Lettres - Politiciens, réveillez-vous!
Les résultats de la recherche empirique de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis et de l'Université de Boulder au Colorado nous révèlent que les émissions de gaz sont deux fois plus élevées que ce que nous indiquaient les industriels qui bénéficient de l'écoute attentive de nos gouvernants.
L'aperçu qui nous a été livré par Louis-Gilles Francoeur (Le Devoir, 10 février) rejoint et amplifie les conclusions du docteur en géologie Marc Durand qui, en mars dernier, rappelait que si l'exploitation classique permettait d'extraire plus de 95 % du gaz, il n'en va pas ainsi dans le cas du gaz de schiste qui laissera s'échapper 80 % du gaz présent dans le gisement, où se retrouvent aussi d'autres gaz nocifs; que «le forage de puits et la fracturation du massif sont des opérations totalement irréversibles sans aucune solution technique pour remettre le massif de shale dans son état d'imperméabilité originale».
Les lobbyistes des différentes associations pétrolières et gazières du Québec vont devoir agiter de nouveaux leurres pour attirer la sympathie du public en faveur d'une industrie détraquée et d'entreprises privées en quête de bénéfices pour leurs membres.
À l'occasion de la campagne électorale qui se profile déjà à l'horizon, il faudra bien demander à nos politiciens au pouvoir de nous expliquer comment ils peuvent concilier le développement durable avec la promotion d'une industrie destructrice où — on s'en doute bien — plusieurs se cherchent sans vergogne une niche d'administrateurs, de conseillers et de lobbyistes... pendant que sur nos terres s'échappent des vapeurs n'ayant rien à voir avec les célèbres émissions explosives de vaches «normandes».
S'il se trouve des politiciens responsables au gouvernement, il est temps qu'ils se démarquent de la ligne de parti. Le dossier des gaz de schiste leur en donne l'occasion.
***
Gilles Bertrand - Québec, le 10 février 2012
L'aperçu qui nous a été livré par Louis-Gilles Francoeur (Le Devoir, 10 février) rejoint et amplifie les conclusions du docteur en géologie Marc Durand qui, en mars dernier, rappelait que si l'exploitation classique permettait d'extraire plus de 95 % du gaz, il n'en va pas ainsi dans le cas du gaz de schiste qui laissera s'échapper 80 % du gaz présent dans le gisement, où se retrouvent aussi d'autres gaz nocifs; que «le forage de puits et la fracturation du massif sont des opérations totalement irréversibles sans aucune solution technique pour remettre le massif de shale dans son état d'imperméabilité originale».
Les lobbyistes des différentes associations pétrolières et gazières du Québec vont devoir agiter de nouveaux leurres pour attirer la sympathie du public en faveur d'une industrie détraquée et d'entreprises privées en quête de bénéfices pour leurs membres.
À l'occasion de la campagne électorale qui se profile déjà à l'horizon, il faudra bien demander à nos politiciens au pouvoir de nous expliquer comment ils peuvent concilier le développement durable avec la promotion d'une industrie destructrice où — on s'en doute bien — plusieurs se cherchent sans vergogne une niche d'administrateurs, de conseillers et de lobbyistes... pendant que sur nos terres s'échappent des vapeurs n'ayant rien à voir avec les célèbres émissions explosives de vaches «normandes».
S'il se trouve des politiciens responsables au gouvernement, il est temps qu'ils se démarquent de la ligne de parti. Le dossier des gaz de schiste leur en donne l'occasion.
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Gilles Bertrand - Québec, le 10 février 2012
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