Allemagne par-ci, l'Allemagne par-là. Depuis que le président français Sarkozy a érigé le système économique allemand en modèle lors...
Allemagne par-ci, l'Allemagne par-là. Depuis que le président français Sarkozy a érigé le système économique allemand en modèle lors d'un entretien télévisé en martelant une douzaine de fois que la France se devait de l'imiter, de l'adopter, il ne se passe guère une journée sans que politiciens et observateurs patentés dissertent jusqu'à plus soif de cette évocation. D'autant que, depuis la prestation télévisée de Sarkozy, les Français ont été témoins d'un fait inattendu, voire inouï: pour la première fois dans l'histoire des relations entre ces deux pays, un chef d'État, en l'occurrence Angela Merkel, a apporté clairement, nettement, son soutien à un chef d'État, il s'agit évidemment de Sarkozy, qui s'apprête à lancer sa campagne. Là où les couples Giscard-Schmidt, Mitterrand-Kohl, Chirac-Schröder observaient les règles du quant-à-soi, de la neutralité, le duo Merkozy a choisi le mélange des genres. Quoi d'autre? Contrairement à la tradition établie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la chancelière allemande a refusé de rencontrer le principal adversaire de Sarkozy, soit le socialiste François Hollande. Déclinons.