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Idées  > Culture

  • Tombeau pour Jean-Pierre Guay

    Jacques Folch-Ribas - Écrivain et critique littéraire  11 janvier 2012  Actualités culturelles
    Un certain jour paraît un livre intitulé Journal, par Jean-Pierre Guay. C'est un événement banal. À la lecture, pourtant, il apparaît très vite comme...
    Un certain jour paraît un livre intitulé Journal, par Jean-Pierre Guay. C'est un événement banal. À la lecture, pourtant, il apparaît très vite comme une sorte de pavé, une bombe peut-être, jeté au centre d'une littérature québécoise qui en avait le plus grand besoin.
    2 réactions | 3 votes
     
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    Photo : Kéro

    Jean-Pierre Guay 1946-2011 - Un flâneur primordial

    François Tétreau - Écrivain  11 janvier 2012  Actualités culturelles
    C'était il y a plus de vingt ans, un jour de Noël, j'ai pris le téléphone et composé le numéro de Jean-Pierre Guay. C'était simple, il...
    C'était il y a plus de vingt ans, un jour de Noël, j'ai pris le téléphone et composé le numéro de Jean-Pierre Guay. C'était simple, il figurait dans le Journal. Jamais je ne l'avais rencontré, pourtant je croyais bien le connaître après avoir lu les quatre premiers tomes de son Journal. Pour tout dire, c'était plus fort que moi. Il fallait que je lui exprime la joie que son livre me procurait. Oui, la joie. Celle de découvrir un écrivain de cette stature. Un authentique écrivain, drôle, intègre et mordant. Libre. Dans tous les sens du terme, c'est-à-dire qui écrit ce qu'il pense, bien sûr, mais qui se montre aussi libre de ses mouvements. À l'aise dans sa phrase, la menant où il veut, à sa guise, empruntant parfois de longs détours, et qui retombe invariablement sur ses pattes.
    0 réactions | 7 votes
     
  • Hubert Nyssen 1925-2011- Pour Hubert Nyssen

    Alberto Manguel, écrivain  29 novembre 2011  Actualités culturelles
    Il y a des hommes (j'imagine Montaigne comme étant de ceux-là, s'il avait eu davantage la passion des femmes, ou Rousseau, s'il avait été plus ferme dans ses...
    Il y a des hommes (j'imagine Montaigne comme étant de ceux-là, s'il avait eu davantage la passion des femmes, ou Rousseau, s'il avait été plus ferme dans ses convictions éthiques, ou peut-être Voltaire, s'il ne s'était pas pris pour le centre du monde) qui s'intéressent à toutes choses, qui peuvent soutenir une conversation avec tout un chacun, et qui sont assez généreux pour vouloir faire partager leurs découvertes et assez modestes pour permettre aux autres d'en bénéficier. Hubert Nyssen faisait partie de cette tribu.
    1 réaction | 3 votes
     
  • Le Devoir des écrivains - Bilan d'une riche rencontre

    Le Devoir  19 novembre 2011  Livres
    Pour une deuxième année, Le Devoir des écrivains a permis une riche rencontre entre les journalistes d'un jour et les professionnels de l'information, le tout pour le...
    Pour une deuxième année, Le Devoir des écrivains a permis une riche rencontre entre les journalistes d'un jour et les professionnels de l'information, le tout pour le grand bonheur des lecteurs du lendemain. À travers quelques commentaires formulés par des écrivains et des lecteurs, retour sur cette journée folle.
    1 réaction | 2 votes
     
  • L’écrivain Victor-Lévy Beaulieu est le lauréat du prix Gilles-Corbeil 2011. <br />
    Photo : - Le Devoir

    Prix Gilles-Corbeil 2011 - Hommage au monument VLB

    Lise Bissonnette, présidente du jury du prix Gilles-Corbeil 2011  8 novembre 2011  Livres
    Au moment d'entreprendre la réédition de ses Œuvres complètes, Victor-Lévy Beaulieu fixa le tirage à 666 exemplaires parce que tel était, selon lui,...
    Au moment d'entreprendre la réédition de ses Œuvres complètes, Victor-Lévy Beaulieu fixa le tirage à 666 exemplaires parce que tel était, selon lui, le nombre de vrais lecteurs ou acquéreurs sur lesquels il pouvait compter au Québec. À une journaliste de Rivière-du-Loup, il confiait en avril dernier son désir de préparer un ouvrage sur Nietzsche, qui s'intitulerait aussi 666, sans toutefois en donner la raison.
    6 réactions | 8 votes
     
  • Je crie, j'écris, je décris

    Victor-Lévy Beaulieu, prix littéraire Gilles-Corbeil 2011  8 novembre 2011  Livres
    Je ne suis pas accoutumé à me retrouver devant l'une de mes grandes feuilles de notaire, mon stylo-feutre à la main, pointé vers le ciel plutôt que vers le...
    Je ne suis pas accoutumé à me retrouver devant l'une de mes grandes feuilles de notaire, mon stylo-feutre à la main, pointé vers le ciel plutôt que vers le papier. C'est que je ne trouve pas quoi dire, surtout pas pourquoi, à l'âge de 14 ans, j'ai décidé que je serais écrivain. Peut-être est-ce au fond très simple: je n'ai pas eu à choisir, puisqu'on n'écrit pas par choix, mais parce qu'on n'a pas le choix.
    10 réactions | 29 votes
     
  • Plusieurs savoir-faire artisanaux sont à préserver, comme celui du tissage.<br />
    Photo : David Mercado

    Loi sur le patrimoine culturel - Le patrimoine immatériel enfin reconnu

    Collectif d'auteurs  2 novembre 2011  Actualités culturelles
    La Loi sur le patrimoine culturel adoptée et sanctionnée le 19 octobre, qui remplacera la Loi sur les biens culturels, contient une avancée majeure par l'inclusion du...
    La Loi sur le patrimoine culturel adoptée et sanctionnée le 19 octobre, qui remplacera la Loi sur les biens culturels, contient une avancée majeure par l'inclusion du patrimoine dit «immatériel» dans les types d'héritages communs reconnus au Québec.
    0 réactions | 7 votes
     
  • Fred Pellerin<br />
    Photo : - Le Devoir

    Hommage à Gilles Vigneault - Pour tenir le mât, le «poète du pays»

    Fred Pellerin - Conteur et scénariste  1 novembre 2011  Actualités culturelles
    C'tait un matin y'a pas longtemps, j'étais en studio pour enregistrer un duo avec Vigneault. C'était: «Je m'ennuie des mélodies qui mettaient mes yeux...
    C'tait un matin y'a pas longtemps, j'étais en studio pour enregistrer un duo avec Vigneault. C'était: «Je m'ennuie des mélodies qui mettaient mes yeux dans l'eau, je m'ennuie de ton ennui.» Gilles Vigneault. On se croise que'ques fois depuis que'que temps. Des fois, c'est pour des projets, des fois c'est pour presque rien. Mais quand même, un privilège et un honneur, de pouvoir se colletailler sur la légende vivante.
    22 réactions | 38 votes
     
  • L’État québécois est parvenu à développer une offre artistique et culturelle foisonnante, constamment renouvelée et appréciée ici et à l’échelle de la planète. Ci-dessus: Yannick Nézet-Séguin et l’Orchestre métropolitain de Montréal.<br />
    Photo : - Le Devoir

    15es Journées de la culture - Culture et citoyenneté, ces inséparables

    Louise Sicuro, présidente-directrice générale de Culture pour tous et fondatrice des Journées de la culture  24 septembre 2011  Actualités culturelles
    Alors qu'on célèbre les 50 ans du début de la Révolution tranquille et cinq décennies d'action culturelle du gouvernement du Québec, on ne peut que...
    Alors qu'on célèbre les 50 ans du début de la Révolution tranquille et cinq décennies d'action culturelle du gouvernement du Québec, on ne peut que s'incliner devant l'ampleur des réalisations qui nous ont sortis de la noirceur et propulsés dans la lumière de la modernité et de la liberté de création.
    2 réactions | 2 votes
     
  • Congédiement au Groupe Ville-Marie littérature - Un départ qui nous indigne

    Normand Corbeil, Annie Dulong, Alexandre Lazarides et Danielle Trussart - Auteurs du Groupe Ville-Marie littérature  22 septembre 2011  Livres
    Il nous semble important de faire connaître sans plus tarder notre réaction spontanée au congédiement de Marie-Pierre Barathon, directrice littéraire chez VLB...
    Il nous semble important de faire connaître sans plus tarder notre réaction spontanée au congédiement de Marie-Pierre Barathon, directrice littéraire chez VLB éditeur et L'Hexagone, survenu brutalement le 9 septembre et annoncé le lendemain aux auteurs du Groupe Ville-Marie Littérature.
    6 réactions | 7 votes
     
  • «J’aime moins la télévision qu’avant. Parce qu’elle ne nous invente plus, elle nous évente.» Sur la photo, VLB en 2008.<br />
    Photo : - Le Devoir

    J'aime moins la télévision qu'avant

    Victor-Lévy Beaulieu, écrivain et Grand Prix de l'Académie du cinéma et de la télévision 2011  20 septembre 2011  Télévision
    J'aime moins la télévision qu'avant. Je trouve qu'elle ressemble à ce qui est survenu à la Ligue nationale de hockey quand celle-ci s'est lancée dans...
    J'aime moins la télévision qu'avant. Je trouve qu'elle ressemble à ce qui est survenu à la Ligue nationale de hockey quand celle-ci s'est lancée dans une expansion déraisonnée, avec le résultat qu'on connaît: un sport qui n'en est plus un parce qu'il est animé par un trop grand nombre de joueurs sans véritable talent qui se servent de leur bâton de hockey comme d'une arme et de leurs corps comme d'un char d'assaut. Une violence toute américaine dont l'accomplissement parfait est celui de tous ces sports dits extrêmes où l'on voit des hommes et des femmes encagés, se frappant de coups de poing et de coups de pied, au grand plaisir d'une foule devenant hystérique quand le sang jaillit.
    31 réactions | 54 votes
     
  • Nelly Arcan, ici en 2004, dénonçait les carcans de la féminité tout en les alimentant.<br />
    Photo : Maximilien Lamy

    Nelly Arcan: l'ambiguïté et la contradiction

    Fabien Loszach - Rédacteur et conseiller création chez Parvis communications  16 septembre 2011  Livres
    À titre de concepteur rédacteur chez Parvis communications, j'ai eu la charge de rédiger les textes consacrés à son œuvre sur le site nellyarcan.com....
    À titre de concepteur rédacteur chez Parvis communications, j'ai eu la charge de rédiger les textes consacrés à son œuvre sur le site nellyarcan.com. Malgré tout ce travail et les centaines d'heures consacrées à sa lecture, l'auteure m'échappe encore et toujours; et la controverse qui entoure aujourd'hui la publication d'un texte posthume où elle évoque son expérience sur le plateau de Tout le monde en parle me donne encore à réfléchir.
    5 réactions | 3 votes
     
  • Le photographe Antoine Desilets.<br />
    Photo : Jeanine Alain

    La boîte noire d'Antoine Desilets

    Jean-François Nadeau - Historien et directeur des pages culturelles du Devoir  8 septembre 2011  Arts visuels
    Dans ce numéro spécial du Devoir qui fait la part belle à la photographie à l'occasion du Wolrd Press Photo 2011, nous publions des extraits de Antoine Desilets...
    Dans ce numéro spécial du Devoir qui fait la part belle à la photographie à l'occasion du Wolrd Press Photo 2011, nous publions des extraits de Antoine Desilets photographe. Trente ans d'images (Luc Desilets, Guy Saint-Jean éditeur, 2011). Jean-François Nadeau a rédigé la présentation figurant dans ce livre consacré à l'un des phares de la photographie de presse au Québec.
    2 réactions | 8 votes
     
  • En souvenir de Pierre Ouvrard

    Carole Roy, épouse de M. Ouvrard  7 septembre 2011  Actualités culturelles
    Il y a trois ans, Pierre Ouvrard, l'artisan relieur, nous quittait. Cet être m'a subjuguée par sa personnalité si vive, son assurance, son élégance lors...
    Il y a trois ans, Pierre Ouvrard, l'artisan relieur, nous quittait. Cet être m'a subjuguée par sa personnalité si vive, son assurance, son élégance lors d'une première rencontre professionnelle, et par son métier, au fil des ans, il m'a permis de découvrir un monde, celui de la reliure, si méconnu dans ce vingtième siècle où la performance était la pierre angulaire de la réussite d'une carrière.
    0 réactions | 2 votes
     
  • Sa voix rauque, sa diction remarquable et sa grande intelligence des rôles rendaient Marthe Turgeon inoubliable. On la voit ici en 1987.<br />
    Photo : - Le Devoir

    Marthe Turgeon 1944-2011 - Reine dans la vie comme à la scène

    Julie Vincent - Comédienne  1 septembre 2011  Actualités culturelles
    Le jeune homme venait de mourir. J'avais 24 ans. J'ai connu Marthe comme ça. Le jour de la mort de mon amoureux. On avait eu le même toutes les deux. Pour se consoler de la perte...
    Le jeune homme venait de mourir. J'avais 24 ans. J'ai connu Marthe comme ça. Le jour de la mort de mon amoureux. On avait eu le même toutes les deux. Pour se consoler de la perte de l'être cher, on avait convenu de se revoir une fois par année dans un resto pour célébrer sa mémoire. Puis on a travaillé ensemble avec Danièle Panneton sur Le Marin de Fernando Pessoa, la première production de ma compagnie Singulier Pluriel.
    1 réaction | 6 votes
     
  • Georges Lévesque dans sa boutique en 1993<br />
    Photo : - Le Devoir

    Georges Lévesque, 1951-2011 - L'homme qui aimait les femmes

    Luc Boulanger, Montréal  27 août 2011  Actualités culturelles
    Par-dessus tout, Georges Lévesque haïssait le bon goût. Le designer évitait l'équilibre des formes ou la brillance des matières, lui préférant...
    Par-dessus tout, Georges Lévesque haïssait le bon goût. Le designer évitait l'équilibre des formes ou la brillance des matières, lui préférant le métissage, l'impureté, la diversité. Pour lui, la beauté n'est pas lisse et élégante, mais sauvage et «tout croche». Et pourtant, ses robes, plus fripes que Couture, étaient portées par des stars.
    0 réactions | 10 votes
     
  • Gil Courtemanche<br />
    Photo : - Le Devoir

    Gil Courtemanche, 1943-2011 - Les petits bonheurs

    En guise d'hommage et de salut à l'écrivain, journaliste et collaborateur du Devoir Gil Courtemanche, décédé hier des suites d'une longue maladie, nous...
    En guise d'hommage et de salut à l'écrivain, journaliste et collaborateur du Devoir Gil Courtemanche, décédé hier des suites d'une longue maladie, nous publions cette chronique. L'auteur l'avait offerte en cadeau à ses lecteurs le 20 décembre 2008, à la veille de Noël.
    5 réactions | 16 votes
     
  • Rebelle! Sans doute, pardi!

    François Bugingo, journaliste et animateur  20 août 2011  Actualités culturelles
    Ce soir-là, Les Enfants terribles, un restaurant de Montréal, n'avait pas assez de son nom pour contenir la colère d'un homme de mots.
    Ce soir-là, Les Enfants terribles, un restaurant de Montréal, n'avait pas assez de son nom pour contenir la colère d'un homme de mots.
    2 réactions | 8 votes
     
  • L'indomptable

    Journaliste du Devoir Il a été mon héros et mon tortionnaire. À mes yeux de petite fille, ce beau-père intransigeant et colérique à ses heures avait...
    Journaliste du Devoir

    Il a été mon héros et mon tortionnaire. À mes yeux de petite fille, ce beau-père intransigeant et colérique à ses heures avait volé la place de mon papa auprès de ma maman, que rien ne semblait destiner à un divorce. Il ruait facilement dans les brancards, se souciait peu des détails ménagers, trop ordinaires, et ne manquait jamais une occasion de me rappeler l'enfant gâtée que j'étais. Mais c'était aussi un intellectuel et esthète extrêmement sensible, fin cuisinier et charmeur à sa manière. Si bien qu'auprès de lui j'ai appris la vie, ses laideurs et ses beautés.
    3 réactions | 11 votes
     
  • Le poète Paul-Marie Lapointe, photographié en novembre 1999.<br />
    Photo : - Le Devoir

    Poésie, ludisme et liberté - Paul-Marie Lapointe 1929-2011

    Jean Royer - Écrivain  17 août 2011  Actualités culturelles
    Ludisme rime avec liberté de langage, en poésie. Le jeu de la gratuité devient pour le poète un moyen de conquérir le langage — ou une façon de s'en...
    Ludisme rime avec liberté de langage, en poésie. Le jeu de la gratuité devient pour le poète un moyen de conquérir le langage — ou une façon de s'en libérer. S'il est une œuvre-manifeste du jeu et de la liberté totale d'écrire, c'est bien celle de Paul-Marie Lapointe, tantôt lyrique, tantôt ludique et oulipienne, c'est-à-dire construite sur le hasard objectif, sur des contraintes et des jeux formels. On pourrait comparer le poète d'écRiturEs au romancier de La Disparition — Georges Perec, membre de l'Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle) en France, ayant écrit ce roman sans la lettre «e».
    1 réaction | 7 votes
     

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