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La France à l'heure allemande - L'imitation

Serge Truffaut   14 février 2012  Europe
Allemagne par-ci, l'Allemagne par-là. Depuis que le président français Sarkozy a érigé le système économique allemand en modèle lors d'un entretien télévisé en martelant une douzaine de fois que la France se devait de l'imiter, de l'adopter, il ne se passe guère une journée sans que politiciens et observateurs patentés dissertent jusqu'à plus soif de cette évocation. D'autant que, depuis la prestation télévisée de Sarkozy, les Français ont été témoins d'un fait inattendu, voire inouï: pour la première fois dans l'histoire des relations entre ces deux pays, un chef d'État, en l'occurrence Angela Merkel, a apporté clairement, nettement, son soutien à un chef d'État, il s'agit évidemment de Sarkozy, qui s'apprête à lancer sa campagne. Là où les couples Giscard-Schmidt, Mitterrand-Kohl, Chirac-Schröder observaient les règles du quant-à-soi, de la neutralité, le duo Merkozy a choisi le mélange des genres. Quoi d'autre? Contrairement à la tradition établie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la chancelière allemande a refusé de rencontrer le principal adversaire de Sarkozy, soit le socialiste François Hollande. Déclinons.
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  • Franfeluche - Abonné
    14 février 2012 10 h 06
    C'est curieux !
    À chaque fois qu'il s'agit d'imposer des restrictions, ces dernières touchent toujours la classe moyenne et les pauvres de telle sorte qu'on se retrouve avec un écart grandissant entre les riches et les pauvres. Et pourtant, ces chantres du néolibéralisme nous disent que c'est pour notre bien et que cet écart va disparaître grâce à la loi de libre marché. Or, cela fait 30 ans qu'on nous le promet. Et pourtant, c'est le contraire qui se passe.
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  • Nelson - Inscrit
    14 février 2012 14 h 35
    7 millions d'allemans se sont vu obligés à accepter des salaires de...400 euros (500 dollars).

    Miracle aleman !!!

    Faire travailler le monde à 500 dollars par mois..Il se ressemble à la medicine de la Grèce, avec 20% des réductions au salaire minumun, à part des mesures sauvages.

    Il y encore de marge pour les capitalistes....les chinois gagnent la moitié, 200 dollars par mois...et les esclaves amenés d'Afrique travaillaient juste pour un plat de nourriture infecte.

    Continuons à élire la droite politique-économique sans aucun contrôle ni régulation, et nous allons continuer à frapper le jack pot.
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  • Roland Berger - Abonné
    14 février 2012 16 h 56
    Le triomphe du capitalisme et de ses valets
    Le capitalisme triomphe partout, même en Chine communiste. Et devant cette montée néolibérale, les chroniqueurs politiques et économiques ne trouvent rien d'autre à proposer que de remettre la bride au cheval emballé. Illusion ! Un capitalisme modéré, c'est tout comme une religion modérée. Ce qui va à l'encontre de son essence : son développement à l'infini, jusqu'à l'implosion qui emportera avec elle l'humanité toute entière. Quand je vois Charest vanter les mérites de son Plan Nord, je frémis. Le « grand bâtisseur » promet d'un même souffle des entrées de fonds mirobolantes pour l'État québécois et ses citoyens et déclenche une réflexion sur les lendemains (qu'il dit) impossibles de la Régie des rentes. À beau mentir qui va loin...
    Roland Berger
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