Il y a, aux États-Unis, une littérature de la boxe, avec ses classiques (Cinquante mille dollars de Hemingway, Plus dure sera la chute de Bud Schulberg, Le combat du siècle de...
Il y a, aux États-Unis, une littérature de la boxe, avec ses classiques (Cinquante mille dollars de Hemingway, Plus dure sera la chute de Bud Schulberg, Le combat du siècle de Mailer viennent automatiquement à l'esprit) et ses nouveaux auteurs: Craig Davidson (un Canadien) et Thom Jones, entre autres. Entre magouille et rédemption, une vérité propre à cet exercice qui consiste à s'entre-taper sur la gueule pour provoquer une commotion cérébrale chez l'adversaire continue de fasciner, y compris dans le monde des lettres — surtout «américaines», devrait-on ajouter. La boxe, chez les écrivains, est parfois arrangée, parfois illégale, rite clandestin d'une sous-culture de la violence comme les combats de chiens, à poings nus. Elle abrite le «côté obscur de la force» et l'arène où, dans la victoire comme dans la défaite, le mensonge devient impossible.