Lettres - L'expertise perdue
Selon de récentes études indépendantes, le potentiel pétrolier de l'île d'Anticosti dépasserait les 40 milliards de barils. Or, Hydro-Québec, en vertu de la sainte doctrine de la «réingénierie» de l'État, a cédé il y a quelques années tous ses permis d'exploration pour une somme ridicule. Le maintien en vigueur de ceux-ci ne coûte que 10 cents l'hectare. Plusieurs anciens hauts gradés d'Hydro-Québec et de la SOQUIP travaillent maintenant dans l'industrie privée, en particulier pour la compagnie Junex.
À quoi assiste-t-on? Un peu comme au ministère des Transports, à une perte d'expertise de l'État au profit de l'industrie pétrolière et gazière, ainsi qu'à une abdication de ses responsabilités envers le bien commun. De là à conclure que certaines conclusions du rapport Duchesneau pourraient également s'appliquer au ministère des Ressources naturelles, il n'y a qu'un pas.
***
Martin Foisy - L'Assomption, le 29 septembre 2011
À quoi assiste-t-on? Un peu comme au ministère des Transports, à une perte d'expertise de l'État au profit de l'industrie pétrolière et gazière, ainsi qu'à une abdication de ses responsabilités envers le bien commun. De là à conclure que certaines conclusions du rapport Duchesneau pourraient également s'appliquer au ministère des Ressources naturelles, il n'y a qu'un pas.
***
Martin Foisy - L'Assomption, le 29 septembre 2011
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

