On a connu l’écriture d’Emmanuel Schwartz dans son spectacle Chroniques, réunissant trois pièces assez digressives et logorrhéiques où des personnages écorchés se lançaient dans de sinueuses et viscérales quêtes de soi. Nathan n’échappe pas à cette règle, mais, puisqu’écrite bien avant ces trois chroniques, elle porte davantage l’empreinte du maître Wajdi Mouawad, avec qui Schwartz collabore depuis ses débuts.
En titrant, samedi, « Faust : Montréal, mieux que New York ? », nous n’imaginions pas un instant que la réponse pourrait être « Non. Pire, hélas ». Le Met a accouché cette saison d’un Faust à la limite de la débilité. Montréal réussit à faire péter les frontières.