Lettres - Le Canada, l'OMC et l'environnement
La négociation d'un nouveau protocole de Kyoto sans la participation du Canada serait la meilleure façon de contraindre le Canada à apporter sa contribution dans la lutte contre les changements climatiques. Malgré qu'il puisse paraître contre-intuitif de forcer la collaboration d'un pays en refusant de collaborer avec lui; il faut considérer le rôle d'un autre levier international puissant, celui dont le régime Harper ne pourrait se passer: l'Organisation mondiale du commerce.
L'organisme qui gère l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce s'est déjà prononcé sur la question, et considère qu'un pays ne luttant pas contre les changements climatiques s'octroie un avantage compétitif injuste par rapport à ceux qui le font. Comme l'OMC est munie d'un organe de règlement des différends ayant un pouvoir contraignant envers ses membres, il serait donc possible de négocier d'abord un Kyoto fort, sans les pressions canadiennes voulant diluer ses ambitions, et d'ensuite forcer le Canada à y participer contre son gré en le traînant devant le tribunal de l'OMC. Évidemment, il serait plus gracieux et plus noble d'affronter le défi climatique de nous-mêmes, mais les conservateurs n'en ont rien à cirer.
À Nairobi, Bali et Copenhague, le Canada n'a fait qu'obstruer le processus, gagnant même à plusieurs reprises le prix bouffon du «fossile de l'année». Il ne faut donc surtout pas l'inviter à renouveler ses tactiques honteuses à Durban, sinon le nouvel accord sur l'atmosphère finira sans doute aussi léger que l'air...
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Youri Cormier - Montréal, le 12 octobre 2011
L'organisme qui gère l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce s'est déjà prononcé sur la question, et considère qu'un pays ne luttant pas contre les changements climatiques s'octroie un avantage compétitif injuste par rapport à ceux qui le font. Comme l'OMC est munie d'un organe de règlement des différends ayant un pouvoir contraignant envers ses membres, il serait donc possible de négocier d'abord un Kyoto fort, sans les pressions canadiennes voulant diluer ses ambitions, et d'ensuite forcer le Canada à y participer contre son gré en le traînant devant le tribunal de l'OMC. Évidemment, il serait plus gracieux et plus noble d'affronter le défi climatique de nous-mêmes, mais les conservateurs n'en ont rien à cirer.
À Nairobi, Bali et Copenhague, le Canada n'a fait qu'obstruer le processus, gagnant même à plusieurs reprises le prix bouffon du «fossile de l'année». Il ne faut donc surtout pas l'inviter à renouveler ses tactiques honteuses à Durban, sinon le nouvel accord sur l'atmosphère finira sans doute aussi léger que l'air...
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Youri Cormier - Montréal, le 12 octobre 2011
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