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Lettres - La torture: déshonneur pour le Canada des conservateurs

Ronald Albert - Boucherville, le 9 février 2012  11 février 2012  Canada
Étonnant de voir comment ce qui a terni la réputation des États-Unis dans le monde revient nous hanter dans la bouche des conservateurs. Après la peine de mort et l'invitation au suicide, voici qu'on permet la torture en utilisant encore une fois le faux scénario usé de la bombe à retardement.

Cette situation imaginée, qui n'a jamais existé, sert d'argument pour justifier la torture qui, elle, est bien réelle dans des dizaines de pays. Quand on lui ouvre cette porte, la torture ne se limite jamais aux cas imaginaires inventés par notre ministre pour justifier les pires pratiques qu'a produites le côté sombre de l'humanité. Quand on ouvre cette porte, on ébranle le socle même sur lequel s'appuient les droits de la personne: l'inviolable dignité de tous. On affaiblit d'avance notre capacité d'aider les Canadiens qui seraient menacés par des régimes qui estiment que la «bombe» n'a pas besoin d'être très puissante pour justifier l'intolérable. Quand on ouvre cette porte, on fait reculer la civilisation sous le prétexte de protéger la population. On croyait l'ère Bush terminée. Erreur. Elle a immigré au Canada, invitée par le Parti conservateur.

***

Ronald Albert - Boucherville, le 9 février 2012
 
 
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  • Henri Marineau - Inscrit
    11 février 2012 03 h 40
    La liste noire de Harper
    Après les tristes épisodes de nominations de hauts fonctionnaires fédéraux unilingues anglophones et sa position en faveur de l’abolition du registre des armes d’épaule et de la destruction des données des années antérieures, le gouvernement conservateur continue d’ajouter de l’huile sur le feu.
    Sujets : Kitchener Center , SCRS , Québec
    Dans la saga des mesures rétrogrades de ce gouvernement, vient maintenant se greffer le retour aux symboles monarchiques caducs que suscitent les célébrations entourant le 60e anniversaire de l'accession au trône de Sa Majesté, la reine du condominium canadian Elizabeth II.
    Et, tant qu’à nous raccrocher au temps passé, pourquoi ne pas relancer le débat sur l’avortement? De la même manière que Harper s’est servi habilement des positions de Pierre-Hugues Boisvenu comme paravent concernant le débat sur la peine de mort, c’est maintenant au tour du député conservateur de Kitchener Center, Stephen Woodworth, de servir de bouclier à son premier ministre dans l’épineux dossier de la reconnaissance du fœtus à titre d’être humain, ce qui aurait pour effet pervers de qualifier d'homicide toute action provoquant la mort d'un fœtus...
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  • Henri Marineau - Inscrit
    11 février 2012 03 h 42
    La liste noire de Harper (suite et fin)
    ...Enfin, pour compléter la liste des ingrédients de ce cocktail explosif, le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, se retrouve dans l’eau chaude en déclarant que «le SCRS ne doit pas s'appuyer, en toute connaissance de cause, sur des informations obtenues sous la torture» et, du même souffle, que «dans des circonstances exceptionnelles où il existe une menace à la vie humaine ou la sécurité publique», cette consigne n'aurait pas besoin d'être suivie parce qu'«ignorer cette information seulement à cause de sa source représenterait un risque inacceptable à la sécurité publique». .
    Mépris outranciers du respect des deux langues officielles, retour scandaleux des symboles monarchiques rétrogrades, relance anachronique des débats sur la peine capitale et l’avortement et, pour couronner le tout, ouverture possible à l’utilisation d’informations obtenues sous l’influence de la torture.
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  • ti-gillest - Inscrit
    11 février 2012 07 h 45
    Excellent
    Un 10 sur 10!
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  • Roland Berger - Abonné
    12 février 2012 12 h 13
    Un acte de courage
    Un conservateur ne se déshonore pas en favorisant la torture. À ses yeux, il fait preuve de courage, le courage de ses idées, quelles qu'elles soient.
    Roland Berger
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    12 février 2012 17 h 05
    LE VRAI COURAGE EST DE SE POSER LES BONNES QUESTIONS
    @Roland Berger
    Vous devriez relire les dépositions des Généraux Jodl et Keitel à Nuremberg. C'est à peu de chose près la même vision du courage "...de ses idées quelles qu'elles soient.." sauf ?
    Sauf qu'entraînés par ce courage obtus sans le moindre courage de réflexions circonstancielles ils sont passés aux actes.
    Ils ont été pendus tous les deux, toujours courageux, en criant "Vive mon Allemagne". Ils n'avaient d'évidence toujours pas compris, que l'Allemagne avait honte, de ce courage là.
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