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Lettres - Un modèle pour la jeunesse

Christian Larsen - Gatineau, le 3 octobre 2011  5 octobre 2011  Actualités sur l'environnement
Pierre Dansereau, que j'ai connu et fréquenté à Percé, dans les années 60, a sans doute été l'homme le plus heureux et le plus complet qu'il m'ait été donné de rencontrer dans ma vie.

Coiffé de son éternelle tuque portugaise, pour tromper sa calvitie, Pierre était d'une bonne humeur contagieuse. Je le voyais à Percé, entouré d'une équipe de jeunes chercheurs, courant les bois et les berges, auréolé de titres prestigieux, mais toujours d'une simplicité et d'une gentillesse remarquables.

Comme il m'avait entendu chanter mes chansons chez Solange Chaput-Rolland, il me proposa les paroles d'une chanson à mettre en musique intitulée Toasts et café. C'était là une autre corde à son arc. Quelques années plus tard, il se mit à peindre, et ses toiles de fous de Bassan de l'île Bonaventure étaient remarquables.

Comme je le félicitais un jour de toute sa science, il me dit une parole que je n'ai jamais oubliée: «Sachez, cher ami, que ce que je sais, c'est très peu en regard de ce que je ne sais pas!»

Je souhaite ici que notre jeunesse, à qui on ne propose souvent que de fausses idoles, s'inspire d'un savant et d'un sage comme Pierre Dansereau. Demeuré jeune toute sa vie parce qu'heureux et épanoui, et porté par la grâce et la foi, il est entré à 100 ans dans la lumière éternelle du Père.

***

Christian Larsen - Gatineau, le 3 octobre 2011
 
 
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    5 octobre 2011 12 h 02
    Un modèle pour une classe élitiste, soit!
    Pourquoi un modèle? Il était lui. Son parcours l'a amené à ce qu'il a été et il semble avoir eu les ressources et assez de facilité à le faire.

    On est toujours à proposer des modèles à la jeunesse comme on nous proposait la vie des saints qu'on ne pouvait jamais atteindre parce que ce n'était pas qu'ils avaient vécus et ce qu'ils pensaient; on leur avait fait subir bien des austérités et on leur avait fait dire bien des choses sauf l'essentiel l'authenticité.

    Mon commentaire ne vise pas l'homme, Monsieur Danserau, ou son oeuvre mais bien la dépréciation de la jeunesse par l'absurde en proposant un modèle, un paternalisme archaïque.

    La jeunesse n'a pas besoin de modèle, elle a besoin qu'on l'aide à s'épanouir et je doute fort, qu'à la lumière des événements socioéconomiques actuels et les scandales de gouvernance mafieuse, que nous l'aidions vraiment.

    "Entre la bombe et l’orchidée je choisirais la fleur et si on m’accordait un choix supplémentaire je prendrais le parti de l’homme."
    (Fernand Séguin, biochimiste et vulgarisateur scientifique )

    Moi je prends le parti de la jeunesse.
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