Une affaire de proxénétisme - Strauss-Kahn en garde à vue à Lille
Lille — L'ancien directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a été placé en garde à vue hier à Lille pour y être entendu par les enquêteurs sur son rôle dans l'affaire de proxénétisme dite du Carlton et a passé la nuit à la gendarmerie.
DSK s'est vu signifier hier matin son placement en garde à vue pour «complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée» et «recel d'abus de biens sociaux» à son arrivée à la caserne de gendarmerie, où il avait été convoqué.
M. Strauss-Kahn, 62 ans, devait être interrogé au sujet de soirées libertines auxquelles il aurait pris part, notamment à Paris et à Washington, afin de déterminer s'il savait que les femmes qui y participaient étaient des prostituées.
Plusieurs déplacements de celles-ci ont été organisés et financés par deux entrepreneurs de la région lilloise, Fabrice Paszkowski, responsable d'une société de matériel médical, et David Roquet, ancien directeur d'une filiale de BTP Eiffage. Le dernier de ces voyages a eu lieu du 11 au 13 mai dans la capitale américaine, à la veille de l'arrestation de DSK dans l'affaire du Sofitel de New York.
La garde à vue, d'une durée initiale de 24 heures, peut être prolongée de nouveau de 24 heures. Elle peut théoriquement durer jusqu'à 96 heures pour ce genre d'affaires.
Si les juges d'instruction devaient estimer les charges suffisantes, DSK pourrait être poursuivi pour complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée (peine passible de 20 ans de prison) et recel d'abus de biens sociaux (peine maximale de cinq ans d'emprisonnement). Ce dernier chef impliquerait que DSK ait eu connaissance de l'éventuelle origine frauduleuse des dépenses dont il aurait bénéficié.
DSK s'est vu signifier hier matin son placement en garde à vue pour «complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée» et «recel d'abus de biens sociaux» à son arrivée à la caserne de gendarmerie, où il avait été convoqué.
M. Strauss-Kahn, 62 ans, devait être interrogé au sujet de soirées libertines auxquelles il aurait pris part, notamment à Paris et à Washington, afin de déterminer s'il savait que les femmes qui y participaient étaient des prostituées.
Plusieurs déplacements de celles-ci ont été organisés et financés par deux entrepreneurs de la région lilloise, Fabrice Paszkowski, responsable d'une société de matériel médical, et David Roquet, ancien directeur d'une filiale de BTP Eiffage. Le dernier de ces voyages a eu lieu du 11 au 13 mai dans la capitale américaine, à la veille de l'arrestation de DSK dans l'affaire du Sofitel de New York.
La garde à vue, d'une durée initiale de 24 heures, peut être prolongée de nouveau de 24 heures. Elle peut théoriquement durer jusqu'à 96 heures pour ce genre d'affaires.
Si les juges d'instruction devaient estimer les charges suffisantes, DSK pourrait être poursuivi pour complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée (peine passible de 20 ans de prison) et recel d'abus de biens sociaux (peine maximale de cinq ans d'emprisonnement). Ce dernier chef impliquerait que DSK ait eu connaissance de l'éventuelle origine frauduleuse des dépenses dont il aurait bénéficié.
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