Aide de 130 milliards à la Grèce - Sprint final de négociations avant la réunion de l'eurogroupe
Athènes — À la veille d'une réunion jugée décisive de l'eurogroupe, les unités anti-émeutes de la police grecque se sont déployées en protection hier autour du parlement où des manifestants dénonçaient les mesures d'austérité imposées en échange des 130 milliards d'euros d'aide financière supplémentaire.
L'espoir de voir les discussions en cours aboutir aujourd'hui lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles s'est ravivé depuis que le gouvernement de Lucas Papadémos a détaillé cette semaine de nouvelles réductions budgétaires, de l'ordre de 335 millions d'euros.
Au total, la loi d'austérité votée par le Parlement dimanche dernier et exigée par la «troïka» des créanciers internationaux de la Grèce (Union européenne, FMI et Banque centrale européenne) prévoit 3,3 milliards d'euros d'économies budgétaires avec l'objectif de ramener la dette souveraine de la Grèce de 160 à 120 % de son PIB d'ici 2020.
Mais le camp des «sceptiques», conduit par l'Allemagne, s'inquiète de la détermination des pouvoirs publics grecs à réduire les dettes.
Hier, seules quelques centaines de personnes étaient rassemblées en début d'après-midi devant le parlement. Mais une semaine après les scènes d'émeutes qui ont suivi l'adoption de cette nouvelle cure d'austérité par les députés, la police grecque est en alerte.
Réunion cruciale
De la réunion d'aujourd'hui à Bruxelles dépendra le versement d'une aide de 130 milliards d'euros indispensable pour éviter que la Grèce ne tombe en faillite à l'échéance du 20 mars, quand d'importants remboursements de dettes sont programmés.
Pour Maria Fekter, la ministre autrichienne des Finances, il semble qu'un accord soit enfin en train de se mettre en place. «Je ne pense pas qu'il y ait une majorité pour s'engager dans une autre voie parce qu'une autre voie serait extrêmement ardue et coûterait beaucoup beaucoup d'argent», a-t-elle ajouté hier sur l'antenne de la télévision autrichienne.
Mais Jean-Claude Juncker, le président de l'eurogroupe, a prévenu à la veille du week-end qu'il restait encore du travail à accomplir d'ici aujourd'hui.
Les contacts préparatoires se sont poursuivis hier entre responsables des finances de la zone euro. L'enjeu central est de ramener la dette grec à un niveau «plus soutenable», de l'ordre de 120 % du PIB d'ici 2020.
Des responsables de l'UE et du FMI jugent que cet objectif — qui nécessite que la Grèce renoue avec un budget excédentaire dès l'année prochaine — ne sera pas tenu et, selon le scénario désormais dominant, l'idée serait de ramener le déficit à 129 % du PIB à cet horizon.
L'espoir de voir les discussions en cours aboutir aujourd'hui lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles s'est ravivé depuis que le gouvernement de Lucas Papadémos a détaillé cette semaine de nouvelles réductions budgétaires, de l'ordre de 335 millions d'euros.
Au total, la loi d'austérité votée par le Parlement dimanche dernier et exigée par la «troïka» des créanciers internationaux de la Grèce (Union européenne, FMI et Banque centrale européenne) prévoit 3,3 milliards d'euros d'économies budgétaires avec l'objectif de ramener la dette souveraine de la Grèce de 160 à 120 % de son PIB d'ici 2020.
Mais le camp des «sceptiques», conduit par l'Allemagne, s'inquiète de la détermination des pouvoirs publics grecs à réduire les dettes.
Hier, seules quelques centaines de personnes étaient rassemblées en début d'après-midi devant le parlement. Mais une semaine après les scènes d'émeutes qui ont suivi l'adoption de cette nouvelle cure d'austérité par les députés, la police grecque est en alerte.
Réunion cruciale
De la réunion d'aujourd'hui à Bruxelles dépendra le versement d'une aide de 130 milliards d'euros indispensable pour éviter que la Grèce ne tombe en faillite à l'échéance du 20 mars, quand d'importants remboursements de dettes sont programmés.
Pour Maria Fekter, la ministre autrichienne des Finances, il semble qu'un accord soit enfin en train de se mettre en place. «Je ne pense pas qu'il y ait une majorité pour s'engager dans une autre voie parce qu'une autre voie serait extrêmement ardue et coûterait beaucoup beaucoup d'argent», a-t-elle ajouté hier sur l'antenne de la télévision autrichienne.
Mais Jean-Claude Juncker, le président de l'eurogroupe, a prévenu à la veille du week-end qu'il restait encore du travail à accomplir d'ici aujourd'hui.
Les contacts préparatoires se sont poursuivis hier entre responsables des finances de la zone euro. L'enjeu central est de ramener la dette grec à un niveau «plus soutenable», de l'ordre de 120 % du PIB d'ici 2020.
Des responsables de l'UE et du FMI jugent que cet objectif — qui nécessite que la Grèce renoue avec un budget excédentaire dès l'année prochaine — ne sera pas tenu et, selon le scénario désormais dominant, l'idée serait de ramener le déficit à 129 % du PIB à cet horizon.
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