Paul-Guy Duhamel - Montréal, le 21 novembre 2011
25 novembre 2011
Livres
Je sors de la grande fête de l'écrit qu'est le Salon du livre de Montréal. Chaque année, c'est un plaisir renouvelé que de voir tous ces ouvrages, tous...
Je sors de la grande fête de l'écrit qu'est le Salon du livre de Montréal. Chaque année, c'est un plaisir renouvelé que de voir tous ces ouvrages, tous ces auteurs réunis dans un même lieu. [...] Néanmoins, ce salon me titille depuis un certain temps. Ceux qui y tiennent kiosque, ce ne sont pas les libraires, mais bien les éditeurs/distributeurs de livres. Par conséquent, l'intermédiaire entre le livre et moi qu'est le libraire n'est pas là. Avec un intermédiaire en moins, on pourrait donc s'attendre à ce que ce livre soit moins cher que chez un libraire. Mais ce n'est pas le cas! Il est strictement au même prix que chez un libraire! Plus encore, pour accéder à cette formidable foire, je dois m'acquitter d'un droit d'entrée. À cela s'ajoutent, bien entendu, les frais de déplacement. En conséquence, non seulement mon livre me coûte-t-il bien plus cher que si je l'achetais chez un libraire, mais j'ai l'étrange sensation d'ainsi contribuer, à quelques détails près, à fragiliser la chaîne du livre et à dévaloriser le rôle de conseil des libraires, un peu comme si je l'achetais dans une grande surface. Malaise!