Audition à haut risque pour Strauss-Kahn
Lille — L'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, est convoqué aujourd'hui pour un interrogatoire dans une affaire de proxénétisme instruite à Lille où il risque un placement en garde à vue, voire une mise en examen.
Il est attendu en début de matinée dans une caserne de gendarmerie. La police peut le garder 48 heures en cas de garde à vue et l'interrogatoire peut déboucher sur une présentation à des juges d'instruction, dit-on de sources proches du dossier.
Cette audition pourrait troubler la campagne présidentielle, dont Dominique Strauss-Kahn fut le favori avant son arrestation à New York en mai pour une présumée agression sexuelle.
Le Parti socialiste et son candidat, François Hollande, ont cependant pris leurs distances avec lui, notamment quand il a été à nouveau interrogé par la police à son retour à Paris sur la supposée agression sexuelle de la journaliste Tristane Banon en 2003. Le parquet de Paris a jugé les faits établis, mais a classé l'affaire sans suite pour cause de prescription.
Retiré de la vie publique, Dominique Strauss-Kahn a engagé des poursuites judiciaires contre plusieurs médias et contre Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, qui avait estimé que le comportement prêté à DSK était à la frontière «entre délinquance et vie privée» et pénalement répréhensible.
La convocation de police intervient alors que le président Sarkozy vient de se déclarer candidat et doit se déplacer à Lille jeudi, échéance théorique d'une éventuelle garde à vue de Dominique Strauss-Kahn.
Huit personnes sont poursuivies dans ce dossier de Lille, parti d'une affaire de proxénétisme en Belgique où un Français a été arrêté. Les juges ont mis au jour un réseau mettant à disposition des prostituées pour les clients de l'hôtel Carlton et diverses personnalités locales.
Il est attendu en début de matinée dans une caserne de gendarmerie. La police peut le garder 48 heures en cas de garde à vue et l'interrogatoire peut déboucher sur une présentation à des juges d'instruction, dit-on de sources proches du dossier.
Cette audition pourrait troubler la campagne présidentielle, dont Dominique Strauss-Kahn fut le favori avant son arrestation à New York en mai pour une présumée agression sexuelle.
Le Parti socialiste et son candidat, François Hollande, ont cependant pris leurs distances avec lui, notamment quand il a été à nouveau interrogé par la police à son retour à Paris sur la supposée agression sexuelle de la journaliste Tristane Banon en 2003. Le parquet de Paris a jugé les faits établis, mais a classé l'affaire sans suite pour cause de prescription.
Retiré de la vie publique, Dominique Strauss-Kahn a engagé des poursuites judiciaires contre plusieurs médias et contre Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, qui avait estimé que le comportement prêté à DSK était à la frontière «entre délinquance et vie privée» et pénalement répréhensible.
La convocation de police intervient alors que le président Sarkozy vient de se déclarer candidat et doit se déplacer à Lille jeudi, échéance théorique d'une éventuelle garde à vue de Dominique Strauss-Kahn.
Huit personnes sont poursuivies dans ce dossier de Lille, parti d'une affaire de proxénétisme en Belgique où un Français a été arrêté. Les juges ont mis au jour un réseau mettant à disposition des prostituées pour les clients de l'hôtel Carlton et diverses personnalités locales.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

