En titrant, samedi, « Faust : Montréal, mieux que New York ? », nous n’imaginions pas un instant que la réponse pourrait être « Non. Pire, hélas ». Le Met a accouché cette saison d’un Faust à la limite de la débilité. Montréal réussit à faire péter les frontières.
Même, et surtout, parmi les spécialistes et les «professionnels de la profession» un débat demeure: Lang Lang est-il un phénomène marketing ou un vrai artiste avec le potentiel de devenir une légende du piano? Les tenants de la seconde alternative soulignent notamment que l’intelligence du pianiste peut, s’il est soumis aux bonnes influences, l’amener à de véritables sommets. On ne peut nier les errances stylistiques, genre fleur bleue et eau de rose, des débuts de carrière. Mais on ne peut nier non plus les qualités digitales exceptionnelles de Lang Lang.