Lettres - Comment oublier ?
Jean Bottari - Saint-Mathias-sur-Richelieu, le 3 septembre 2011
9 septembre 2011
Actualités internationales
Le 11 septembre 2001, je travaillais dans un bureau situé dans un édifice de plusieurs étages du boulevard Crémazie. Après une heure et demie dans le trafic, j'arrive au bureau et donne un coup de fil à mon épouse. Elle me raconte qu'un avion s'est écrasé sur l'une des tours du World Trade Center. On parle d'accident à la télévision. Nous parlons de choses et d'autres et là, en direct, elle voit un deuxième avion qui se fracasse contre l'autre tour. Incrédule, je lui dis qu'ils doivent probablement rediffuser les mêmes images. Mais non, c'est bel et bien un deuxième avion. Dès lors, plus question de simple accident.
L'horreur dans sa voix me glace le sang. Mais qu'arrive-t-il donc? Après quelques «je t'aime» d'usage bien sentis, nous raccrochons. Tout à coup, la peur s'empare de moi. Mais que va-t-il arriver maintenant? Vont-ils aussi s'en prendre au Canada? Au Québec?
Je suis dans un édifice comportant plusieurs étages. Y a-t-il d'autres fous dans les airs? Vais-je revoir les personnes que j'aime? Combien de personnes ces malades ont-ils tuées? La radio ne diffuse plus de musique. Non. Uniquement des nouvelles en direct qui décrivent l'horreur vécue à New York, capitale financière et symbole de la richesse et de la suprématie américaine pour les fous, les malades que sont ces terroristes sans coeur et sans pitié.
Il est impossible d'oublier cette journée qui a changé le monde à jamais. Malgré tout. Malgré l'horreur, l'angoisse, les nombreuses interrogations et l'incompréhension, le côté positif en moi prend le dessus. Ceux que j'aime sont toujours là, et Bush va prendre les choses en main (!?). Nous connaissons la suite. Cette journée du 11 septembre ne s'est jamais terminée. Nous sommes restés figés dans le temps. Certes la vie suit son cours, mais elle est différente et probablement plus belle, car plus fragile. Merci les terroristes. Merci de nous avoir rendus plus conciliants et solidaires. Merci de nous avoir fait apprécier chaque jour qui passe trop vite. Merci de nous avoir démontré comment l'être humain et sa bonté peuvent faire en sorte de nous sortir d'un tel cauchemar.
***
Jean Bottari - Saint-Mathias-sur-Richelieu, le 3 septembre 2011
L'horreur dans sa voix me glace le sang. Mais qu'arrive-t-il donc? Après quelques «je t'aime» d'usage bien sentis, nous raccrochons. Tout à coup, la peur s'empare de moi. Mais que va-t-il arriver maintenant? Vont-ils aussi s'en prendre au Canada? Au Québec?
Je suis dans un édifice comportant plusieurs étages. Y a-t-il d'autres fous dans les airs? Vais-je revoir les personnes que j'aime? Combien de personnes ces malades ont-ils tuées? La radio ne diffuse plus de musique. Non. Uniquement des nouvelles en direct qui décrivent l'horreur vécue à New York, capitale financière et symbole de la richesse et de la suprématie américaine pour les fous, les malades que sont ces terroristes sans coeur et sans pitié.
Il est impossible d'oublier cette journée qui a changé le monde à jamais. Malgré tout. Malgré l'horreur, l'angoisse, les nombreuses interrogations et l'incompréhension, le côté positif en moi prend le dessus. Ceux que j'aime sont toujours là, et Bush va prendre les choses en main (!?). Nous connaissons la suite. Cette journée du 11 septembre ne s'est jamais terminée. Nous sommes restés figés dans le temps. Certes la vie suit son cours, mais elle est différente et probablement plus belle, car plus fragile. Merci les terroristes. Merci de nous avoir rendus plus conciliants et solidaires. Merci de nous avoir fait apprécier chaque jour qui passe trop vite. Merci de nous avoir démontré comment l'être humain et sa bonté peuvent faire en sorte de nous sortir d'un tel cauchemar.
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Jean Bottari - Saint-Mathias-sur-Richelieu, le 3 septembre 2011
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