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Voyager avec Lio Kiefer Je vous invite au voyage! N’importe quel voyage! Celui dont on rêve, celui qu’on prépare, celui auquel on n’échappe pas. Vous me posez vos questions, j’y réponds. Chaque jour, des infos de par le monde. Ce seront nos bagages.

Il y a 600 ans, Jeanne d'Arc

Lio Kiefer   16 février 2012 11h12  Voyager avec Lio Kiefer
La ville de Rouen, où Jeanne d'Arc a été brûlée.<br />
Photo : SOURCE FREDERIC EBERHARDT / M.A.E
La ville de Rouen, où Jeanne d'Arc a été brûlée.
Depuis le début de l’année, en France, on fête la naissance de la Pucelle d’Orléans. Pas toute la France, mais celle où elle est née. Ensuite, les villes qui l’ont vue être guerrière à plein temps. C’est au-dessus de la Loire. À Rouen, où elle a été brûlée vive, on restera silencieux.

Les anniversaire de stars de tous genres en terres occidentales m’ont toujours faire rire. L’espace d’une année, on fête un anniversaire, un décès, une bataille, un génocide, une rencontre, un traité. Cela a le mérite de sortir des boules à mites des orchestres, des majorettes, des historiens, des spécialistes de la star en question.

Avec Jeanne d’Arc, on est en plein spleen franco-français. Était-elle vraiment une fille, vraiment pucelle? A-t-elle entendu des voix pour sauver la France ou était-elle simplement illuminée?

Voyez, je dis ELLE… Certainement, en ligne pour mes années d’histoire au primaire, là où Mme Pocard-Chapuy, maîtresse de CE2 (3e année) nous racontait l’histoire de Jeanne, les larmes aux yeux.

Elle commença à délirer dans son village de Domrémy vers l’âge de 13 ans, pour prendre à 17 ans, le chemin de la Loire. Elle se fit passer pour un gars, obtint une armée, alla délivrer Orléans des Anglais et fit sacrer roi à Reims un certain Charles qui devint numéro 7. Elle était enfant-soldat, mais chef.

Ensuite, elle se dit que continuer était dans ses gènes. Ah! la Jeunesse! Mais malheureusement elle se fit arrêter à Compiègne, pour être jugée plus tard, à Rouen, et brûlée vive sur un bûcher où des Français du coin applaudissaient à tout rompre. Les infos de l’époque disent que si le peuple normand ne l’aimait pas, c’est que les anglais et les bourguignons avaient fait de l’intox en matière de propagande anti-jeannette. Pour être graciée, elle aurait dû porter des habits de femme. Mais elle se résigna à la toute fin à porter des habits d’homme.

Ce que j'ai lu ensuite, c’est que si Jeanne était pucelle à Orléans, elle ne l’était plus à Rouen. Ses compagnons d’armes et de geôle, s’apercevant que le gars était une fille, lui firent grâce de leurs mâles atouts.

Ce que j’appris également, c’est que durant son parcours, elle a du subir des dizaines de tests de virginité et de nombreux tests de santé mentale vérifiés par des théologiens et autres grenouilles de bénitier de l’époque. Héroïne ou cinglée, l’histoire n’est pas prête de l’avouer.

Ce qui est très triste, c’est que le damoiseau-moiselle est devenue la mascotte du Front national. Là où Jean-Marie Le Pen d’abord, puis Marine, sa fille, en lice pour les présidentielles 2012, se font des gorges chaudes de p'tite fille de Domrémy.
On a les héros qu’on mérite!

Tout cela pour dire que le parcours touristique de Jeanne en France n’est pas ce qu’il y a de plus excitant.

• Domrémy en Lorraine est un village comme des milliers de villages, sans grand intérêt. Sauf qu’on peut comprendre que lorsqu’on est une fille de rural un peu aisé, à 13 ans, on a des hallucinations, des voix, etc.

• Vaucouleurs. C’est là qu’elle rencontra un certain Robert de Beaudricourt, capitaine de la forteresse, qui dit à l’oncle de Jeanne de ramener cette illuminée chez elle avec un gifle à la clé. Ce qui fut fait. À Vaucouleurs, restes du remparts et reste du Château.

• Chinon. Là au moins on du château. C’est là qu'elle rencontra pour la première fois le dauphin Charles et que ce dernier, pris d’un burn out princier,  reprit espoir.

• Orléans. La ville qu’elle délivra. Les banlieues sont horribles et la ville a juste la Loire pour elle.

• Reims… Heureusement il y a la cathédrale. Et la ville est belle.

• Compiègne. Le Château, la forêt, le pont Jeanne-d’Arc, La Tour Jeanne-d’Arc… et la forêt environnante.

• Rouen. Une belle vielle ville, mais aux extérieurs plutôt tristes. Jeanne fut brûlée sur une place qui était à l’extérieur de la ville, et qui, près d’une église voit fleurir un joli marché

On vivait déjà une époque formidable!

Il est alors préférable de jeter un coup d’œil sur le documentaire My Joan of Arc de Denis Chiasson.
La ville de Rouen, où Jeanne d'Arc a été brûlée.<br />
Milla Jovovitch dans la peau de Jeanne d'Arc, dans le film <em>Jeanne d'Arc</em>, de Luc Besson, paru en 1999.<br />
 
 
 
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  • jean poirier - Inscrit
    15 février 2012 13 h 33
    Une correction nécessaire
    Je n’ai pas d’affection particulière pour Jeanne d’Arc et encore moins pour le Front national qui en fait sa mascotte. Je ne crois pas non plus à l’idée qu’elle est une pucelle envoyée par Dieu pour libérer la France. Je crois plutôt que le dauphin a utilisé une jeune fille illuminée et exaltée pour assoir son autorité sur la France.
    J'ai lu toutefois avec surprise que vous affirmez que Jeanne d'Arc "se fit passer pour un gars" et que "ses compagnons d’armes et de geôle, s’apercevant que le gars était une fille, lui firent grâce de leurs mâles atouts." Je crois qu'il faut revoir vos souvenirs de votre cours d'histoire. Si Jeanne d'Arc s'habille en homme, elle n'affirme pas pour autant qu'elle est un homme. Son rôle dans la reconquête d'Orléans repose d'ailleurs sur le fait qu'elle est une jeune pucelle envoyée par Dieu et non un jeune puceau. Certains de ses compagnons d'armes signalent d'ailleurs qu'elle a de beaux seins. Personne à l’époque, à ce que je sache, ne doute du sexe de la jeune fille.
    Il est vrai qu'elle s’habille comme un homme. Selon certains spécialistes, ce geste vise à se faire respecter par ses compagnons d’armes. Il est vrai aussi qu’elle a été violée en prison par ses geôliers après avoir accepté de revêtir des vêtements de femmes. Mais elle n'a jamais personnellement renié son sexe, même si le tribunal de l'époque considère que son entêtement à s'habiller comme ses compagnons d’armes est une preuve de son hérésie.
    Ce n’est parce qu’un parti politique fait d’un personnage historique sa mascotte, qu’une Église en fait une sainte guidée par Dieu, qu’il faut dénigrer le rôle qu’elle a joué dans la conclusion de la Guerre de Cent Ans.

    Jean Poirier
    Enseignant en histoire
    Collège Shawinigan
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  •  
  • yom - Abonné
    15 février 2012 14 h 12
    Je ne résiste pas à vous conter une blague ...
    Le dernier échange entre Jeanne et l'emmitré qui commandait au spectacle :
    « Je veux descendre !
    - Rassure-toi, Jeanne, il y en aura. »
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    15 février 2012 17 h 25
    L HISTOIRE DE FRANCE VAUT MIEUX QUE CA!
    Dommage Lio! Par votre article vous ne favorisez aucunement le tourisme "historique" et c'est une erreur, pour nos enfants nord américains.
    En vacances familiales en France en particulier, à très bon marché et possible aujourd'hui, à pieds, vélos ou pénichettes, c'est pourtant fortement à conseiller. Des recherches web, trouver les bons bouquins, les cartes anciennes, les lires ensemble, les musées sur place, tout reconnaître sur sites mêmes et ... "imaginer" et ces vieilles auberges des coins de campagne...le soir d'un bon repas s'endormir!
    Si vous vous y prenez bien, vous emporterez les enfants dans des épopées fantastiques de vérité.
    Mais ressentir les vieilles pierres est une forme de poésie, elle a peu à voir avec les futilités tant du FRONT NATIONAL , dont vous n'êtes pas membre je présume, ni du viol d'une pucelle dont les historiens ne sont pas certains d'un tel membre non plus.
    Alors de votre article aujourd'hui on reste sur sa faim!
    Amicalement bien sur!
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  • Lio Kiefer - Abonné
    15 février 2012 19 h 18
    Je ne suis pas contre Jeanne d'Arc et l'histoire
    Je sais par expérience que parler à son sens d'une icône ou d'une religion déclenche toujours une certaine animation des lecteurs et c'est tant mieux.
    Pour Jeannne d'Arc, je suis toujours étonné de l'ampleur du phénomène.
    Pour voir été pensionnaire à temps plein de l'héxagone jusqu'à l'âge de 18 ans, je me rappelle que les villes d'Orléans et de Tours étaient le chef lieu de réactionnaires qui ont pris la dame en côte de maille comme mascotte électoraliste.

    Pour Mr Jean Poirier, le début, le parcours et la fin de Jeanne d'Arc sont soumis chaque année à des versions diverses d'illustres ou moins illustres historiens. Pucelle ou pas? Je m'en tape. Changement de vêtements jusqu'au bûcher. Oui, ses copains de cellule et ses bourreaux auraient dit que la dame avait des poumons d'une grande rondeurs... Et alors??

    Pour Christian Philippe, j'ai une vraie passion de l'histoire.... J'en mange. Dans mon travail, je touche une pierre et c'est bon. Mayas égyptiens, asiats, écossais, africain... Mais Jeanne d'Arc, excusez c'est trop peu....
    Je me rappelle avoir une conversation avec Gilles Proulx... sur Napoléon... Pour lui, c'était un symbole extraordinaire.... Pour moi, un tyran de plus....
    Mes racines sont allemandes et je connais nombre d'autochtones qui disent tout de même que c'est grâce à Adolph qu'ils ont les autoroutes et la Coccinelle.

    Loin de là à dire que Jeanne était une jeune facsisre en voie de développement... Sauf qu'elle n'est récupérée que par cette frange. Et que le parcours est un peu platte....
    Pour de l'histoire à toucher... Cyrano de Bergerac, D'Artagnan, Georges Sand, Marquis de Sade, Pinocchio, Casanova, Michel Strogoff, Marco Polo, Bach, Wagner, les chevaliers de la Table Ronde, Lucky Luke, Che Guevarra, Frida Khalo, Nieztsche, Nelligan, Leclerc, Vigneault....
    Beaucoup de personnages de légende... Parce que l'histoire est souvent fausse. Avec la légende, je le sais d'avance....
    Merci de vos courriels
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  •  
  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    17 février 2012 16 h 02
    Et Dollard?
    Les plus vieux se souviennent de notre héros Dollard des Ormeaux. Inventé par Lionel Groulx dans les années 1920, le jeune homme était supposé avoir péri au Long Sault en sauvant la colonie d'une invasion iroquoise. En fait, l'histoire a montré qu'il faisait partie d'un groupe qui pratiquait la traite des fourrures et que, probablement complètement saoûl, il a balancé sur les Indiens un baril de poudre qui, plutôt que de franchir la palissade, lui est retombée sur la gueule.

    Un condensé, en somme, de l'histoire du Québec.

    Desrosiers
    Val David
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    18 février 2012 11 h 06
    à M. Desrosiers
    Je vous invite à lire nos historiens nationaux plus récent. Vous pourrez constater, par exemple, que Jacques Lacoursière ou Marcel Tessier n'hésitent pas à utiliser le terme de "héros" lorsqu'ils parlent de Dollard Des Ormeaux. La légende du "voleur de fourrures saoul", nous ne nous rappelons même pas quel historien incompétent des années 1960 l'a soulevée...

    Dollard Des Ormeaux est bel et bien un héros national.
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    18 février 2012 11 h 11
    à M. Lio Kiefer
    À part le film La Messagère dont on voit l'illustration, vous ne citez pas vos sources. Je n'ai jamais lu un historien spécialisé dans la période médiévale répétant les assertions que vous présentez et que l'on trouve dans les bons romans d'aventures sur le sujet.

    J'aimerais les connaître pour comparer leur dires avec les spécialistes connu du moyen-âge qui ne corroborent aucunement vos dire: Le Goff, Duby, Pernoud.
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  • Paul Sven - Inscrit
    18 février 2012 20 h 09
    La France véritable
    Et voilà que vous venez de dresser le portrait réaliste de cette France que les touristes préfèrent ignorer (toujours frustrant d'admettre que l'on a perdu son temps et son argent) : oui, il y a les cathédrales, les centres historiques et quelques châteaux qui font les délices des touristes, mais pour le reste, ce ne sont que ces "banlieues horribles" dont vous parlez, ces multitudes de villes couleur ciment et ces innombrables faubourgs dégoulinant de tristesse qui forment le véritable cadre de vie de la très grande majorité des Français et qui donnent à penser que tout ce qui été bâtit depuis les débuts de l'ére industrielle est estampillé du sceau de la laideur et révèle les dessous d'une âme qui balance entre les tyranneaux d'opérette, les guignols fascisants et la mesquinerie revancharde présentée comme justice sociale.
    À voir pour la formation personnelle, sinon à éviter.
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  • Airdutemps - Inscrite
    19 février 2012 07 h 49
    Et Charlotte Corday ?
    À tous les intervenants spécialistes : que pensez-vous de Charlotte Corday ?

    Était-elle une femme ? Est-elle une légende ? Était-elle sous l'effet de drogues ou de boissons alcooliques ? Était-elle une illuminée ? Ou tout simplement une personne déterminée et convaincue, telle Jeanne d'Arc à son époque, que Marat était la cause de la dérive de la révolution ?

    Faudrait-il brûler au feu de la Saint-Jean (source Gérard Bouchard) toutes les histoires, y compris la nôtre ?
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  • Sasodes - Inscrite
    19 février 2012 14 h 24
    Merci !
    Un simple merci, vous m'avez fait sourire avec votre chronique, je suis française et très intéressée par cette période de notre histoire et cela m'a rappelé mon parrain qui se vante d'être le descendant de l'évêque Cauchon et qui en même temps vote pour le FN (non, non, ce n'est pas incompatible, c'est juste de la c.......).
    @yom : il y a aussi ses dernières paroles : "vous ne m'avez pas crue, vous m'aurez cuite" (désolée, je n'ai pas pu résister à ce mauvais jeu de mots).
    Bien cordialement,
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  • Lio Kiefer - Abonné
    19 février 2012 15 h 11
    Jeanne à n'en plus finir
    Ce sera ma dernière remarque. Même si je m'amuse avec la légende Jeanne d'Arc, cet article visait surtout l'itinéraire de cette légende en France qui n'est pas des plus excitants.
    En ce qui concerne mes références, je vous inviterai à lire un bouquin sur la dame et qui est à des lieues de ce que j'avance avec sourire. L'Affaire Jeane d'Arc http://www.lepoint.fr/archives/article.php/202646.
    Ensuite, tout ce qui a été dit sur cette dame le furent bien après sa mort. Seules les minutes de son procès ne sont pas négligeables, sauf que tout a été fait en latin et que la dame n'avait jamais eut vent de Bellum Gallicum.
    Pour le terme pucelle, je sais que ce mot était employé à tout vent à cette époque pour désigner une jeune femme.
    Pour sa virginité, on dit qu'elle passa plusieurs tests. Sauf que les médecins d'aujourd'hui peuvent dire qu'une jeune femme qui chevauche jour et nuit pendant des mois a perdu son hymen depuis longtemps. Toutes les peintures de la dame ne sont pas de son époque. L'une des plus connues, celle d'Ingres, date du début XiX ème.
    Elle était et reste un mythe... c'est bien pour celles et ceux qui le croient.
    C'est grâce à elle que la Guerre de Cent ans a prit fin?... pas vraiment
    Que la dame soit profondément chrétienne? Probablement, ce qui explique la légende édulcorée.
    Enfant, je tripais sur Du Guesclin, les Chevaliers de la Table Ronde, et Louis !! de Bavière. Enfant...
    Si vous le permettez, je passe à autre chose.
    Mais merci de vos réactions!
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  • Alain Deloin - Inscrit
    20 février 2012 11 h 09
    et vous avez oublié Le Crotoy :-)

    En baie de Somme, à quelques encablures d'Amiens, où elle fut emprisonnée avant d'être envoyée à Rouen. Le Crotoy où j’allais plancher le weekend et dont je revenais la bagnole chargée de poisson acheté sur le petit port de pêche. Un si joli village qui évoque un peu la Normandie.

    Reims, Compiègne, Rouen c'est toute une partie de ma jeunesse. Dieu sait que je préfère le sud, la Méditerranée, mais vous ne pouvez pas juger une ville par la laideur de ses banlieues. Sinon Paris serait à classer parmi les villes les plus hideuses de France.

    J’ai vécu à Compiègne. Longtemps.
    C’est une très belle ville tout à fait recommandée pour le visiteur amateur de vieilles pierres et d’art de vivre, qui se sent mal à l’aise dans les grands centres urbains (comme moi). C’est un concentré d’histoire très riche sur quelques km2, du moyen-âge aux deux conflits mondiaux en passant par les rois de France, la révolution et les deux empires. Sans oublier la technologie du XXIème (université et centre de recherches). Quoique venant de loin (d’où mon nom) j’ai aimé cette ville, beaucoup grâce à la passion de mes professeurs d’histoire au collège et au lycée.

    Et Paris est à 45 minutes par l’A1.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Compiègne

    http://www.flickr.com/search/?q=Compiegne
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    21 février 2012 06 h 19
    TOURISME HISTORIQUE
    Jeanne d' Arc ou autre chose ne devraient pas faire grosse polémique il s'agit de faits historiques évidemment sujets à interprétations et tant mieux.On discute on plaisante donc! On discute certes mais pas de n'importe quoi, il s'agit de soi même, de racines et de peuple québécois. Nous avons un peuple d'histoire bien établi, pas comme les étrusques, les crétois ou les basques dont on ne sait l'origine exacte nous sommes nous de pure souche française que certains le veuillent ou non. La est le fantastique et n'importe quel voyage en France fait que nous pouvons nous sentir chez nous. Je dirais plus il faut imaginer que nous avons plus de racines précoces en France que nombre de Français eux-mêmes, nous avions déjà 2 siècles d'existence quand Napoléon de parents "piémont-sardes" a "émigré" chez nous! Boutade certes mais amusant à rappeler! Se sentir issu de quelque part est une joie énorme pour les enfants si on s'y prend bien et justement ces banlieues effroyables qui couvrent de déchets leurs racines, ne plus l'accepter, ils doivent le comprendre, pas comprendre même car ici plus de mots suffisent il s'agit de le "sentir"! Sentir que nous sommes ici aussi des pollueurs de leurs vies. Pour ce que j'en veux dire c'est que relié au tourisme il y a matière à un énorme plaisir de voyage avec nos enfants et l'Europe la culture de laquelle nous sommes issus est un lieu dont nos générations futures ont besoin car ils sont chez eux.
    Ceci ferait comprendre beaucoup cela!
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  • Ginette Cartier - Abonné
    21 février 2012 08 h 21
    Dommage pour cette caricature
    Caricaturer à outrance la personne de Jeanne d'Arc afin de critiquer l'itinéraire de sa commémoration n'est pas à la hauteur de votre réel talent. À la suite d'un lecteur précédent, M. Lafitte, je ne peux que vous recommander les études des historiennes Régine Pernoud et Colette Beaune, spécialistes tant de l'époque que du personnage. Au cinéma: je vous conseille vivement les films de Jacques Rivette (Les Batailles, les Prisons) avec Sandrine Bonnaire.
    Ginette Cartier
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    23 février 2012 17 h 55
    Charlotte Corday Napoléon et Seigneur Lio
    @ Airdutemps
    Charlotte Corday n'était qu'une simple jeune femme avec une vie tout aussi simple d'honnête jeune fille mais prise dans l'extrême tension des temps révolutionnaires, elle ne s'est trouvée "emportée" que par sa sensibilité. Elle fut émue d'injustice, en présence de révolutionnaires Girondins (si je me souviens bien) pourchassés dans sa localité par d'autres révolutionnaires que Marat poussait à la terreur.Ils ont tous été traqués, assassinés ou se sont suicidés d'ailleurs par la suite.
    Seule donc, tiraillée par l'extérieur elle a décidé de son acte!
    Il faut comprendre que si la France acceptait largement le fait révolutionnaire, tous étaient loin d'être d'accord sur les manières de faire!
    Suite
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