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Libre opinion - Démocratie ou islamisme?

Djemila Benhabib - Auteure de Ma vie à contre-Coran  3 février 2011  Actualités internationales
Le samedi 29 janvier, à l'appel d'associations de femmes, une grande marche pour la citoyenneté et l'égalité a été organisée à Tunis et à laquelle ont participé des milliers de citoyens pour exiger que la laïcité et l'égalité entre les femmes et les hommes soient explicitement énoncées dans la nouvelle Constitution du pays.

Les Tunisiennes sont conscientes du fait que lorsque l'histoire a balbutié, dans le monde arabe et musulman, les islamistes se sont hissés à la périphérie ou au coeur du pouvoir pour tordre le cou à la démocratie et faire reculer les droits des femmes. Tels des vautours, chaque fois qu'il est question de transition, ils cherchent le bon moment pour sauter dans l'arène politique.

En ce sens, le mouvement Nahdha, dirigé par Rached Ghannouchi, proche de la Confrérie des frères musulmans, constitue une véritable menace pour l'avenir. Ainsi, les Tunisiens doivent faire preuve d'une grande vigilance. Aussi réputés soient-ils pour leur tolérance et leur esprit d'ouverture, ils ne sont pas à l'abri d'un égarement. Car la Tunisie porte aussi en elle les ambivalences du monde arabe et musulman. L'islam est religion d'État. L'islam institutionnalisé a été promu par le dictateur Ben Ali de mille et une façons depuis les élections législatives de 1989.

Bien que les femmes aient été discrètes lors des soulèvements populaires des dernières semaines, la révolution tunisienne a bel et bien un visage de femme, une femme libre et émancipée dont le statut a toujours fait l'envie de toutes les femmes du monde arabe et musulman, un monde où l'on ne se gêne guère pour infliger aux femmes un traitement digne d'une autre époque. N'oublions pas qu'en Tunisie, l'argument qui consiste à dire qu'Allah a voulu le voile, la polygamie, la répudiation et la lapidation n'a pas marché.

Dès le début du XXe siècle, des hommes et femmes ont rêvé de construire une autre alternative où la dignité des femmes ne se bradait pas. Le Tunisien Tahar Haddad (1899-1935), théologien de l'Université de la Zeitouna, tout autant que l'Égyptien Qasim Amin (1863-1908), écrivain et poète, prônèrent l'émancipation des femmes et l'abandon du voile. Haddad a activement milité contre la polygamie; il a comparé «le voile à la muselière qu'on met au chien pour les empêcher de mordre». Avec Bourguiba, fondateur du parti nationaliste le Néo-Destour en 1934, la Tunisie a connu une époque de revendications et de succès féministes.

Dans un article de presse, paru le vendredi 11 janvier 1929 dans le journal L'Étendard tunisien, Bourguiba met l'accent sur la nécessité du changement au sein de la société. «L'évolution doit se faire sinon c'est la mort», écrit-il. Dès la première année de l'indépendance, il met en marche un train de réformes législatives dont le fleuron demeure le Code du statut personnel (CSP). Promulgué le 13 août 1956, il accorde aux femmes des droits sans équivalent ailleurs dans le monde arabe. Il abolit notamment la polygamie et la répudiation et exige, pour le mariage, le consentement mutuel des futurs époux. Il octroie aux femmes le droit de vote en 1957 et autorise l'avortement en 1973.

L'alibi des États musulmans qui ont institutionnalisé la discrimination et les violences à l'égard des femmes afin de les subordonner aux hommes est toujours le même, à savoir l'islam et l'application de la charia. Faire une brèche dans ce système, c'est faire une brèche dans toute la société. Le statut des femmes soulève un tabou majeur, celui de la place de la religion dans la société. C'est un problème qui reste aujourd'hui encore le principal défi avec lequel les musulmans sont aux prises. Nous touchons là à un élément central.

La question de savoir si un système politique fondé sur la religion est compatible avec un projet démocratique se heurte à un principe éthique. En démocratie, les libertés d'opinion, de parole et de conscience sont des droits intrinsèques qui supposent le droit à la dissidence. Dans ce système, la possibilité de demander à ce qu'une loi soit modifiée ou abrogée existe. Or, une telle liberté est impossible lorsque la loi est fondée sur un texte sacré.

Ainsi, faire entrer la religion dans le domaine du politique et imposer la charia en prétextant la volonté d'Allah, c'est remettre en cause l'autonomie de l'individu par rapport à sa communauté. C'est aussi refuser une conception de la religion qui devrait être le résultat d'une démarche personnelle et libre d'adhésion à une croyance. Les pratiques sociales se sont largement sécularisées dans la grande majorité des sociétés musulmanes et, dans la plupart des États, les lois islamiques touchent essentiellement, pour ne pas dire exclusivement, le domaine familial et par voie de conséquence la place accordée aux femmes dans ce domaine. C'est dire l'enjeu que constitue le statut des femmes.

Tahar Haddad et Bourguiba ont frayé un chemin dans les esprits. Aujourd'hui, une autre génération prend la relève pour consolider les acquis et participer pleinement à la formidable ouverture démocratique. La «révolution de jasmin» ouvre la voie du changement et, au-delà, appelle le monde arabe à un choix décisif: démocratie ou islamisme?

 
 
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  • Georges Paquet - Abonné
    3 février 2011 05 h 04
    L'inquiétude des femmes... mais aussi des hommes qui les aiment.
    Très beau texte de Mme Benhabib. Espoir et inquiétude s'y mêlent. Il ne faut pas que nos gouvernements, nos chroniqueurs et nos concitoyens cessent d'observer ce qui se passe dans le monde arabe et demeurent totalement vigilants afin de ne pas fermer les yeux, et surtout de protester fermement et d'intervenir intelligemment, si jamais, comme le craint Mme Benhabib, les islamistes s'apprêtaient à se saisir du pouvoir.
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  • Jean de Cuir - Abonné
    3 février 2011 08 h 03
    Souveraineté de la personne ou pas!
    En effet un texte tr'es pensé. Une loi fondée sur la souveraineté de la personne ne peut être du même coup fondée sur un texte sacré ou une religion. Il y a contradiction. Ainsi, comme l' auteure le souligne, un choix fondamental s'impose soit démocratie ou islamisme. On peut généraliser en disant soit démocratie ou religion comme principe de société!
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  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    3 février 2011 08 h 43
    Les imprécisions «volontaires» de D. Benhabib.
    1 ) Vous avez oubliez de mentionner que si l'Islam est la religion d'État de la Tunisie( il ne pourrait en être autrement si on ne s'affranchit pas de l'histoire, la population n'est ni de confession orthodoxe, ni hindou), l'État tunisien est laic.

    2) Que vous affirmiez que le retour de Rached Ghannouchi et du mouvement Nahdha dans l'espace politique futur de la Tunisie est une «véritable menace pour l'avenir» en en l'associant au Frères musulmans, sans nous révéler les deux tendances existantes dans ce mouvement relève d'une vente d'angoisse aux arguments plutôt fragile.
    Visiblement, vos angoisses-dont nous sommes plutôt habitués-avec vos sempiternels raccourcis, n'ont pas de prise sur l'actualité.

    A) Ghannouchi a répété et répété(France 2, télé Suisse romande, BBC) que se présenter aux futures élections ne l'intéresse pas du tout.
    B) Ghannouchi deux ans avant son départ pour l'exil, avait reconnu la pertinence du code du Statut de la femme tunisienne.
    C) Si vous aviez eu un souci d'honnêteté, vous auriez reconnu que les discours de ce dernier dans les années 80 avec ceux d'aujourd'hui ne sont pas du tout de la même teneur.

    3) Vous auriez aussi intérêt à vous informer davantage sur la composante des Frères musulmans au Maghreb, particulièrement en Égypte. Il n'y a pas que le rigorisme qui habite ce mouvement. Je vous renvoie à l'ouvrage du très respectable et modéré analyste Sami Aoun, L'Islam aujourd'hui: Fractures, intégrismes et modernité aux Éditions Médiaspaul qui accorde un passage intéressant sur les nuances qui habite ce mouvement au délà des vendeurs d'angoisses islamophobes. La méfiance est de mise, mais les débats idéologiques existent dans ce mouvement madame.

    4) Je vous ferai également remarqué qu'en Turquie le parti islamiste au pouvoir cohabite très bien avec la démocratie. Ce que vous gardez sous silence pour les raisons qu'on connait bien dû à vos antécédents écrits.
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  • Johanne St-Amour - Inscrite
    3 février 2011 08 h 55
    Bonne analyse
    Merci pour ce texte Madame Benhabib.
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    3 février 2011 09 h 19
    Islamisme ou retour du dictat?
    Il y a malheureusement surtout beaucoup de chances qu'après un certain lapse de temps de nouveaux présidents réélus triomphalement avec 98% des voies durant 30 ans reprennent le pouvoir, ou sinon voir des démocraties de type sud américaines apparaitre, néanmoins les régimes de ce type laissent plus de place à l'amour et à la femme que l'Islamisme.

    Je ne veux pas casser vos rêves, mais c'est probablement ce qui se produira.
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  • Mehdi Chabri - Inscrit
    3 février 2011 10 h 04
    Lire Djemila Benhabib demande une grande dose de prudence.
    Merci au Devoir qui me permet de contribuer à cette discussion en répondant à Mme Benhabib.

    Il est pertinent Madame que vous demeuriez vigilante face à l'islamisme, sauf que vous semblez avoir des connaissances plutôt limitées face à ce mouvement traversés par différents courants, du fréquentable au moins ouvert au compromis.

    Je suis né dans un pays musulman, j'ai habité dans 3 autres, ainsi qu,en Grande-Bretagne, France et maintenant le Québec. Et je vous avoue que j,ai eu l'occasion de me frotter au plan argumentatif avec certains leaders de la mouvance islamiste et elle est aussi diversifiée dans ses attentes, ses positions et ses visions de la démocratie, de la modernité et du libéralisme que n'importe quel autre courant du christiannisme ou du judaisme.

    Votre généralisation ne sert pas très bien le débat. D,autant plus que vous avez une vision du hidjab(entrevue cette semaine sur le 98.5) absolument réducteur et insultant en le qualifiant d'objet de soumission et que toutes les femmes semblent le porter en y étant obligé par autrui.
    Est-ce nécessaire de rappeler que vous êtes la même qui dans un journal de quartier en février 2010 (The Suburban) aviez qualifié« le quotidien La Presse de porte-voix des Talibans» !!!!!!!! Et Michelle Ouimet une grande journaliste de ce quotidien, de «haut-parleur des intégristes» C'est déjà suffisant pour se méfier de vos écrits. Désolé.
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  • Michel Leclaire - Abonné
    3 février 2011 10 h 59
    Religions et domaine publique
    Pour moi, tout cela se résume à un principe : PAS DE RELIGION DANS L'ESPACE PUBLIQUE.

    Et je suis en accord avec "La religion est l'opium du peuple"
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  • Nelson - Inscrit
    3 février 2011 11 h 03
    INTERNET À FAIT TOMBER LES DICTATURES COMUNISTES ET FERA TOMBER LES AUTRES.
    Les gens n'acceptent plus les dictatures et constatent qu'ils ont et sont le vrai pouvoir quand ils se mettent tous ensembles pour récupérer leur liberté.

    Obama à gagné aussi à cause de l'internet.

    Charest est mal pris parce que centaines des milliers des gens demandent sa démission, en utilisant internet.

    L'internet a changé le monde et fait et fera tomber des dictatures parce que permet de voir la liberté et le bien être ailleurs, permet mettre les gens ensemble et se transformer en instrument politique décisif dans le contexte de la modernité.

    LE FUTUR SERA DÉMOCRATIQUE, LAIQUE, FÉMINISTE, ÉCOLOGIQUE, ÉGALITAIRE, PACIFIQUE...PLUS HUMAIN, QUOI.
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  • mustapha amarouche - Inscrit
    3 février 2011 12 h 13
    Analyse trés pertinente, Djemila Benhabib

    Vous avez mis le doigt sur le piège idéologique dans lequel se débat l’ensemble de la carte géographique musulmane. Les populations ont été livrées depuis longtemps, et pour des raisons stratégiques sentant le pétrole, à l’aliénation islamiste, dans le but d’anesthésier et d’empêcher l’émergence d’une conscience politique et citoyenne et d’assurer la pérennité de pouvoirs de castes qui arrangent en grande partie l’occident. L’aliénation est si bien réussie: les élites démocratiques, féministes, porteuses des valeurs universelles de liberté, d’égalité entre la femme et l’homme, de souveraineté populaire, toutes les forces du changement ont comme adversaires les plus résolus les larges franges islamisées. Les pouvoirs de ces contrées sous traitent aux islamistes la lutte contre les courants de modernisme et d’alternance aux pouvoirs.
    Croire que Rachid ghannouchi, comme semble le faire un membre du forum, annoncera tout de go vouloir prendre le pouvoir, c’est sous-estimer les capacités de dissimulation et de stratégie des islamistes. Ils avancent doucement, pour ne pas heurter, puis lancent toutes leurs métastases dans tous les milieux pour coloniser le corps social. Les islamistes tunisiens, comme tous leurs confrères dans le monde, ne peuvent vouloir que la charia. Ils ont un idéal, une certaine république islamique, qui a institué la répression, la pendaison la lapidation comme principal garant de la république d’Allah. Ces jours ci, les pendaisons se sont multipliées, coïncidant avec les mouvements populaires en Tunisie et en Égypte. A qui les dirigeants islamistes de cette « république » veulent ils délivrer un message?
    En Tunisie et en Égypte, les islamistes s’opposent ou pervertissent le mouvement populaire. Leur ennemi c’est la liberté. La solution à long terme passe par le démantèlement de leur message d’aliénation et de terreur spirituelle en protégeant les enfa
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    3 février 2011 12 h 46
    Religion et dictature
    Je pose une question aux philosophes et aux sociologues: Y a-t-il un lien entre la religion et la dictature?

    Le fait de croire aveuglément dans le domaine religieux incline-t-il à se laisser mener par le bout du nez dans les affaires courantes de la vie et en politique, et donc à accepter plus facilement la dictature ou l'absence de démocratie?
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  • Charles Dubois - Inscrit
    3 février 2011 14 h 17
    Les imprécisions de Mehdi..
    @mehdi

    Quelles sont les deux tendances ? L'une violente et l'autre qui croit qu'elle peut arriver à ses fins sans utiliser la violence. Le résultat est le même..l'implantation de la charia et l'islamisation de la société. Les libertés civiles prennent le bord!

    En Turquie, l'AKP d'Erdogan avance par la stratégie des petits pas. L'armée et la cosntitution freient leur ambition, mais tranquillement ils islamisent la société.

    Vous saurez que l'islamiste Ghannouchi a utilisé la violence dans le passé. Son discours ? Comme s'il fallait prendre au pied de la la lettre les discours alambiqués et trompeurs des tenants de l'islam politique. Ils utilisent la ruse et les demi-vérités.. une stratégie que vous maitrisez fort bien d'ailleurs..

    -Ghannouchi a des liens intellectuels avec le FIS en Algérie. Le FIS est par la suite devenu un groupe terioriste soit le Groupe Islamique Armé. Le GIA et les 200 000 morts durant la guerre civile en Algérie

    -Ghannouchi a louangé le régime des Ayatollahs en Iran

    - Il a des liens familiaux douteux car il est marié avec la fille du leader génocidaire des Frères musulmans du Soudan:Hassan Al Tourabi. L'islamiste Ghannouchi se promenait jusqu'à récemment avec un passeport diplomatique soudanais.

    - Ghannouchi serait un membre influent des hautes instances de la confrérie des Frères musulmans en Occident
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  • J.Gabriel - Inscrit
    3 février 2011 14 h 50
    Alarmisme contre misérabilisme!
    L'alarmisme de Mme Benhabil n'a rien à envier au misérabilisme de M. Mehdi Duchênes et autres fiêvreux qui voient dans toute critique de l'islam un acte xénophobe, voire haineux.
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  • Danjici41 - Abonné
    3 février 2011 16 h 00
    Brovo...
    Votre texte est juste et décrit bien la réalité de l'islam. Merci.
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  • Martin Dufresne - Abonné
    3 février 2011 16 h 27
    La démocratie doit-elle exclure les "mauvaises" religions?
    Je trouve effectivement xénophobes des expressions comme "les ambivalences du monde arabe et musulman" sans parler de l'iconographie qui fait des Musulmans avoués des "vautours" qui voudraient "tordre le cou à la démocratie". À voir son choix de métaphores, l'auteure semble avoir bien peu de respect pour l'itntelligence de son public.
    J'aimerais qu'elle interpelle aussi notre propre ambivalence alors qu'on ose qualifier de "démocratie" des dictatures d'élus-fantoches, entretenues par les milliards américains et qui refusent par principe aux partis identifiés à l'Islam le droit de participer aux élections, alors qu'on voir partout ailleurs dans le monde des partis identifiés au christianisme, explicitement ou non.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    3 février 2011 16 h 48
    Ce cher Mdhi
    Il passe son temps à citer des auteurs qui parlent des deux côtés de la bouche ou qui se contredisent allègrement selon l'auditoire auquel ils s'adressent. J'aimerais bien que ce M.Medhi (et je pense que ce pseudonyme sert à plusieurs personnes étant donné que certains textes contiennent peu de fautes d'orthographe, alors que celui-ci en contient une grande quantité) que ce M.Medhi, dis-je, commente les livres de madame Samia Shariff et qu'il ose nous dise que ce ne sont là que des cas isolés qui n'ont aucun rapport avec la réalité que vivent des millions de musulmanes. Madame Shariff n'est pas la seule musulmane qui a osé et réussi à briser le silence pour dénoncer l'état d'esclavage auquel les femmes de musulmans sont trop souvent soumises. Je lui ferai remarquer que l'esclavage est aboli depuis plus de cent cinquante ans en Amérique. Quand vous dénoncerez les abus et crimes commis par les musulmans au nom d'Allah et du Coran, nous vous prendrons peut-être plus au sérieux.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    3 février 2011 18 h 03
    @ M.Medhi
    Je m'excuse, je n'ai trouvé que 3 fautes dans votre texte.Elles étaient tellement grosses que sans revérifier, je croyais qu'il y en avait plus.
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  • Mehdi Chabri - Inscrit
    3 février 2011 19 h 15
    L'ado qui veut jouer dans la cour des grands.
    Merci au Devoir de me permettre de contribuer à cette discussion.

    Je souhaiterai répondre à C. Dubois qui accole des discours du leader du parti Nahdha d'il y a 30 ans à aujourd'hui. Vous êtes soit de mauvaise foi ou soit que vous semer volontairement la confusion chez les lecteurs afin de déligitimer le soulèvement tunisien. S'il est revenu d'exil c'est justement parce que le gouvernement tunisien de transition qui lui a permis, a constaté qu'il ne représentait pas du tout une menace à venir. Ayez au moins l'honnêteté de citer ses récents discours.

    Je trouve votre attitude également méprisante pour l'intelligence des gens en associant ce leader à un génocidaire parce qu'il a épousé la fille de Hassan al Tourabi. On croirait lire un adolescent qui voudrait jouer dans la cour des grands même en étant incapable.

    Votre texte, un véritable ramassis d'insinuations sans source est malheureusement pitoyable pour une tribune de qualité comme le Devoir.
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  • gtoup - Inscrit
    3 février 2011 20 h 41
    Désinformation
    Il est déplorable que le correspondant qui s'identifie du prénom de Mehdi dans ses commentaires ne nous dise pas carrément qu'il est islamiste. Nous en avons assez du sectarisme et du communautarisme et de ces donneurs de leçons dont le seul but est de miner l'égalité entre les hommes et les femmes et nos engagements résolument démocratiques.
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  • Serge Adam - Abonné
    3 février 2011 22 h 48
    L’Occident et l’épouvantail islamiste
    L'épouvantail des « islamistes » encore une fois

    Voilà que madame Djemila Benhabib agite encore une fois l'épouvantail de l'islamisme qui guetterait la révolution tunisienne... Un Discours mainte fois repris par la droite et l'extrême droite de même que les conseillers de Ben Ali.

    Malgré tout le respect que je vous dois, madame, je crois que vous errez dans votre analyse... L'islam ne constitue pas une menace pour notre société et les musulmans ne sont pas tous des fondamentalistes et des « islamistes » radicaux. C'est de bien mal connaitre la réalité... et la Tunisie.

    Je trouve votre point de vue réductionniste et anti-historique.

    Je vous inviterais à lire : « Tunisie. Comment fonctionnait la propagande de Ben Ali » dont voici un court extrait

    L’Occident et l’épouvantail islamiste
    À chaque crise, ses journalistes agents véreux, dont les noms sont connus de tous les Tunisiens, se mettaient à crier au loup : « Les islamistes veulent prendre le pouvoir »!

    Or la population tunisienne dans son écrasante majorité a toujours renié l’islamisme radical. Seul le comportement indigne et irresponsable des proches du régime pousse les Tunisiens vers l’extrémisme. C’est à se demander, d’ailleurs, si le système mis en place par Ben Ali ne fabriquait pas, par ses excès répressifs même, et de manière volontaire, des extrémistes qui justifiaient, a posteriori, ces mêmes excès.

    Alors, cessons de véhiculer cette islamophobie très à la mode avec cette peur du Bonhomme Sept Heures.

    À l'intolérance nous répondons par la tolérance. Fini le temps des staliniens de toutes sortes.
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  • Moe - Inscrit
    4 février 2011 05 h 58
    Juste pour vous rassurer du moins pour la Tunisie
    Pour ce qu'est de la Tunisie je peux vous rassurer et je parle en connaissance de cause Nous (les jeunes) on se laissera pas faire on fera rempart on laissera jamais notre Tunisie devenir islamique on est pour la liberté du culte quelqu’il soit mais on laissera jamais les acquis sociaux qu'on a réussir à obtenir on va jamais les céder.
    Et pour vous rassurer juste une petite anecdote lors des quelque jours qui on suivie la chute de la dictature et la fuite du déchu le chaos régnait et les gens se sont organisés en comité de surveillance dans les quartiers pour se défendre et défendre leurs biens surtout la nuit contre les bandes de pillards et vue les nuits longues et froides et surtout humides dans presque tous les quartiers il y avait des apéros géant spontanée pour se réchauffer !!
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  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    4 février 2011 09 h 50
    @gtoup ( 20 H 41) et les Mehdi
    À qui vous adressez vous M. le pseudonyme, pas suffisamment courageux pour s'identifier clairement ? Il y a effectivement un Québécois d'origine qui est moi en l'occurence et un autre qui affirme clairmeent être un Québécois d'adoption comme affirmé plus haut. Alors qui soupçonnez vous d'être islamiste ? Et si cela s'avère que c'est moi, alors pourriez vous avoir l'honnêteté de citer mes précédents écrits qui le démontrerait ?
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    4 février 2011 12 h 54
    et ça continue
    Il n'est pas étonnant de voir que Messieurs Duchêne et Chabri s'en prennent à Madame Benhabib. Monsieur Duchêne s'en prend d'ailleurs à toute personne qui critique l'islam, même de façon rationnelle et argumentée, avec un attitude agressive qui frôle même la grossièreté.

    De plus, voilà que Madame Benhabib se fait de nouveau accuser à tort de prétendre que tous les musulmans sont des islamistes (par Serge Adam, notamment), alors qu'elle est la première à écrire très clairement que les premières victimes des mouvements islamistes sont les musulmans modérés. Je soupçonne que beaucoup de gens s'en prennent à cette dame en ayant lu l'article en diagonale et surtout, en ne prenant jamais la peine de lire Ma vie à contre-coran. Quiconque a lu attentivement Ma vie à contre-coran et est intellectuellement honnête n'aurait jamais l'idée d'accuser Djemila Benhabib de s'en prendre aux musulmans.
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  • Gravelon - Inscrit
    5 février 2011 08 h 06
    islamiste?
    il y a beaucoup d'interventions qui font dans le manicheisme, d'un côté le radicalisme islamique, et de l'autre, la gentille démocratie stable, asceptisé, clean. Le monde ne ressemble pas à cette polarité:
    - le radicalisme islamique a été crée et soutenu par l'intervention des puissances dominantes dans la région. L'Iran a été agressée, en raison de ses richesses pétrolières durant tout le 20 ème siècle, puissances qui ont installé et soutenu sans vergogne un dictateur de la pire espèce (le shah). Il est donc normal que les gens se replient sur leurs croyances et leurs religions, ne serait-ce que pendant un certain temps. Mais non content de les avoir agressé pendant des dizaines d'années, voici qu'on finance un Sadam Hussein pour les attaquer. on aboutit à une autre radicalisation du régime, et voici qu'on veut les affamer par un embargo, autre radicalisation en guise de réponse.
    Le wahabbisme vient des radicaux séoudiens, qui grâce au petrodollars et à l'appui des américains, financent le radicalisme islamique, en créant des madrassas par exemple au Pakistant et en finançant des talibans.
    Ben Laden et ElKaida sont une créature purement américaine, créee à l'origine pour lutter contre les soviétiques, et qui s'est retournée contre son créateurs.
    Mais rarement, l'islam a-t-il donnée naissance par lui même au radicalisme, les guerres, les agressions, le vol des terre et des richesses, l'appat du gain, la volonté de piller ces pays, tels sont les vrais ingrédients du radicalisme islamique.
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  • francaisdamerique - Inscrit
    5 février 2011 09 h 05
    la démocratie c'est...
    Les incontournables dans une vraie démocratie sont la séparation de l’état de l’église, l'accès à une éducation séculaire et l’égalité sans conditions entre l’homme et la femme.

    Tant que tous voudront s'identifié musulman (que ce soit modéré ou non) et qu'on répète sans cesse que l'Islam est la religion d'état, il n'y aura aucuns changements dans cette partie du monde; seulement un changement d'acteurs.
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  • Hélène Béland - Inscrite
    5 février 2011 11 h 29
    Dans le secret des dieux
    L'Iran chiite se frotte les mains devant la débâcle sunnite du monde arabe qu'elle accuse depuis des lustres d'être trop conciliant avec l'Amérique et Israël. L'Iran profite que les regards de l'ONU et de la communauté internationale sont détournés, pour poursuivre son agenda nucléaire qu'il jure sur le saint coran que même si les entrailles de la terre d'Ali est bourrée de fossile noir, que ce nucléaire a pour objectif ultime un usage civil.
    L'iran tend la main politique avec quelques pétrodollars dans sa paume aux frères musulmans et à toute neurone barbue et voilée du théocratiquement correct de profiter de ce momentum privilégié, pour mettre le parti de dieu au pouvoir, car allah est le plus grand et ouvrira la porte de la liberté, comme il l'a fait pour le Hezbollah, pour Gaza, pour la Tchétchénie et sans doute ailleurs à l'heure où on se parle...
    La Tunisie, l'Égypte, le Yémen...qui sera le prochain?... sont coincés entre la soumission à allah, la sharia, la oumma islamique et sa religion d'état d'un côté et la soumission d'un dictateur de l'autre...une 3e voie reste à bâtir...un travail de société titanesque... l'islam ne veut-il pas dire: soumission à allah?
    Entre temps, l'Iran aura amplement le temps d'avoir sa bombe .
    L'avenir du monde musulman est-il écrit quelque part? Allah seul le sait et les djins s'en doutent...
    Pour l'instant, on a confisqué la technologie de l'image et des mots aux méchants journalistes agitateurs en territoire musulman ....et l'invention de Bill Gates est au banc des accusés et despotes de satan à l'aube du 21 e siècle.
    La démocratie ne sortira pas d'une mosquée, tout comme un prix nobel ou la charte des droits humains ne sont pas sortis d'un temple ou d'une église ...mais bon...les musulmans sont libres d'y croire n'est-ce pas? La Liberté ça se mérite, encore faut-il lui donner un sens.
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  • francaisdamerique - Inscrit
    5 février 2011 13 h 08
    petite correction...
    Les incontournables dans une vraie démocratie sont la séparation de l’état de l’église, l'accès à une éducation non religieuse et l’égalité sans conditions entre l’homme et la femme.

    Tant que tous voudront s'identifié musulman (que ce soit modéré ou non) et qu'on répète sans cesse que l'Islam est la religion d'état, il n'y aura aucuns changements dans cette partie du monde; seulement un changement d'acteurs
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  • Le  Devoir Le Devoir - Auteur
    5 février 2011 15 h 29
    Merci
    Nous mettons maintenant fin aux commentaires à la suite de cet article. Merci.
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