dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 21h31
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

La dépendance aux réseaux sociaux: plus forte que le tabac et l'alcool

Fabien Deglise   3 février 2012 14h29  Les mutations tranquilles
<br />

Fort, très fort et trop fort, même. La dépendance induite par les réseaux sociaux numériques, dont l'adoption est fulgurante dans nos sociétés, serait bien plus tenace que celle liée au tabac ou à l'alcool. C'est du moins ce que prétend un groupe de scientifiques qui vient de mesurer la résistance de l'humain face à ces nouveaux outils de communication, et surtout la dépendance étonnante à ces outils qui se construit, plusieurs fois par jour, 140 caractères à la fois.


C'est The Guardian qui vient de nous éclairer sur le phénomène. Selon l'équipe pilotée par Wilhelm Hofmann de la Chicago University's Booth Business School, résister, dans une journée normale, à l'attrait de Twitter, de Facebook et des courriels est aujourd'hui plus dur que de résister à une cigarette (pour les fumeurs) ou à un verre d'alcool, expose-t-elle.

Le constat a été dressé après avoir exposé méthodiquement et plusieurs fois par jour à l'appel du tweet et du courriel 205 personnes âgées de 18 à 85 ans dans une ville d'Allemagne. Les détails de l'étude doivent être publiés dans les prochaines semaines dans les pages du journal Psychological Science.

Pour Hoffmann, la découverte n'est pas si surprenante que ça dans une modernité où ces modes d'échange ont pris de plus en plus de place pour tisser des liens sociaux. «La consommation de cigarettes et d'alcool a un cout à long terme — couts financier et sanitaire — et les raisons d'y résister sont nombreuses, explique-t-il. L'usage des réseaux sociaux comporte moins de conséquence, si ce n'est la perte de temps». Une perte de temps qui n'est visiblement pas jugée assez délétère pour ne pas succomber à ce mode d'échange. Pour le moment du moins.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • André Savary - Abonné
    4 février 2012 09 h 02
    Dépendance...
    Oui, mais quand même moins nocive que les drogues, incluant alcool, tabac et autres, légales ou pas...

    Nous sommes aussi dépendant de l'électricité, du transport (auto, bus etc...)

    Mais effectivement..Nous apportons nos ordi, tablette ou cellulaire en voyage, Le WiFi est devenu une priorité dans le choix d'un hôtel, et pas pour le travail...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    4 février 2012 11 h 03
    Le temps, si volatil et que certains voudraient tellement contrôler chez les autres.
    Dans mon titre, ce n'est pas de vous que je parle. C'est plutôt de celui qui a fait cette recherche. Pour ma part une recherche est intéressante, dans la mesure où les questions initialement posées le sont.

    On peut perdre son temps à faire à peu près n'importe quoi. Je peux, par exemple, perdre vraiment mon temps, dit le journaliste sensible à l'environnement, si je question Harper pour savoir ce qu'il en pense.

    Je peux perdre mon temps à écouter n'importe quoi à la télé. De même, je peux aussi perdre mon temps dans les réseaux sociaux. De fait, tout peut dépendre de ce qu'on fait et des choix qu'on fait quand on perd son temps, selon l'opinion de certains.

    Il faut parfois prendre du temps, pour perdre son temps:

    http://perdresontemps.canalblog.com/
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Cossette - Inscrit
    6 février 2012 05 h 23
    Solidarité, organisation, émulation ...
    voilà d'autres effets des médias sociaux, j'ajouterai même subversion. Ces nouveaux outils permettent à une pléthore de gens sans voix de faire valoir leurs idées nouvelles, de créer des communautés d'intérêt et par le fait même de changer la société dans laquelle ils vivent on a qu'à voir tous les printemps arabes du monde fleurir. Jusqu'à Poutine qui en tremble.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Philippe Chrétien - Abonné
    15 février 2012 11 h 37
    Du vent ...
    C'est du vent tout ça. La dépendance à la communication ... ben voyons donc.

    Les ados d'il y a 30 ans passaient des heures au téléphone et on publiait alors des études très sérieuses sur leur dépendance au téléphone si impersonnel.

    Il y a aussi eu la télévision. Nos enfants sont acros de la méchante télé! La même télé qu'aujourd'hui des monsieurs en cravate vivants de subventions essayent de sauver d'une mort annoncée!

    On a aussi eu droit à des tonnes et des tonnes d'études sur les méchants jeux vidéos. Ces jeux étaient possédés de tous les démons imaginables! Les minutes de jeux des enfants étaient calculées à la seconde près ... par les mêmes adultes qui aujourd'hui nous polluent la vie avec leurs jeux Facebook!

    Aujourd'hui c'est les médias sociaux! Même recette encore une fois. Publions une recherche pour faire plaisir aux matantes conservatrices qui ont beaucoup trop de temps libre ... ça va mousser la renommé de notre département.

    Bon, je viens de perdre 5 minutes de mon précieu temps! ;)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
4 réactions
12 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Publicité


Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012