Relations sino-américaines - Xi Jinping évoque un nouveau départ
Washington — Le vice-président et probable futur numéro un chinois, Xi Jinping, a évoqué hier à Washington un «nouveau départ» pour les relations sino-américaines au troisième jour d'une visite destinée à relancer les liens parfois distendus entre les deux grandes puissances.
S'exprimant lors d'un somptueux déjeuner destiné à courtiser le fleuron des hommes d'affaires américains, M. Xi a décrit les liens entre les deux pays comme «une rivière qui suit son cours» malgré les méandres, et estimé que le temps était venu pour «un nouveau départ historique».
Auparavant, le dirigeant chinois s'est entretenu au Congrès avec des élus souvent hostiles envers Pékin. M. Xi et le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, se sont serré la main avant un entretien. M. Xi a ensuite rencontré le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner. Mais là non plus rien n'a filtré.
Le vice-président chinois a dit mardi espérer que cette année électorale aux États-Unis n'aurait pas un «impact regrettable» sur les liens entre les deux pays, alors que la dernière campagne des législatives partielles, en 2010, avait donné lieu à la diffusion de spots télévisés ouvertement anti-chinois.
La question des droits de la personne constitue l'un des principaux sujets de discorde entre les deux puissances.
La présidente de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Ileana Ros-Lehtinen, a ainsi appelé hier «l'administration Obama à affronter de manière directe la Chine sur ses violations atroces en cours des droits de l'homme», demandant la libération immédiate de tous les prisonniers politiques.
M. Xi a déclaré lors d'une rencontre mardi avec la secrétaire d'État, Hillary Clinton, que son pays poursuivrait ses efforts pour améliorer la situation des droits de la personne. Le président Barack Obama avait promis plus tôt que son pays continuerait à parler de la question en recevant Xi Jinping dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche.
Le taux de change du yuan, que Washington accuse Pékin d'encadrer pour s'offrir une compétitivité commerciale à bon compte, constitue un autre des points de discorde entre les deux puissances. Les États-Unis ont enregistré en 2011 un déficit commercial record avec la Chine.
A ce propos, M. Xi a estimé mardi que Pékin et Washington devaient «chercher à obtenir plus d'équilibre au niveau du commerce et des investissements entre les deux pays», prônant le «dialogue et la consultation», alors que M. Obama avait demandé plus tôt à la Chine de respecter les «règles en vigueur» dans l'économie mondiale.
Washington s'inquiète par ailleurs de la montée en puissance de l'armée chinoise. Cependant, signe de l'importance accordée par les États-Unis à la visite de Xi Jinping, celui-ci a été salué mardi au Pentagone par 19 coups de canon et a passé les troupes en revue, un privilège rarement accordé aux dignitaires étrangers. La visite de M. Xi intervient aussi après le veto de la Chine à l'ONU sur la Syrie.
S'exprimant lors d'un somptueux déjeuner destiné à courtiser le fleuron des hommes d'affaires américains, M. Xi a décrit les liens entre les deux pays comme «une rivière qui suit son cours» malgré les méandres, et estimé que le temps était venu pour «un nouveau départ historique».
Auparavant, le dirigeant chinois s'est entretenu au Congrès avec des élus souvent hostiles envers Pékin. M. Xi et le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, se sont serré la main avant un entretien. M. Xi a ensuite rencontré le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner. Mais là non plus rien n'a filtré.
Le vice-président chinois a dit mardi espérer que cette année électorale aux États-Unis n'aurait pas un «impact regrettable» sur les liens entre les deux pays, alors que la dernière campagne des législatives partielles, en 2010, avait donné lieu à la diffusion de spots télévisés ouvertement anti-chinois.
La question des droits de la personne constitue l'un des principaux sujets de discorde entre les deux puissances.
La présidente de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Ileana Ros-Lehtinen, a ainsi appelé hier «l'administration Obama à affronter de manière directe la Chine sur ses violations atroces en cours des droits de l'homme», demandant la libération immédiate de tous les prisonniers politiques.
M. Xi a déclaré lors d'une rencontre mardi avec la secrétaire d'État, Hillary Clinton, que son pays poursuivrait ses efforts pour améliorer la situation des droits de la personne. Le président Barack Obama avait promis plus tôt que son pays continuerait à parler de la question en recevant Xi Jinping dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche.
Le taux de change du yuan, que Washington accuse Pékin d'encadrer pour s'offrir une compétitivité commerciale à bon compte, constitue un autre des points de discorde entre les deux puissances. Les États-Unis ont enregistré en 2011 un déficit commercial record avec la Chine.
A ce propos, M. Xi a estimé mardi que Pékin et Washington devaient «chercher à obtenir plus d'équilibre au niveau du commerce et des investissements entre les deux pays», prônant le «dialogue et la consultation», alors que M. Obama avait demandé plus tôt à la Chine de respecter les «règles en vigueur» dans l'économie mondiale.
Washington s'inquiète par ailleurs de la montée en puissance de l'armée chinoise. Cependant, signe de l'importance accordée par les États-Unis à la visite de Xi Jinping, celui-ci a été salué mardi au Pentagone par 19 coups de canon et a passé les troupes en revue, un privilège rarement accordé aux dignitaires étrangers. La visite de M. Xi intervient aussi après le veto de la Chine à l'ONU sur la Syrie.
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