lundi 28 mai 2012 Dernière mise à jour 01h13
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Exploration pétrolière - Pétrolia fait un pas de plus vers le forage d'un troisième puits au site Haldimand

L'entreprise Pétrolia a annoncé hier avoir terminé un premier modèle 3D du réservoir Haldimand, situé dans une zone pour laquelle elle détient des permis d'exploration pétrolière, près de Gaspé. Elle a maintenant en mains tous les éléments qui lui permettront de forer un troisième puits, une étape de plus vers la première production pétrolière du Québec. Des travaux récents ont aussi permis de «casser» la roche en profondeur, mais l'entreprise refuse de parler de fracturation hydraulique.

Le modèle 3D s'appuie sur les données obtenues au cours des travaux d'exploration et il servira notamment à «optimiser la trajectoire du prochain puits», qui lui, permettra de préciser les réserves d'or noir qui seront exploitées. Les dernières évaluations rendues publiques font état de la présence de plus de huit millions de barils. Au prix actuel du baril, soit près de 100 $, cette ressource a une valeur brute de 800 millions de dollars.

Afin de déterminer comme sera foré le troisième puits prévu d'ici quelques mois, l'entreprise a aussi injecté récemment un mélange de pétrole sous haute pression dans le sol gaspésien, ce qui a permis à Pétrolia d'en apprendre davantage sur les structures de la roche qui renferme le pétrole. Cette opération a aussi fait grimper la production quotidienne du puits à plus de 40 barils. Le pétrole extrait au cours de la phase d'exploration n'est pas soumis au régime de redevances du Québec.

La vice-présidente de Pétrolia, Isabelle Proulx, a indiqué hier que ces derniers travaux ont surtout servi à faire «casser» la roche en profondeur. Mais elle a refusé de parler de «fracturation hydraulique». Fait à noter, toutes les opérations de fracturation hydraulique, que ce soit sur des puits gaziers ou pétroliers, doivent en théorie être effectuées dans le cadre de l'évaluation environnementale stratégique (EES) lancée par le gouvernement libéral l'an dernier pour étudier le gaz de schiste et le pétrole.

Or, Pétrolia ne participe pas à cette EES mise sur pied pour répondre aux très nombreuses interrogations quant aux risques environnementaux que pose l'exploitation d'énergie fossile. Mme Proulx a toutefois précisé hier que l'Institut national de recherche scientifique travaillait à une étude qui devrait permettre d'évaluer les risques liés à l'exploitation pétrolière, par exemple pour les nappes phréatiques. Cette étude devrait également être utile, selon elle, pour développer un modèle pour l'industrie de l'or noir qui compte s'implanter au Québec au cours des prochaines années.

Pétrolia possède des intérêts sur un territoire de 14 000 km2 au Québec, soit environ 17 % du territoire québécois sous permis. Ses permis sont surtout situés en Gaspésie et sur l'île d'Anticosti.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Gert - Inscrit
    7 février 2012 13 h 51
    Casser la roche
    Ils disent qu'ils n'ont pas fait de fracturation hydraulique , comment on appelle ça , envoyer du pétrole sous haute pression , que ce soit des produit chimique ou du pétrole ou de l'eau , moi j'appelle ça hydraulique , ils cherchent toute sortes d'entourloupettes pour faire passer la fracturation hydraulique. Mais bon sans , réveillez vous , regardez autour de vous , vous êtes en train de détruire la terre et pourquoi , pour l'argent .Pour l'instant , l'argent vous fait manger mais continuez comme ça et vous verrez que l'argent ne vous servira plus a grand chose bientôt car il y a sur la terre un ménage qui est en train de se faire et tout le monde vas payer pour votre cupiditée et c,est pour plus vite que vous pensez. Gerty
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • camelot - Inscrit
    7 février 2012 14 h 02
    Question
    Cette compagnie possède-t-elle des permis de forage dans le domaine Sagard ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dr Tournesol - Abonné
    7 février 2012 15 h 37
    Plus de questions que de réponses (encore!)
    Est-ce possible que Pétrolia ait voulu jouer ici le même jeu que les pétrolières en France? Tenter de faire de la fracturation qui n'est pas hydraulique?... Certes, il est difficile de parler de fracturation hydraulique si l'on utilise pas de l'eau mais du pétrole mais cela ne signifie pas pour autant que l'on ne fracture pas la roche. On pourrait à la limite prétendre que des traces d'eau se retrouvent dans les fluides de fracturation et que les fracturations doivent par conséquent porter le qualificatif d'hydraulique mais cela ne ferait que mettre en relief le flou sur ce terme, et par conséquent, sur les lois et règlements votés ici au Québec, en France et possiblement ailleurs. On ne le veut probablement pas... Cette "nouvelle technique" ne constituerait-elle pas aussi le motif pour lequel Pétrolia se distancie de l'étude environnementale stratégique sur le gaz de schiste (ÉES)?... sachant que seule la fracturation hydraulique sera étudiée par cette instance, information obtenue lors de la tournée publique de décembre 2011?... À moins que le pétrole de schiste ne fasse l'objet d'un statut particulier par rapport au gaz de schiste? Ce qui nous ramènerait en plein débat, sachant aussi que les distinctions entre forage marin et terrestre, conventionnel ou non, ne peuvent être escamotées? Nous sommes au Canada ne l'oublions pas et d’inévitables conflits de juridiction ne manqueront pas de se poser en cas de forages en milieu fluvial ou marin.

    Autre question: pourquoi donc Pétrolia, comme Junex et Gastem par ailleurs, n'est pas assujettie au régime des redevances? Les puits sont en période "d'évaluation" a-t-on appris du MRNF l'année dernière. Mais, dites-moi, existe-t-il un règlement, une loi, régissant cette phase d'activité? Ou une simple définition à tout le moins... Une loi des hydrocarbures, nous promettait la ministre Normandeau...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Francois - Inscrit
    9 février 2012 08 h 42
    Détournement de la loi
    Voilà Pétrolia n'a pas encore commencé son exploitation qu'elle détourne les lois et jouent avec les mots, comme elle l'ait toujours faite d'ailleurs. Le pire dans tout cela c'est le gouvernement ferme les yeux et n'apporte aucune modification. Je ne serai pas surpris de voir Jean Charest au service des pétrolières au prochaine élection comme l'ait fait Nathalie Normandeau. Nous sommes entrains de nous faire trahir et voler. Ils n'ont aucun respect pour la société Québécoise et son environnement. Ils ont pour mission de nous retirer nos ressources, faire de l'argent, nous donner les miettes et nous laisser avec un environnement pollué. Ils ont fait leurs preuves ailleurs.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
4 réactions
3 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012