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Critiques  > Théâtre

  • Théâtre - De filiation en malédiction

    Philippe Couture   26 mai 2012  Théâtre
    On a connu l’écriture d’Emmanuel Schwartz dans son spectacle Chroniques, réunissant trois pièces assez digressives et logorrhéiques où des personnages...

    On a connu l’écriture d’Emmanuel Schwartz dans son spectacle Chroniques, réunissant trois pièces assez digressives et logorrhéiques où des personnages écorchés se lançaient dans de sinueuses et viscérales quêtes de soi. Nathan n’échappe pas à cette règle, mais, puisqu’écrite bien avant ces trois chroniques, elle porte davantage l’empreinte du maître Wajdi Mouawad, avec qui Schwartz collabore depuis ses débuts.

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  • Théâtre - Migrations écraniques

    Philippe Couture   24 mai 2012  Théâtre
    Espace libre nous offre la rare visite d’une compagnie suisse, dont les préoccupations s’alignent parfaitement sur celles du directeur artistique Philippe Ducros, adepte d’un...
    Espace libre nous offre la rare visite d’une compagnie suisse, dont les préoccupations s’alignent parfaitement sur celles du directeur artistique Philippe Ducros, adepte d’un théâtre qui pose son regard sur un monde aux frontières mouvantes. L’auteure Julie Gilbert, appuyée par le travail du metteur en scène Frédéric Choffat et du cinéaste Fabrice Huggler, invente un poème narratif qui entremêle les récits d’immigrants clandestins et les confronte à la décevante réalité du pays d’accueil.
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  • Sabrina Baran raconte aux tout-petits, de sa voix de sirène, l’histoire d’Ondin. Sur notre photo, elle manipule Mélusine.
    Photo : Michel Pinault

    Théâtre jeunes publics - Une plongée prometteuse

    Michel Bélair   23 mai 2012  Théâtre
    Qu’on le dise bien fort : L’Illusion Théâtre de marionnettes s’est trouvé une relève de qualité ! Après le départ de Petr Baran, qui a...
    Qu’on le dise bien fort : L’Illusion Théâtre de marionnettes s’est trouvé une relève de qualité ! Après le départ de Petr Baran, qui a bâti la réputation de la petite compagnie avec Claire Voisard, voici que la fille des deux fondateurs s’impose déjà avec un premier spectacle fort réussi.
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  • Théâtre - Vertige virtuel

    Philippe Couture   18 mai 2012  Théâtre
    Intéressés par les possibilités de la téléprésence, qui permet à une personne d’apparaître virtuellement dans un autre emplacement que le...
    Intéressés par les possibilités de la téléprésence, qui permet à une personne d’apparaître virtuellement dans un autre emplacement que le sien, la compagnie Insanë propose une relecture très signifiante de Dieu est un DJ, de Falk Richter, en direct de Montréal, où le comédien Etienne Blanchette joue sa partition en chair et en os, et de Genève, où la comédienne Pascale Güdel lui donne la réplique à distance, alors que son avatar virtuel apparaît comme par magie sur la scène montréalaise. Et vice-versa.
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  • On souffle de la poussière de cendre à tout moment sur scène, comme un leitmotiv, durant la pièce Emovere.
    Photo : Yanick MacDonald

    Théâtre - Cultiver de l’authentique

    Alexandre Cadieux   11 mai 2012  Théâtre
    Il y a ce passage assez drôle dans le Jean de Florette de Pagnol où le Papet et Ugolin se moquent du gentleman-farmer Jean Cadoret parce que celui-ci prétend vouloir «...
    Il y a ce passage assez drôle dans le Jean de Florette de Pagnol où le Papet et Ugolin se moquent du gentleman-farmer Jean Cadoret parce que celui-ci prétend vouloir « cultiver de l’authentique ». Nos deux paysans ricaneurs et au vocabulaire limité se demandent bien quel légume (d’origine citadine, à n’en point douter) se cache derrière ce drôle de nom.
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  • Théâtre jeunes publics - Rien ne va plus

    Michel Bélair   10 mai 2012  Théâtre
    La lune est à moi Texte : Marie-Luce Maupetit. Mise en scène : Patrick Martel et Michel P. Ranger. Une création du Théâtre de l’Avant-Pays...

    La lune est à moi

    Texte : Marie-Luce Maupetit. Mise en scène : Patrick Martel et Michel P. Ranger. Une création du Théâtre de l’Avant-Pays présentée au collège Maisonneuve dans le cadre de Petits bonheurs. Public visé : les enfants de 4 à 9 ans. Durée : environ une heure.

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  • Le décor de Playtime, avec sa plateforme arrondie qui pivote au centre de la scène, évoque le plateau central de certains bars de danseuses nues. Sur notre photo, le comédien Stéphane Crête.
    Photo : Pierre-Luc Bernier

    Théâtre - À bras-le-corps

    Philippe Couture   10 mai 2012  Théâtre
    Voici un spectacle aussi ambigu que polysémique, qui résiste très fort à la description, échappe profondément au discours unique et risque de susciter une...

    Voici un spectacle aussi ambigu que polysémique, qui résiste très fort à la description, échappe profondément au discours unique et risque de susciter une grande diversité d’interprétations. Céline Bonnier, visiblement à la recherche d’un nouveau langage scénique, nous invite à observer, comme dans sa courte pièce Hello… how are you créée à La Chapelle en octobre dernier, des corps performatifs qui s’essoufflent dans la répétition de gestes aliénants ou pulsionnels. Sans la nudité, cette fois. Elle disait en entrevue vouloir aborder l’érotisme. La pièce s’y aventure, certes, mais elle semble plutôt inviter à une réflexion sur le thème, plus large, de la rencontre : comment se présenter sincèrement à l’autre ; quelle facette de nous-mêmes sommes-nous prêts à mettre de l’avant ?

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  • Même si l’histoire pourtant ordinaire de Charlotte s’étire, on a constamment l’impression que les ombres brûlent, tant la couleur les illumine et donne vie à l’ensemble.
    Photo : Prospero Cravedi

    Des couleurs sur l’ombre

    Michel Bélair   9 mai 2012  Théâtre
    On connaît bien la compagnie italienne Gioco Vita à la suite de ses passages à la Maison Théâtre ; on se souviendra entre autres de Pescetopococodrillo, qui en avait...
    On connaît bien la compagnie italienne Gioco Vita à la suite de ses passages à la Maison Théâtre ; on se souviendra entre autres de Pescetopococodrillo, qui en avait émerveillé plusieurs. C’est que la compagnie travaille le théâtre d’objets de façon très particulière depuis déjà de nombreuses années.
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  • Sylvie Drapeau fait montre d’une prestance de reine en Déjanire.
    Photo : Jean-Louis Fernandez

    Théâtre - La justice des hommes

    Alexandre Cadieux   8 mai 2012  Théâtre
    Plus de 2400 ans après leurs premières apparitions aux Dionysies athéniennes et douze mois après la controverse soulevée par la possible présence de Bertrand...
    Plus de 2400 ans après leurs premières apparitions aux Dionysies athéniennes et douze mois après la controverse soulevée par la possible présence de Bertrand Cantat sur la scène du Théâtre du Nouveau Monde, les héroïnes tragiques de Sophocle, revisitées par Wajdi Mouawad, débarquent à Montréal. On les attendait de pied ferme, anticipant le choc entre les mythes millénaires et une sensibilité théâtrale exacerbée qui a fait la renommée d’Incendies et de Forêts.
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  • Billy prend vie à la Petite Licorne dans une production du Théâtre du Grand Jour
    Photo : Yannick Macdonald

    Théâtre - La haine ordinaire

    Alexandre Cadieux   7 mai 2012  Théâtre
    Elle s’exprime dans la relative intimité des salons, des bureaux, des voitures. Bien nourrie par la rhétorique de quelques faiseux d’opinions professionnels, elle prend...
    Elle s’exprime dans la relative intimité des salons, des bureaux, des voitures. Bien nourrie par la rhétorique de quelques faiseux d’opinions professionnels, elle prend rarement le temps de s’interroger sur ses propres racines, de réfléchir sur le bien-fondé de ses allégations, de soumettre ses préjugés à l’épreuve du réel. Elle pousse à classifier ses voisins en deux catégories exclusives : celui qui s’exprime moins bien que soi et qui paraît moins soigné dans son apparence est nécessairement un « BS », alors que son envers profite sans aucun doute d’un salaire annuel de 75 000 $ et d’un syndicat qui lui permet de s’asseoir sur son « steak » et de ne rien faire de ses journées.
    1 réaction | 3 votes
     
  • Théâtre pour jeune public - Un art de combat

    Michel Bélair   6 mai 2012 23h25  Théâtre
    Chaque année c’est la même chose: on sort des Zurbains gonflé à bloc, vibrant de confiance. Pas parce qu’on vient de nous faire traverser un jardin rempli...
    Chaque année c’est la même chose: on sort des Zurbains gonflé à bloc, vibrant de confiance. Pas parce qu’on vient de nous faire traverser un jardin rempli d’espoirs, de promesses et de fleurs odorantes; plutôt parce qu’on y a le courage de dénoncer l’insupportable.
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  • Théâtre - Chemin de croix

    Philippe Couture   7 mai 2012  Théâtre
    Le solo, au théâtre, se prête particulièrement bien à la formule du parcours initiatique et aux vastes questionnements sur la foi et le sens de la vie. Sur la...
    Le solo, au théâtre, se prête particulièrement bien à la formule du parcours initiatique et aux vastes questionnements sur la foi et le sens de la vie. Sur la scène montréalaise, ces dernières années, on a été amplement servi de cette matière existentialiste et spiritualiste. Je pense notamment à Passages, de Catherine Djaczman, ou à Bigger than Jesus, de Rick Miller, et à Personal Jesus, de Gaetan Nadeau. Le faux solo de Simon Boudreault, qui est discrètement accompagné dans D pour Dieu ? d’un musicien et d’une marionnettiste, est à ranger dans la même catégorie, bien qu’il s’attarde aux mêmes questions dans un esprit plus ludique. Il n’évite pas pour autant le piège de l’anecdote dans lequel étaient tombés les autres spectacles : la quête spirituelle semble de plus en plus difficile à évoquer avec profondeur, tant elle se ramifie et se personnalise.
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  • Violette Chauvreau, Evelyne de la Chenelière et Jean-François Casabonne dans Une vie pour deux.
    Photo : Caroline Laberge

    Fantômes d’amour

    Marie Labrecque   5 mai 2012  Théâtre
    Une vie pour deuxTexte d'Evelyne de la Chenelière, d'après le roman de Marie Cardinal. Mise en scène d'Alice Ronfard. À l'Espace Go, jusqu'au 19 mai.Trois fantômes, plutôt qu'un seul, hantent la...
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  • Dans Province, des personnages caricaturaux s’enlisent au plus profond d’eux-mêmes alors que la nature se dérègle.
    Photo : Bruno Guérin

    Caricature provinciale

    Philippe Couture   3 mai 2012  Théâtre
    Malgré un soudain regain de foi en l’indignation populaire, notre société reste éclatée, individualiste, incapable de vivre en communauté. Mathieu...
    Malgré un soudain regain de foi en l’indignation populaire, notre société reste éclatée, individualiste, incapable de vivre en communauté. Mathieu Gosselin, dans Province, nous le rappelle crûment. Dans une esthétique baroquisante, signée Benoît Vermeulen (dont on reconnaît la griffe), des personnages caricaturaux s’enlisent au plus profond d’eux-mêmes alors que la nature se dérègle. C’est une fable postapocalyptique, sur fond d’inquiétude écologique. Un tableau plein de promesses, mais hélas, l’auteur se perd un peu en chemin : trop de pistes s’entrecroisent sur un terrain mal défriché. Un peu comme dans Silence radio, l’une des précédentes pièces de la Banquette arrière, où l’écriture collective avait mené la troupe dans l’égarement.
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  • Mère (Andrée Lachapelle) et fille (Ansie St-Martin) partagent un appartement, mais ne vivent pas dans le même espace, dans la pièce L’éclipse.
    Photo : Guy Borremans

    Planètes solitaires

    Marie Labrecque   2 mai 2012  Théâtre
    Heureux hasard : quelques jours après la visite de Joyce Carol Oates au festival Metropolis Bleu, le groupe La Veillée offrait une incursion inédite dans son théâtre....
    Heureux hasard : quelques jours après la visite de Joyce Carol Oates au festival Metropolis Bleu, le groupe La Veillée offrait une incursion inédite dans son théâtre. C’est un cliché de le souligner, l’auteure américaine est si prolifique qu’on fait difficilement le tour de son oeuvre. Sa dramaturgie — quelque 16 pièces — en est un versant inexploré, ici. D’où notre curiosité.
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	Les peintres du charbon s’appuie sur un fait authentique : en 1934, un groupe de mineurs s’initie à l’art dans un cours donné sous l’enseigne de l’Association des travailleurs.</div>
    Photo : François Brunelle

    Théâtre - Peinture à numéros

    Marie Labrecque   26 avril 2012  Théâtre
    Il y a quelque chose d'émouvant à voir fleurir une vocation artistique dans un milieu a priori peu propice à la culture. Ce parcours inspirant d'un personnage...
    Il y a quelque chose d'émouvant à voir fleurir une vocation artistique dans un milieu a priori peu propice à la culture. Ce parcours inspirant d'un personnage échappant, malgré les préjugés, à un destin qui semblait tout tracé, a fait la réussite de Billy Elliot, par exemple. Un succès que son auteur semble tenter de reproduire avec cette pièce, créée en 2007, où il reconduit un peu le même type de récit.
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	Racontée à l’aide d’objets et de marionnettes, Hima met surtout en valeur, encore une fois, le grand talent d’Isabelle Payant.</div>
    Photo : Isabelle Payant

    Théâtre - Les yeux et l'âme grands ouverts

    Michel Bélair   25 avril 2012  Théâtre
    La neige s'attarde autour de la Maison Théâtre ! Après Banquise, qui y a tenu l'affiche au cours des dernières semaines, voilà qu'Isabelle Payant, du...
    La neige s'attarde autour de la Maison Théâtre ! Après Banquise, qui y a tenu l'affiche au cours des dernières semaines, voilà qu'Isabelle Payant, du Théâtre des Petites Âmes, y propose une histoire d'hiver et de froid absolument irrésistible.
    0 réactions | 0 votes
     
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	Jean-Michel Girouard et Marie-Hélène Gendreau dans une scène de la pièce Amours écureuils.</div>
    Photo : Source: Claudy Rivard

    Théâtre - Une marée au gré des lunes

    Sylvie Nicolas   24 avril 2012  Théâtre
    Amours écureuils reprend le sentier des amours déçues, de l'urgence de trouver un sens une fois le lien rompu, de retracer la genèse de ce qui a été, de...
    Amours écureuils reprend le sentier des amours déçues, de l'urgence de trouver un sens une fois le lien rompu, de retracer la genèse de ce qui a été, de renouer tous les fils de sa propre histoire avec et sans l'autre. Jean-Michel Girouard signe un texte d'une grande beauté, à l'écart de toute facilité, intelligent et follement vrai, à des années-lumière de la « loftisation » amoureuse et de la spectacularisation du soi.
    0 réactions | 0 votes
     
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	Le misanthrope à La Bordée: la modernité de l’espace reproduit un disco-bar aux lignes fuyantes autant que le dénuement des lofts urbains.</div>
    Photo : Source: Vincent Champoux

    Théâtre - Au-delà des apparences

    Sylvie Nicolas   23 avril 2012  Théâtre
    Québec — Ne plus pouvoir supporter le mensonge ambiant et la superficialité des rapports humains, revendiquer que la droiture s’impose tout en nourrissant un amour et un...
    Québec — Ne plus pouvoir supporter le mensonge ambiant et la superficialité des rapports humains, revendiquer que la droiture s’impose tout en nourrissant un amour et un désir hors du commun pour celle qui voltige d’un coeur à l’autre et érige la médisance en art de vivre, voilà le conflit intérieur qui tenaille Alceste, le personnage central du Misanthrope qui prend l’affiche à La Bordée.
    0 réactions | 0 votes
     
  • Banquise part d’une idée fort louable: illustrer la bêtise humaine conduisant, par exemple, aux changements climatiques.<br />
    Photo : Benjamin Struelens

    Théâtre jeunes publics - Le fossé des bonnes intentions

    Michel Bélair   19 avril 2012  Théâtre
    C'est le festival Petits bonheurs qui nous a fait connaître le Théâtre Maât il y a déjà six ou sept ans avec Le Chien et la pie. Depuis, Hadi El Gammal a...
    C'est le festival Petits bonheurs qui nous a fait connaître le Théâtre Maât il y a déjà six ou sept ans avec Le Chien et la pie. Depuis, Hadi El Gammal a tissé des liens avec des compagnies québécoises — entre autres avec Bouches décousues pour laquelle il a écrit la musique et signé la mise en scène de Ginkgo et la jardinière — et revient fréquemment ici.
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