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Lettres - L'idéal de la démocratie

Adrees Abdul Majeed - Laval, le 27 octobre 2011  31 octobre 2011  Actualités internationales
Avons-nous surmonté la nature humaine? À quand l'exacte égalité et liberté de tous? L'histoire humaine est caractérisée par l'opposition d'un peuple sur un autre, d'une idéologie sur une autre, d'un principe sur une autre, d'un idéal sur un autre. Les conséquences de ces oppositions sont nombreuses: l'esclavagisme, le colonialisme, le racisme, l'extermination d'un peuple, les génocides, les guerres et les bombardements avec les moyens technologiques avancés pour ne nommer que ceux-là. Même aujourd'hui, on n'est pas loin des barbaries et des guerres sans fin dans les pays qui ont un régime qu'on peut qualifier de tribal, de féodal ou de dictatorial. Si on prend comme exemple le cas récent de la Libye, il est probable que, sans les forces armées de l'OTAN, les «rebelles» n'auraient jamais pris le pouvoir et n'auraient probablement pas pu torturer aussi brutalement le dictateur Kadhafi. D'ailleurs, aucun pays au monde ne peut résister à un tel assaut. La Yougoslavie, l'Irak, la Libye ont tous subi des bombardements intensifs auxquels ils ne pouvaient résister.

Nous sommes amenés à nous poser les questions suivantes: existe-t-il une véritable démocratie sur cette terre qui prône l'égalité et la liberté de tous sans nuire à l'égalité et la liberté de chacun? La démocratie commande-t-elle de tuer pour s'imposer? Comment peut-on qualifier de bon sens, l'idée qu'il faut faire la guerre et soutenir des rébellions pour imposer la démocratie? Certes, la démocratie est une forme d'organisation sociale, mise en place par l'être humain. D'une part, comme toute oeuvre humaine, elle ne peut se vanter d'être parfaite, car la perfection, reconnaissons-le, n'est pas probable. D'autre part, le fait qu'elle est présentée aujourd'hui comme le meilleur des systèmes parmi tant d'autres ne garantit pas qu'elle soit à l'abri des démons. Hier, on tuait pour l'idéal communiste; aujourd'hui, on tue pour l'idéal de la démocratie.

***

Adrees Abdul Majeed - Laval, le 27 octobre 2011
 
 
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    31 octobre 2011 06 h 31
    Vous avez raison
    L'humain ne peut se protéger de l'humain et de ses tendances, ici ou ailleurs.
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  • Denis Paquette - Abonné
    31 octobre 2011 08 h 41
    heureusement qu'il y a parfois le coeur pour compenser un peu
    Merci pour votre texte criant de vérités
    La difficulté, combien d'abus d'horeurs, allons nous encore et encore devoir vivre avant , avant que les humains deviennent suffisament sages pour que le monde se pacifie
    je ne vous connais pas mais je suis avec vous dans cette conscience du monde. mais je ne crois pas que nous allons pouvoir vivre de notre vivant, ce grand reve
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  • celljack - Inscrit
    31 octobre 2011 09 h 30
    La règle d'Or
    Quand on sombre dans le désespoir, quand on commence à croire que la nature humaine renferme quelque chose de profondément maléfique, il est temps de faire face au Démon: se regarder dans le miroir.

    Le Principe de Lucifer, c'est que le combat est inévitable, à jamais. Il faut accepter cette réalité. Rien de parfait n'existera tant qu'au moins deux âmes pourront s'affronter. Naqoyqatsi.

    La Démocratie est un combat inachevable des idées et des volontés. Toutefois, la règle d'Or est de ne pas faire aux autres ce que nous ne voudrions pas qu'ils nous fassent.

    À quoi ça sert d'utiliser la violence, les ruses et les mensonges pour régner sur les hommes alors que Dieu voit tout et connait même vos plus profonds secrets?

    Tout combat peut être mené sans violence physique et en toute vérité, sans mensonge ni confidentialité.
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  • Gisèle Filion - Abonné
    31 octobre 2011 13 h 09
    La démocratie n'a pas que des démons!
    La démocrate n'est pas un système parfait mais il me semble que c'est le plus perfectible qui soit, puisque à l'intérieur d'une démocratie on peut remettre en question les valeurs qu'elle préconise. Peut-on en dire autant des théocraties? La démocratie évolue, contrairement aux théocraties qui stagnent dans des idées d'arrière garde? La preuve que la démocratie est plus tolérante que les théocraties, allez parler contre la théocratie dans les régimes théocratiques. Contrairement , en démocratie on peut lire vos commentaires qui s'en prennent à la démocratie. Je ne défends en rien les imperfections de la démocratie, je veux seulement signifier que tout compte fait, elle m'apparaît beaucoup plus susceptible de faire évoluer l'humanité vers le mieux être de tous.
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    31 octobre 2011 13 h 39
    Le " paradoxe de Gandhi " et le principe de sécurité.
    Aux trois questions que pose ce texte et que l'on pourrait résumer par un " la démocratie doit-elle faire usage de la coercition " pour advenir et se maintenir, voire aux doutes allusifs de son auteur sur la réponse qu'il devine, j'opposerai le " paradoxe de Gandhi " : le pacifisme à ses limites aussi car, tôt ou tard, l'ego ou l'alter tendra à vouloir abuser (ou ignorera qu'il le fait mais passons) de sa liberté et de son égalité qui ne sont jamais que relatives aux autres, pour devoir s'imposer en souveraineté complètement déliée de cette réciprocité, de cette solidarité ou de cette alternance, étymologiquement l'absolutisme donc ! Et c'est ainsi que l'inégalitarisme revient au galop. Dès lors, que faire ? Contraidre ?

    Il s'avère que la démocratie comme fin n'est pas historiquement ou terrestrement imaginable, sauf en faux système tautaulogique d'Idéocratie, comme dépourvue de moyen, d'instrumentalisme, et donc d'une forme ou d'une autre de coercition ! La coercition qu'une décision de majorité se choisit, voilà qui définit bien une démocratie, dit autrement une plétharchie !

    Croit-on vraiment que l'histoire ayant conduit à l'établissement des systèmes de gouvernement représentatif et de démocratie libérale, certes chacun bien imparfaits et même éminemment perfectibles, voire parfois à l'encontre d'autres principes (ex. : l'identité nationale des peuples assujetis dans des ensembles démocratisés, donc le Canada-Uni !) était de tout repos ? Or, même Gandhi n'a pas pu, par amour et non violence, empêcher l'Indépendance du Pakistan. Croit-on vraimen que le principe de non violence eût été viable et légitime pour contraindre les hordes nazies du chef Adolf Hitler ?!
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