Lettres - Pour ne pas oublier les leçons apprises
Frédéric Boisrond, MBA, sociologue - Laval, le 11 janvier 2012
13 janvier 2012
Actualités internationales
Chaque année partout dans le monde, le 12 janvier, les Haïtiennes et les Haïtiens se réunissent pour commémorer la mémoire des victimes et pour démontrer leur solidarité avec les personnes qui vivent dans des conditions difficiles. Nous nous retrouvons pour nous rappeler que, le 12 janvier 2010, nous avons tous perdu une partie de nous. À la suite du séisme, nous avons tous résolu de changer notre façon de vivre, de ne plus juger les autres et de ne pas laisser le jugement des autres dicter nos choix. Nous avons juré de ne plus jamais être insensibles à la misère des autres. Nous avons promis de miser sur les aspects agréables de notre quotidien et de prendre le temps d'apprécier notre confort et les petites choses de la vie. Ne perdons pas de vue les leçons apprises.
Ces rencontres annuelles nous permettent de dialoguer autour de l'avenir de notre communauté, de notre potentiel de contribution dans la reconstruction du pays et de notre attachement à Haïti. Malgré l'ampleur de la catastrophe, la tristesse, les morts, les sans-abri et un deuil quasi impossible à faire, le tremblement de terre nous offre une occasion de devenir plus solidaires, plus soucieux du mieux-être de nos concitoyens, plus tolérants devant les petits défis du quotidien et plus sereins devant l'adversité.
Il ne faut jamais oublier ce mardi 12 janvier 2010, ne jamais oublier la douleur, l'angoisse, les larmes, mais aussi le courage des Haïtiennes et des Haïtiens. Il ne faut jamais oublier la solidarité des peuples du monde, ne jamais oublier la compassion de notre voisin et le regard impuissant de notre collègue de travail. Il ne faut jamais oublier le dynamisme et la fierté avec lesquelles les enfants de notre école de quartier ont mené leurs modestes activités de collecte de fonds. Ces enfants se sont comportés comme si leur destin était intimement lié à celui des enfants de Port-au-Prince. C'est ça, la solidarité humaine.
Commémorer le tremblement de terre c'est en faire le symbole de notre capacité à nous relever, d'apprécier la vie, d'offrir notre aide à ceux qui sont dans le besoin. C'est le moment de renouveler notre engagement de citoyen et de jeter un regard positif sur notre propre vie et de focaliser nos énergies sur ce qui va bien.
***
Frédéric Boisrond, MBA, sociologue - Laval, le 11 janvier 2012
Ces rencontres annuelles nous permettent de dialoguer autour de l'avenir de notre communauté, de notre potentiel de contribution dans la reconstruction du pays et de notre attachement à Haïti. Malgré l'ampleur de la catastrophe, la tristesse, les morts, les sans-abri et un deuil quasi impossible à faire, le tremblement de terre nous offre une occasion de devenir plus solidaires, plus soucieux du mieux-être de nos concitoyens, plus tolérants devant les petits défis du quotidien et plus sereins devant l'adversité.
Il ne faut jamais oublier ce mardi 12 janvier 2010, ne jamais oublier la douleur, l'angoisse, les larmes, mais aussi le courage des Haïtiennes et des Haïtiens. Il ne faut jamais oublier la solidarité des peuples du monde, ne jamais oublier la compassion de notre voisin et le regard impuissant de notre collègue de travail. Il ne faut jamais oublier le dynamisme et la fierté avec lesquelles les enfants de notre école de quartier ont mené leurs modestes activités de collecte de fonds. Ces enfants se sont comportés comme si leur destin était intimement lié à celui des enfants de Port-au-Prince. C'est ça, la solidarité humaine.
Commémorer le tremblement de terre c'est en faire le symbole de notre capacité à nous relever, d'apprécier la vie, d'offrir notre aide à ceux qui sont dans le besoin. C'est le moment de renouveler notre engagement de citoyen et de jeter un regard positif sur notre propre vie et de focaliser nos énergies sur ce qui va bien.
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Frédéric Boisrond, MBA, sociologue - Laval, le 11 janvier 2012
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