Recherche de l'âme soeur en ligne: les sites de rencontre seraient-il néfastes à l'amour?
La pratique se répand comme une nuée de twitteux autour d'un but du Canadien — ou d'une émission de télé racoleuse —, et pas forcément pour le mieux. Les sites de rencontre en ligne, en vantant la recherche facile de l'âme soeur, seraient-ils en train de nuire à l'amour et à la construction de relations solides? C'est en tout cas ce qu'avance un groupe de scientifiques après avoir passé au crible plusieurs de ces espaces dédiés à l'amour et la séduction. Avec à la clef, un double constat: la logique exacerbée d'évaluation et de magasinage qu'ils proposent altère forcément la démarche. À l'approche de la Saint-Valentin, ça fait tache!
«La recherche de l'amour en ligne, c'est génial, résume sur le site de CNN Eli J. Finkel, de la Northwestern University en Illinois et auteur principal de l'étude dont les détails vont être publiés dans les pages du journal Psychological Science in the Public Interest. Ça permet d'être en contact avec un bassin de candidats auquel on ne pourrait être exposé autrement. Le problème toutefois, c'est que plusieurs choses dans cette industrie de la rencontre viennent miner ses principales vertus et avantages».
Dans les grandes lignes, Finkel pointe entre autres la logique du profil affiché par les membres, profils qui tendent d'une part à distordre la réalité — on sait que dans les mondes virtuels le mensonge et le tournage des coins ronds sont plus faciles que dans la vraie vie ! —, mais aussi à attiser ce principe d'évaluation des candidats sur la base de critères figés. Et l'excès de confiance dans ces critères ne serait pas à préconiser quand on évolue dans le monde des sentiments. «L'étincelle romantique est peut-être ailleurs», dit Finkel, mais les sites de rencontre n'en tiennent pas compte.
Pis, cette mise en scène de la séduction, en format 2.0, «crée une mentalité de magasinage», ajoute les auteurs de cette enquête, mentalité qui peut être efficace en ligne, mais qui, une fois qu'elle transporte les protagonistes dans une rencontre face à face rendrait les aspirants à l'amour «maladroits» «hautement critiques», «insatisfaits» et nuit à la spontanéité. Au final, c'est la survie même d'une rencontre en ligne au-delà de la barrière du numérique qui est alors menacée, ont décelé les scientifiques.
Tout ça, pour ça, comme dirait l'autre.
En 2009, près de 22 % des hétérosexuels et 61 % des homosexuels sont passés par le cyberespace pour combler le vide affectif dans leur vie en traquant la douce moitié. En 1992, au temps où l'Internet était plus que dans la marge, 1 % des gens exploitaient les petites annonces sur papier et les agences spécialisées pour trouver l'amour, rappelle CNN. Des chiffres qui, au regard de la présente étude sur les dérives des sites de rencontres, devrait désormais inciter l'internaute en quête de romance et de rendez-vous galant à revenir à l'origine de la rencontre: dans un autobus, un club de curling, un couloir de CEGEP, un bar, au travail, dans une bibliothèque... pour mener correctement à terme son projet.
«La recherche de l'amour en ligne, c'est génial, résume sur le site de CNN Eli J. Finkel, de la Northwestern University en Illinois et auteur principal de l'étude dont les détails vont être publiés dans les pages du journal Psychological Science in the Public Interest. Ça permet d'être en contact avec un bassin de candidats auquel on ne pourrait être exposé autrement. Le problème toutefois, c'est que plusieurs choses dans cette industrie de la rencontre viennent miner ses principales vertus et avantages».
Dans les grandes lignes, Finkel pointe entre autres la logique du profil affiché par les membres, profils qui tendent d'une part à distordre la réalité — on sait que dans les mondes virtuels le mensonge et le tournage des coins ronds sont plus faciles que dans la vraie vie ! —, mais aussi à attiser ce principe d'évaluation des candidats sur la base de critères figés. Et l'excès de confiance dans ces critères ne serait pas à préconiser quand on évolue dans le monde des sentiments. «L'étincelle romantique est peut-être ailleurs», dit Finkel, mais les sites de rencontre n'en tiennent pas compte.
Pis, cette mise en scène de la séduction, en format 2.0, «crée une mentalité de magasinage», ajoute les auteurs de cette enquête, mentalité qui peut être efficace en ligne, mais qui, une fois qu'elle transporte les protagonistes dans une rencontre face à face rendrait les aspirants à l'amour «maladroits» «hautement critiques», «insatisfaits» et nuit à la spontanéité. Au final, c'est la survie même d'une rencontre en ligne au-delà de la barrière du numérique qui est alors menacée, ont décelé les scientifiques.
Tout ça, pour ça, comme dirait l'autre.
En 2009, près de 22 % des hétérosexuels et 61 % des homosexuels sont passés par le cyberespace pour combler le vide affectif dans leur vie en traquant la douce moitié. En 1992, au temps où l'Internet était plus que dans la marge, 1 % des gens exploitaient les petites annonces sur papier et les agences spécialisées pour trouver l'amour, rappelle CNN. Des chiffres qui, au regard de la présente étude sur les dérives des sites de rencontres, devrait désormais inciter l'internaute en quête de romance et de rendez-vous galant à revenir à l'origine de la rencontre: dans un autobus, un club de curling, un couloir de CEGEP, un bar, au travail, dans une bibliothèque... pour mener correctement à terme son projet.
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