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Pour sortir les Grecs de la crise

Il faut sauver les gens plutôt que les banques, conseille celui qui a permis à l'Argentine de se redresser après la crise de 2002. Comment? En se passant des services du FMI.

Libération   20 février 2012  Europe
Une femme brandit le drapeau grec lors d’une manifestation contre les mesures d’austérité du gouvernement tenue hier en face du parlement, à Athènes.<br />
Photo : Agence France-Presse Louisa Gouliamaki
Une femme brandit le drapeau grec lors d’une manifestation contre les mesures d’austérité du gouvernement tenue hier en face du parlement, à Athènes.
Les ministres des Finances des pays de la zone euro se réunissent aujourd'hui à Bruxelles pour aider la Grèce à éviter la faillite. En jeu: une aide supplémentaire de 130 milliards d'euros. La condition: que le plan d'austérité concocté par les autorités grecques soit jugé suffisant par les créanciers internationaux que sont l'Union européenne, le FMI et la Banque centrale européenne. Cette voie de sortie à la crise, l'ex-ministre de l'Économie argentin ne la voit pas d'un bon oeil.
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  • Raymon Lutz - Inscrit
    20 février 2012 06 h 39
    Titre édenté
    Dans Libé, ils ont titré «Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques». Plus près de la réalité de la prédation du FMI, Moins culpabilisant: les grecs ne sont pas dans une crise comme on s'embourbe dans un marais. C'est le capitalisme financier qui est en crise, pas les peuples.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    20 février 2012 09 h 36
    Mais pour cela
    il faudrait que la Grèce sorte de l'euro. Ce qui serait bien coûteux, complexe et symbolique que de simplement abandonner un taux de change fixe.
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  • Alain Deloin - Inscrit
    20 février 2012 11 h 13
    oui M. Auclair
    "Mais pour cela il faudrait que la Grèce sorte de l'euro".

    Ils vont sauver l'euro jusqu'au dernier Grec vivant. Les plans de sauvetage successifs ne vont rien regler au probleme de competitivite de l'economie grecque, qui ne peut retrouver des couleurs avec un euro fort.
    Le probleme de la dette sera sans doute pire dans 6 mois et encore pire l'annee prochaine.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    20 février 2012 11 h 35
    Question symbolique
    L'euro est un des symboles de l'Europe unie. Sortir de l'euro, ça voudrait dire, pour chaque Grec, à chaque fois qu'il regarde le contenu de son portefeuille et à chaque fois qu'il voit un prix affiché, que la Grèce ne fait d'une certaine manière plus partie de l'Europe. Et, à chaque fois qu'il ira dans la vraie Europe et qu'il verra un billet libellé en euros, il verra bientôt qu'on n'y écrit plus EYPO, soit euro en grec.

    Et j'aimerais qu'on m'explique: en quoi la question de l'euro partagée par plusieurs pays aux économies différentes est-elle si différente du dollar canadien partagé par l'Ontario, l'Albert et Terre-Neuve, provinces aux économies différentes mais qui empruntent toutes sur le marché international?
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  • Alain Deloin - Inscrit
    20 février 2012 13 h 34
    Question symbolique, réponse incisive
    "en quoi la question de l'euro partagée par plusieurs pays aux économies différentes est-elle si différente du dollar canadien partagé par l'Ontario, l'Albert et Terre-Neuve,"


    Très bonne question, la réponse est fort simple. Ces provinces ont effectivement des compétitivités très différentes, plutôt que Terre Neuve j’aurais cité l’Ile du Prince Edouard ou le Nouveau Brunswick qui sont des cas extrêmes.

    Il y'a au Canada (1) un budget fédéral conséquent (2) un processus de transfert du Fédéral des provinces les plus riches vers les provinces les moins riches.
    Rien de tel en zone euro. L’Allemagne n’en voulait pas à l’origine. Alors même qu’un processus similaire existe entre les Lander (l’Allemagne est une fédération). C’est un débat qui agite encore le camp des euro-convaincus qui voudraient aller vers plus d’intégration, comprendre vers une fédération européenne. C’est une bonne solution mais c’est trop tard.

    Par manque d’intégration, l’euro a provoqué une divergence des économies de la zone. L’argent facile dont ont bénéficié les Grecs, les Espagnols, … pendant 10 ans a été mal investi: infrastructures, immobilier, … au lieu de créer un tissu industriel performant. L’ensemble est à ce point hétérogène et endetté qu’il est au bord de la rupture.

    Un autre aspect souvent cité tient à la mobilité des « travailleurs » : il y’a une langue en Allemagne, aux Etats Unis, une et demi au Canada, où l’on voit que la mobilité interprovinciale est importante suivant les crises et booms économiques. Le phénomène est plus limité en zone euro.
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  • nord ben - Inscrit
    20 février 2012 16 h 04
    l experience de l argentine m ebauche de solution pour sortir de la crise.
    Cet article montre bien qu il y a d autres solutions que celles pronees par le FMI qui gere par les banques privees.Aupaeavant le credit etait l apanage de banques centrales qui controlent le credit et l emission de monnaie je me refere 'a la planche 'a billets. Avec les banques privees qui ont supple le role des banques centrales m n ont pas les memes objectifs et interets. spatine l Amerique comme l Europe et L Asie plus riches on ne fait .qu en enlever aux lplus demunis et remplir les poches des plus riches. Nous observons que des sommes enormes memes faramineuses ont ete injectees dans les economie sans donner aucun resultat probant. La theorie keneysienne n est plus operationnelle car le credit est sous la coupe des banques privees. les chiffres parlent d eux meme, les deficits ne s arretennt de grandir, le chomage a atteint des records. L incitation de l econimie par la demande ne fonctionne plusm du moment qu on impute cettee capacite de generer la croissance economique. Nous le voyons clairement que le nous continuons 'a proner les memes solutions stereotypees du FMI au detriment de la reelle force et le moteur de l economie. Sommes nous aveuglent 'a un point ou on se detournent volontairement des vraies solutions ou des ebauches de cette derniere. Si on donne un peu plus de repit aux citoyens pour payer leurs dettesm ils pourront generer des commandes aux entreprises et nous allons renouer avec la reelle croissance economique. La spere financiere ne vient qu envenimer tout effort de solutionsm d ou le refus de la taxeTobin.
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