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Homs est toujours bombardée - Syrie: le CICR discute avec Damas

Damas — Le CICR a dit hier être en pourparlers avec Damas afin de pouvoir apporter une aide humanitaire à la population syrienne, au moment où des militants appelaient à une évacuation des femmes et des enfants d'un quartier de la ville rebelle de Homs, toujours bombardée.

Dans le même temps, le président, Bachar al-Assad, s'est déclaré convaincu que l'opposition était financée et armée par des pays étrangers.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) étudie les moyens d'acheminer de l'aide, y compris «l'arrêt des hostilités dans les zones les plus affectées pour faciliter l'accès au Croissant-Rouge Syrien et au CICR auprès des populations dans le besoin», a déclaré à Genève un porte-parole, Bijan Farnoudi. Il a qualifié d'urgent le besoin en aide humanitaire. «Le contenu de ces discussions» avec les autorités syriennes et l'opposition armée «reste confidentiel» a-t-il précisé.

Au moins 15 personnes ont été tuées dans les violences hier, notamment à Homs , baptisée par des militants «capitale de la révolution».

«Nous demandons qu'on nous permette de faire sortir les femmes et les enfants de Baba Amr», a plaidé Hadi Abdallah, membre de la Commission générale de la révolution syrienne, un des groupes de l'opposition. «Les habitants vivent dans le froid et dans des conditions insoutenables. Ils attendent la mort», a-t-il affirmé, alors que plusieurs quartiers de Homs sont assiégés et bombardés sans relâche depuis plus de deux semaines.

Alerte à Damas


A Damas, théâtre de manifestations sans précédent ces derniers jours, les services de sécurité restaient en état d'alerte. Des jeunes ont osé hisser le drapeau utilisé par les contestataires sur un pont à l'entrée de la capitale, selon une vidéo postée par des militants, où l'on voit quatre jeunes faire le signe de la victoire en désignant le drapeau, avant que la vidéo ne soit interrompue par des tirs d'origine inconnue.

Depuis le début de la révolte contre le régime du président Assad en mars 2011, les autorités refusent d'en reconnaître l'ampleur et attribuent les violences à des terroristes.

«L'État et la société syrienne sont la cible de groupes terroristes armés qui reçoivent des aides financières et en armements de parties étrangères pour déstabiliser le pays et entraver toute tentative de trouver des solutions», a répété hier M. Assad, sans citer de pays, selon Sana. Le président a tenu ces propos en recevant Alexeï Pouchkov, président de la commission des affaires étrangères de la chambre basse du Parlement russe.

M. Pouchkov, selon l'agence, a renouvelé le soutien de son pays «aux réformes entreprises en Syrie» et redit «la nécessité d'arriver à une solution politique, basée sur le dialogue et sans ingérence».

Moscou a bloqué à deux reprises des résolutions au Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression qui a fait des milliers de morts depuis plus de onze mois.

Navires iraniens


Téhéran, allié du régime dans la région, a envoyé deux navires de guerre dans le port syrien de Tartous pour «former» la marine syrienne, a annoncé la chaîne iranienne Irinn. C'est la deuxième fois que des navires de guerre iraniens pénètrent en Méditerranée depuis 1979.

À Rome, où se tenait une rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays méditerranéens, le ministre tunisien, Rafik Abdessalem, a indiqué que le Conseil national syrien, principale coalition de l'opposition syrienne, serait représenté à la conférence internationale sur la Syrie vendredi en Tunisie. Il a mis en garde contre un «scénario irakien» en Syrie, alors que des voix s'étaient récemment élevées pour armer l'opposition.

A l'issue de cette même réunion, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a indiqué que l'opposition, pour pouvoir devenir un «partenaire du dialogue politique», devait inclure «toutes les sensibilités» et communautés du pays.
 
 
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  • racso - Inscrit
    21 février 2012 04 h 52
    CICR en Syrie
    J'ai lu sur d'autres agences de presse que la CICR s'adressait tout autant aux forces terroristes qu'à celles du gouvernement pour qu'il y ait cessé de feu, permettant ainsi d'apporter l'aide nécessaire aux victimes de ces affrontements armés. Pourquoi dans le présent article on ne parle que du gouvernement et non des forces armées de l"opposition? Pourquoi dissimuler que l'origine de cette violence vient de ces groupes armés qui s'en prennent aux civils et aux forces armées du gouvernement? Que ferait le gouvernement canadien face à de tels groupes armés qui s'attaqueraient à ces civils et à des institutions gouvernementales?
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  • rene lefebvre - Inscrit
    21 février 2012 12 h 13
    @rasco et la langue de bois du régime assassin syrien
    Vous ne lirez jamais dans les journaux que le gouvernement canadien tire sur les manifestants étudiants actuels en disant que ce sont des terroristes à la solde de puissances étrangères. C'est pourtant comme ça qu'a commencé le conflit en Syrie qui est devenu maintenant une guerre civile. La théorie du complot fait partie de la propagande syrienne depuis des années. Elle pointe vers Israël et les USA comme étant les forces du mal à l'origine de tous les maux de la Syrie. Cependant, la Syrie ne peut plus pointer du doigt ces deux pays et sa propagande n'est plus avalée par une partie de plus en plus importante de la population syrienne. La condamnation récente aux Nations Unis du régime Syrien par presque tous les pays arabes de même que par une majorité écrasante de pays traditionnellement alliés de la Syrie montre bien que la langue de bois de Bashar Al-Assad ne tient plus la route, sauf pour la Russie, la Chine et l'Iran, trois pays qui craignent comme la peste que la fièvre du printemps arabe se propage à leur propres populations.

    Le silence de la population civile syrienne ne peut plus être acheté comme avant par ce régime fou qui se croit tout permis. Votre texte est malheureux car vous blâmez les milliers de victimes civiles avec les mêmes mots qu'utilise l'agresseur Al-Assad, ces mêmes mot qu'ont utilisés tout comme lui les Kadafi et autres dictateurs déchus, tombés sous la colère de leur propres peuples écoeurés d'être traités comme du bétail.

    Joseph Louis
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