration et en recheche sur des projets qui seront possiblement refusés...
    Parcontre vous semblez ne pas vous émouvoir sur le sort de milliers de gens qui ont investi toute leur vie et tous leurs avoirs dans une propriété afin de la rendre confortable et agréable.
    Leur maison est souvent leur seule richesse et l'attachement qu'ils ont pour leur maison et la beauté de leur environnement n'a pas de prix...
    Qu'une compagnie minière ou gazière viennent bouleverser la vie de ces gens me préoccupent au plus haut point et SVP ne venez pas pleurer sur le sort des PME...
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    2 août 2011 10 h 57
    Préjudices incalculables?
    Je suis persuadé que si ces entreprises allaient en cour pour casser la loi, ils sauraient bien les calculer, ces préjudices!
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  •  
  • Paul-André Bouchard - Inscrit
    6 août 2011 09 h 05
    Dis-moi qui te paie ?
    Il est évident que ce monsieur travaille ardemment pour le BIEN de la communauté... financière.

    Pauvre peuple du Québec... il faudrait qu'il suive un cours intensif sur COMMENT VOTER 101 ... T'as beau gueuler, quand vient le temps de voter tu te tires dans le pied ... c'est désolant !
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  • Jonathan Lafontaine - Inscrit
    8 août 2011 18 h 12
    M. Bouchard, un redressement de la critique.
    Sans pouvoir parler qu'à mon nom, je crois que la critique est plutôt faite en direction de la formulation de la loi.
    Encore, ne parlant que pour moi-même, je crois que c'est bien que les communautés s'impliquent dans le développement minier et que les individus aient une compréhension du domaine minier. Mais, après avoir lu attentivement la loi, à quelquepart le gouvernement cherche à mettre des barrières entre les communautés et les représentants connaisseurs, indépendants et qui pourraient donner l'heure juste aux communautés locales (c'est à dire Géologie-Québec et le MRNF). Avec la loi 14, le gouvernement mets sur le dos des municipalités l'obligation de fournir une expertise dont elles n'ont jamais eu, et dont les citoyens n'ont aucune mesure de confiance. Par analogie, c'est suggérer qu'un malade peut obtenir un diagnostic fiable non seulement de son medecin, mais également de son garagiste (désolé à mon garagiste - mais c'est vrai que ton idée d'eau chaude et du miel n'a rien fait). Celà ne réduit d'aucune manière le dynamisme que les cityens peuvent avoir.
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  • Jonathan Lafontaine - Inscrit
    8 août 2011 18 h 49
    Et aussi....
    M. Bouchard,

    "Pauvre peuple du Québec..." Ça démontre un éloquent hommage.

    Je crois que la différence fondamentale entre nous sera que je ne rabaisserai jamais mes co-citoyens quand le choix démocratique n'est pas à mon avantage - j'ai beaucoup trop confiance que les gens savent ce qu'ils font. Je suis prêt à mettre l'avenir de la province dans les mains des québécois honnêtes et intelligents. Contrairement à vous, je ne mépriserai jamais mon voisin.
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