Lettres - Une mauvaise foi époustouflante
Une autre raison pour les Québécois d'être indignés est la mauvaise foi criante de Lucien Bouchard qui, après nous avoir fustigés et traités de paresseux, nous invite à prendre des risques au sujet des gaz de schiste (Le Devoir, 15 octobre 2011). Voyez comme il invite l'État québécois à investir dans ce secteur en raison, dit-il, de nos besoins énormes. Toutefois, ces besoins ne sont pas énergétiques, mais ils consistent en des investissements «en éducation [...] dans les affaires sociales [...] dans les autoroutes [...] on veut investir partout».
Si je comprends bien, comme «ça va prendre de l'argent pour le faire», investissons dans le gaz de schiste pour le vendre, d'où l'invitation à l'État d'investir.
Mais qui est propriétaire des titres qui vont donner droit aux revenus? Pas l'État du Québec, non, mais des entreprises étrangères, non québécoises, dont l'albertaine Talisman qui paie le salaire de Bouchard comme lobbyiste de l'Association pétrolière et gazière du Québec — l'ennemi dans nos murs.
Alors l'État doit participer, mais par contre, il ne doit pas aller jusqu'à nationaliser le secteur de l'énergie comme la logique le veut. À ce point, Bouchard met les freins, sans s'expliquer bien entendu. Quant aux permis d'exploration, les fameux claims à 10 cents l'hectare, non, Bouchard ne trouve pas pertinent de les augmenter, alors que les provinces de l'Ouest canadien les vendent à 500 $ l'hectare.
Et, pince-sans-rire, Bouchard ose affirmer sans sourciller qu'il veut le bien du Québec! Si nous le laissons faire, c'est certain qu'il l'aura, comme dit l'autre. Dire que cet homme a déjà désiré passer à l'histoire pour avoir réalisé l'indépendance du Québec! J'en ai mal au coeur.
***
Hélène Trudeau - Candiac, le 25 octobre 2011
Si je comprends bien, comme «ça va prendre de l'argent pour le faire», investissons dans le gaz de schiste pour le vendre, d'où l'invitation à l'État d'investir.
Mais qui est propriétaire des titres qui vont donner droit aux revenus? Pas l'État du Québec, non, mais des entreprises étrangères, non québécoises, dont l'albertaine Talisman qui paie le salaire de Bouchard comme lobbyiste de l'Association pétrolière et gazière du Québec — l'ennemi dans nos murs.
Alors l'État doit participer, mais par contre, il ne doit pas aller jusqu'à nationaliser le secteur de l'énergie comme la logique le veut. À ce point, Bouchard met les freins, sans s'expliquer bien entendu. Quant aux permis d'exploration, les fameux claims à 10 cents l'hectare, non, Bouchard ne trouve pas pertinent de les augmenter, alors que les provinces de l'Ouest canadien les vendent à 500 $ l'hectare.
Et, pince-sans-rire, Bouchard ose affirmer sans sourciller qu'il veut le bien du Québec! Si nous le laissons faire, c'est certain qu'il l'aura, comme dit l'autre. Dire que cet homme a déjà désiré passer à l'histoire pour avoir réalisé l'indépendance du Québec! J'en ai mal au coeur.
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Hélène Trudeau - Candiac, le 25 octobre 2011
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