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Revue de presse - Conflit moral

Manon Cornellier   11 février 2012  Canada
La révélation par La Presse canadienne de la nouvelle politique du gouvernement Harper en matière d'utilisation d'informations obtenues sous la torture n'a pas provoqué une vague de réactions dans la presse anglophone. En fait, elles se sont faites rares, mais dans la quasi-totalité des cas, on soutenait qu'il ne peut y avoir de justification à l'usage de tels renseignements, circonstances exceptionnelles ou pas.
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  • Gabriel RACLE - Inscrit
    11 février 2012 06 h 56
    Incompétent ou arrogant?
    Ces deux adjectifs s’appliquent, quand il s’agit du personnel chargé des communications du cabinet de S. Harper. J’ai une expérience significative à ce sujet.
    Fin décembre, j’ai envoyé au PM une proposition détaillée visant à assurer la protection des consommateurs et leur faciliter des économies, sans que cela coûte un dollar à l’État. J’ai reçu un accusé de réception auquel j’ai réagi ainsi:
    «Je suis extrêmement mécontent de la façon dont vous avez traité le courriel que j’ai transmis à l’intention de M. Harper le 27 décembre dernier.
    J’ai en effet la preuve que vous n’y avez porté aucune attention.
    1. Dans votre accusé de réception, vous exprimez la satisfaction de connaître les réactions des Canadiens. Or, ce que j’ai envoyé au Premier ministre est une proposition très importante qui demande une suite, et donc qui doit lui être remise et non mise à la poubelle.
    2. Votre accusé de réception commence par de l’anglais. Or, je communique avec M. Harper en français. L’accusé de réception doit être uniquement dans la langue que j’ai utilisée, donc en français. C’est la moindre politesse et marque de respect à mon endroit.
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  • Gabriel RACLE - Inscrit
    11 février 2012 06 h 57
    Incompétent ou arrogant? (suite)
    Je vous signale que si je communique avec un chef de l’opposition, j’obtiens une réponse circonstanciée et uniquement dans la langue que j’utilise.
    Vouas avez appuyé sur le bouton d’accusé de r4éception automatique, sans prendre connaissance de mes propos. C’est très GRAVE.
    Voulez-vous que j’écrive un article sur ce comportement impoli de la part du cabinet du Premier ministre? Comportant une comparaison avec la réaction des chefs de l’opposition? M. Harper serait certainement très content!!!
    Je demande de votre part des excuses pour ce comportement inadmissible et l’assurance que mon texte, ma proposition, sera bien transmise à la seule personne qui est juge de sa recevabilité, le Premier ministre.»
    Je n’ai reçu aucune réponse, pas plus qu’à un rappel.
    Ceci démontre l’incompétence de ce personnel qui ignore les bases de la communication, étudiée par exemple par le Dr Lozanov. Le silence se décode facilement et il est souvent plus éloquent que la parole. Il montre, dans ce cas l’arrogance de personnes qui se croient au-dessus des autres. Or l’arrogance est un signe d’infériorité, de faiblesse, d’in capacité à faire face à une situation et d’incompétence. Le silence parle à haute et intelligible voix.
    S. Harper ferait bien de mieux choisir son personnel chargé de ses communications.
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  • Andre Vallee - Abonné
    11 février 2012 09 h 57
    Très simple
    Comme c'est immoral de martyriser, on n'a qu'à faire martyriser ailleurs par les immoraux.
    De plus, que vaut l'information obtenue par la torture?
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    11 février 2012 10 h 09
    Ouf!
    Heureux de constater que sauf à Winnipeg, le Canada anglais s'oppose à la torture tout autant que nous.
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  • Nelson - Inscrit
    11 février 2012 18 h 51
    Tortute NON, interrogatoires corsés avec drogues pour faire parler, OUI, pour proteger des vies canadiennes.

    Tout est dans la façon, dans les mots.

    Torture est dégoûtant et inacceptable, mais droguer des gens qui peuvent nous tuer, pour les faire parler...semble plus acceptable.

    Comme euthanasie...dégueulasse tuer des personnes agéés...mais ''interruption de l'acharnement terapeutique pour éviter des souffrances inutiles'' est plus acceptable humainement parlant.

    Le gouvernement Harper a un énorme déficit sur le plan communicationnel, ce que provoque des scandales pour rien.
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  • France Marcotte - Abonnée
    12 février 2012 08 h 51
    Questions précises au torturé: une commande?
    J'y pense, pourquoi un pauvre type torturé à l'autre bout de monde fournirait-il des informations qui concernent le Canada à moins qu'on l'ait torturé exprès pour?
    Que veut le tortionnaire? A-t-il reçu une commande "spéciale" et bien précise d'un pays où on ne peut torturer?
    Ou bien qui est le torturé pour savoir des choses qui concernent précisément le Canada? Un citoyen canadien?
    Difficile d'imaginer un révolutionnaire local dans la jungle perdue savoir qu'une bombe éclatera dans une gare d'une ville du Canada. Il se serait échappé en parlant d'autre chose alors qu'on peine à lui soutirer le moindre aveu?

    Pourquoi si la torture est inefficace est-elle utilisée pour savoir quelque chose de précis comme une bombe au Canada?
    Le tortionnaire veut savoir ou punir?
    Et si le Canada veut tant savoir, pourquoi ne recommande-il pas au pays tortionnaire la technique des cigarettes et du jeu de cartes réputée efficace, elle?
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  • France Marcotte - Abonnée
    12 février 2012 09 h 08
    Vous vouliez de la prévention en matière de crime?
    On pourrait très bien imaginer ce scénario:
    Voici un citoyen canadien d'origine X dont on se demande s'il ne cache pas quelque chose de louche. Le voilà qui part en voyage pour visiter sa grand-mère.

    On l'arrête là-bas sous un prétexte quelconque et on l'amène subrepticement dans la petite salle du fond. Là on le torture à la demande du Canada.
    Puisqu'il est innocent (j'aime ma grand-mère), il en sera quitte pour une bonne frousse et si jamais il lui était venu l'idée de s'en prendre à une gare au Canada, l'envie lui sera vite passer.

    C'est ce qu'on peut appeler de la torture préventive.
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