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Lettres - L'expertise perdue

Martin Foisy - L'Assomption, le 29 septembre 2011  5 octobre 2011  Actualités sur l'environnement
Selon de récentes études indépendantes, le potentiel pétrolier de l'île d'Anticosti dépasserait les 40 milliards de barils. Or, Hydro-Québec, en vertu de la sainte doctrine de la «réingénierie» de l'État, a cédé il y a quelques années tous ses permis d'exploration pour une somme ridicule. Le maintien en vigueur de ceux-ci ne coûte que 10 cents l'hectare. Plusieurs anciens hauts gradés d'Hydro-Québec et de la SOQUIP travaillent maintenant dans l'industrie privée, en particulier pour la compagnie Junex.

À quoi assiste-t-on? Un peu comme au ministère des Transports, à une perte d'expertise de l'État au profit de l'industrie pétrolière et gazière, ainsi qu'à une abdication de ses responsabilités envers le bien commun. De là à conclure que certaines conclusions du rapport Duchesneau pourraient également s'appliquer au ministère des Ressources naturelles, il n'y a qu'un pas.

***

Martin Foisy - L'Assomption, le 29 septembre 2011
 
 
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  • André Chevalier - Abonné
    5 octobre 2011 05 h 52
    Une arnaque ?
    Est-ce invraisemblable d'imaginer que les experts du ministère des richesses naturelles mal payés aient convaincu le gouvernement de laisser tomber l'exploration pétrolière de l'île d'Anticosti avec des rapports négatifs en sachant très bien que le potentiel est énorme et avec l'intention de détourner les profits de cette exploitation dans leurs poches ?
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  • André Chevalier - Abonné
    5 octobre 2011 05 h 55
    Oups !
    Mon propos précédent s'applique aussi aux hauts gradés de la SOQIP, bien sur.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    5 octobre 2011 07 h 51
    M. Chevalier et les compténces.
    Des compétences en ressources pétrolières québécoises, il y en a, elles sont en Californie, en Alberta. Le jour où le gouvernement provincial aura besoin de telles compétences, incluant des haut gradés comme vous dites, il les recrutera. Pour le reste, vous téléscopez les dates. Au moment où H-Q et le gouvernement ont pris cette décision, ils n'estimaient pas que le forage horizontal, la fracturation hydraulique, le forage en profondeur prendraient tant de place. Les québécois n'y croient pas encore aujourd'hui semble-t-il, puisqu'une "majorité" s'oppose à leur utilisation.
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  • celljack - Inscrit
    5 octobre 2011 08 h 56
    Argument contradictoire
    Si la situation actuelle est la faute d'hydro-québec qui n'a pas su anticiper que les techniques de forage horizontal et de fracturation hydraulique se développeraient et fonctionneraient aussi bien, ce n'est pas une raison de prendre des risques environnementaux.

    En effet, le même argument peut être utilisé envers les pro-pétrole, à l'effet qu'il ne faudrait pas sous-estimer le développement et la fonctionnalité dans un futur proche des technologies d'énergies renouvelables.
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  • André Chevalier - Abonné
    5 octobre 2011 09 h 13
    @ Jacques Saint-Cyr
    L'article parle du potentiel pétrolier de l'île d'Anticosti, pas du gaz de shale de la plaine du Saint-Laurent.

    Vous dites : «Le jour où le gouvernement provincial aura besoin de telles compétences, incluant des haut gradés comme vous dites, il les recrutera.»
    Voulez-vous dire que les hauts gradés de l'IREQ et du ministère des richesses naturelles n'avaient pas les compétences nécessaires pour occuper leur poste ?
    Comment se fait-il qu'il se retrouvent maintenant gestionnaires d'entreprises pétrolières et gazières ?
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    5 octobre 2011 09 h 37
    @Chevalier: les hauts gradés
    Ils se retrouvent dans le privé parce que c'est là qu'on évolue rapidement et qu'ils ont atteint l'âge de faire des affaires, pas de conseiller des ministres qui préfèrent être à l'écoute de l'Opinion. Les technocrates gouvernementaux, ceux qui restent, sont comme les généraux, ils refont sans cesse la dernière bataille, avec des chevaux contre des tanks par exemple. Le pétrole d'Anticosti va être exploité avec succès si on applique certaines des dernières technologies, comme le forage horizontal.
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  • celljack - Inscrit
    5 octobre 2011 10 h 34
    @Jacques Saint-Cyr
    De un, c'est le devoir démocratique d'un ministre d'être à l'écoute de l'Opinion.

    De deux, le pétrole d'Anticosti peut techniquement être exploité, oui. De manière économique, considérant un bilan environnemental complet, j'en doute. Et le sera-t-il, j'en doute aussi.
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  • André Chevalier - Abonné
    5 octobre 2011 11 h 34
    @ Jacques Saint-Cyr
    Vous dites : « les hauts gradés
    Ils se retrouvent dans le privé parce que c'est là qu'on évolue rapidement et qu'ils ont atteint l'âge de faire des affaires»

    Vous dites exactement la même chose que moi, mais d'une façon polie.
    Leur poche passe devant l'intérêt public.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    5 octobre 2011 12 h 59
    @Chevalier: vous parliez de perte de compétences.
    Ce n'est pas être un croche ou un exploiteur que de vouloir entreprendre. On a beaucoup de difficulté au Québec avec les riches, surtout ceux qui réussissent. Et puis, pensez-y, ceux-là recrutent des spécialistes pétroliers pour faire avancer leurs affaires, c'est toujours çà de gagné pour le Québec. Le gouvernement pourrait même en recruter quelques uns, qui sont plus jeunes et plus au fait des dernières technologies.
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  • André Chevalier - Abonné
    5 octobre 2011 15 h 20
    @ Jacques Saint-Cyr
    Vous dites : «Ce n'est pas être un croche ou un exploiteur que de vouloir entreprendre.»
    Ça dépend... Si, pour le gouvernement, vous établissez une politique énergétique qui a pour objet de céder les ressources publiques à l'avantage du privé, puis que vous passiez aussitôt au domaine privé pour mettre la main sur ces ressources, moi... j'estime que c'est croche.
    Vous ajoutez : «Et puis, pensez-y, ceux-là recrutent des spécialistes pétroliers pour faire avancer leurs affaires, c'est toujours çà de gagné pour le Québec.»
    Pourquoi n'en recrutaient-ils pas lorsqu'ils travaillaient pour le gouvernement ?
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