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Bleu foncé, le Canada?

Chantal Hébert   13 février 2012  Canada
Les dernières élections fédérales avaient déjà démontré qu'il est désormais possible de former un gouvernement majoritaire au Canada sans le Québec. Au sein du gouvernement actuel, le Québec ne dispose d'aucun rapport de forces.

Même en soustrayant les cinq sièges québécois remportés par Stephen Harper en mai dernier, le compte serait suffisant pour assurer au gouvernement le contrôle de la Chambre des communes pour les quatre prochaines années. L'addition de 27 sièges en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique d'ici le prochain scrutin va avoir pour principal effet de faire de cette équation une donnée récurrente de la politique canadienne — tout au moins en ce qui a trait au Parti conservateur.

Par contre, l'idée que le découpage sociodémographique du prochain exercice de redistribution électorale — parce qu'il va décupler l'influence des banlieues au détriment des villes-centres et des régions rurales — avantage automatiquement la formation de Stephen Harper tient moins bien la route. Sur ce front, le portrait est plus nuancé.

Tous les partis politiques au Canada courtisent depuis longtemps l'électorat en constante fluctuation des banlieues. Cette réalité ne date pas des cinq dernières années. Au fédéral, aucun parti ne peut se targuer d'avoir un monopole durable sur la clientèle banlieusarde.

Jusqu'à récemment, les quinze circonscriptions fédérales qui doivent être créées en Ontario étaient situées en territoire résolument libéral. En Colombie-Britannique, la bataille des banlieues est le plus souvent une lutte à trois. Au Québec, les conservateurs sont rarement dans une course que le Bloc québécois a remportée pendant vingt ans avant de céder la place au NPD.

***

La vraie carte maîtresse du Parti conser-vateur se trouve ailleurs que dans l'équilibre changeant entre les banlieues et le reste du territoire électoral. À l'avenir, il sera aussi difficile de former un gouvernement majoritaire à Ottawa sans l'Ouest canadien qu'il a déjà été possible d'y parvenir sans le Québec.

En comptant le Yukon et les Territoires-du-Nord-Ouest, la région va passer à 106 sièges au scrutin de 2015 et le Parti conservateur va partir avec une longueur d'avance dans la vaste majorité d'entre elles. La formation de Stephen Harper détient actuellement 72 circonscriptions à l'ouest de l'Ontario. C'est quatre fois plus que le NPD (16). Quant aux libéraux, leur mise se limite désormais à quatre sièges fragiles qu'ils doivent à la popularité personnelle d'une poignée de candidats.

Étant donné la supériorité électorale des conservateurs dans les Prairies et en Colombie-Britannique et leurs racines dans la région, le Québec est aussi essentiel à un éventuel retour en force du PLC qu'à la réalisation de l'ambition néodémocrate de s'installer à demeure dans les ligues majeures au Parlement.

En toute logique, les deux principaux partis d'opposition fédéralistes doivent donc, en priorité, rechercher des chefs susceptibles de séduire l'électorat québécois en 2015. Cette quête n'est pas nécessairement incompatible avec la réalisation de gains ailleurs au Canada, notamment en Ontario et dans la région de l'Atlantique. Néanmoins, exception faite du règne de Brian Mulroney, le Québec et l'électorat de l'Ouest optent pour des camps fédéraux différents depuis cinquante ans.

De plus, le PLC et le NDP sont non seulement voués à se disputer le Québec, mais ils doivent également y compter avec le Bloc québécois. Les conservateurs n'ont rien à perdre dans une bataille entre leurs adversaires pour le droit de passage sur un chemin québécois qu'ils n'ont plus besoin d'emprunter pour arriver au pouvoir. L'idée de voir ces deux partis se doter de chefs susceptibles de rendre la lutte fratricide qu'ils se livrent encore plus féroce ne peut que réjouir le premier ministre.

***

En résumé: Dans l'état actuel des choses, l'avènement d'un gouvernement fédéral libéral ou néodémocrate offrirait à court et à moyen terme au Québec la meilleure chance de retrouver un rôle de premier plan à Ottawa.

En comparaison, la forte représentation de l'Ouest canadien au sein du Parti conservateur rend le retour d'un véritable rapport de forces québécois au sein d'un gouvernement dirigé par ce parti nettement plus problématique.

La marginalité du Québec au sein de la formation de Stephen Harper est un attrait supplémentaire pour une partie de l'électorat des provinces de l'Ouest. Il ne manque pas de stratèges conservateurs pour en convenir. Il se trouve même des néodémocrates pour se demander à voix plus ou moins basse si un chef québécois comme Thomas Mulcair serait vendable dans la région.

Tant que le Parti conservateur va jouir d'une longueur d'avance écrasante sur le territoire en pleine croissance que forment les quatre provinces de l'Ouest, le PLC et le NPD risquent d'avoir besoin l'un de l'autre pour former un gouvernement viable et la guerre d'usure qu'ils se promettent pour 2015, en particulier au Québec, est une condition gagnante supplémentaire pour les conservateurs.


Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.
chebert@thestar.ca
 
 
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    13 février 2012 07 h 55
    Enrésumé
    c'est le scénario idéal pour un référendum sur la souveraineté.

    -La Monarchie
    -La Constitution adoptée sans le Québec
    -Le Sénat non-élu
    -Harper élu sans le Québec
    -L'unilinguisme des nouveaux juges

    Tout se met en place pour dire au ROC: byebye
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  • Jean_Yves - Abonné
    13 février 2012 08 h 47
    Pas sûr pour le «scénario idéal pour un référendum»
    Ce serais vrai si le Québec était moins dépendant de la péréquation et des différents transferts, mais on est vraiment loin du compte et en plus la pression sur dépenser toujours plus est très forte sur nos politiciens et ceux-ci résistent très mal a cette pression.

    Et avec notre niveau d’endettement la simple perspective d’une décote au lendemain d’un référendum gagnant serait suffisant pour annoncer des années de vaches maigres alors que nos officine politiques on entretient toujours que des scénarios économiquement jovialiste.

    En plus ce gouvernement Conservateur n’hésiterait pas trop à montrer une ligne dure face a un Québec souverain, pas mal plus acerbe qu’un Stéphane Dion….
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    13 février 2012 08 h 54
    Enfin le Canada!
    Le Canada devient enfin ce qu'il n'a jamais cessé d'être depuis les années 1950: une province américaine. Il était temps.

    Desrosiers
    Val David
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  • Laurent Desbois - Inscrit
    13 février 2012 09 h 14
    Le parti Libéral du Canada a perdu sa raison d’être.
    Le parti Libéral du Canada a perdu sa raison d’être.

    Le Parti Libéral du Canada est le parti des minoritaires. Parce que c’est normal pour tout être humain de faire parti d’une majorité, ils ont perdu leurs quatre bases électorales. Je m’explique.
    1.) Ils avaient le vote des Canadiens-Français du Québec. Depuis la révolution tranquille, ceux-ci se sentent majoritaires et sont devenus Québécois, ils votent donc plus à gauche maintenant (Bloc-NPD).

    2.) Les Francophones hors-Québec s’assimilent à la majorité anglaise, pour devenir Canadian. Ils votent donc NPD ou Conservative, dépendant s’ils sont de gauche ou de droite. (ex. St-Boniface au Manitoba et Chéticamp, N-É qui sont allés Conservateur. Bathurst au N-B et le nord de l’Ontario qui sont allés NDP).

    3.) Les immigrants aussi, qui après deux générations, s’assimilent aux Anglais et deviennent Canadian (NPD-Conservateur). Ils sont donc une clientèle d’électeurs éphémères, à renouveler constamment.

    4.) Et la dernière minorité, les Anglais du Québec. C’est tout ce qui reste (libéral), mais c’est très limité, avec quelques contés dans le West-Island.
    Comme vous voyez, ce n’est pas une question de chef, même si ceux-ci ne sont pas forts. Les deux derniers Dion-Ignatieff ont été choisis par défauts, parce que personne ne veut être chef d’une gang de loosers systémiques et chroniques.

    Le parti libéral a toujours été un regroupement de minoritaires et aujourd’hui ils récoltent ce qu’ils ont semé… leur clientèle historique est devenu adulte et s’est affranchie.

    Prochainement, il ne restera que deux nations souveraines le Québec et le Canada…. Le parti Libéral aura bientôt perdu sa raison d’être. Nous seront tous majoritaires et le parti libéral disparaîtra paisiblement. Ce sera la fin du beau rêve à Trudeau et on en parlera dans les livres d’histoire comme un exemple à ne pas suivre.
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  • Michel Leclaire - Abonné
    13 février 2012 09 h 50
    Un $ pour 4 trente sous
    @ Jean-Yves,

    "Ce serait vrai si le Québec était moins dépendant de la péréquation et des différents transferts..."

    Vous semblez ne pas vous rendre compte que la péréquation et les différents transferts viennent des impôts que nous payons au Canada. On donne beaucoup plus que l'on reçoit.

    Michel Leclaire, économiste et juriste
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  • Johanne Lavallée Bernard Dupuis - Abonné
    13 février 2012 09 h 58
    Le Québec hors Canada
    L'échec du «vote stratégique» du 2 mai dernier au Québec est maintenant évident pour tout le monde. Même Chantal Hébert s'aperçoit de ses effets salutaires pour le Canada hors Québec, mais désastreux pour le Québec.

    Est-il besoin de répéter que le Québec s'est alors laissé séduire, pour ne pas dire mystifier, par un chef charismatique aux vagues discours judéo-chrétiens? Malgré une langue française approximative, il allait toucher à des valeurs profondément enracinées dans la culture québécoise: le respect des différences, la solidarité, la fraternité, etc..

    Toutefois, une fois revenu sur terre, le Québec s'aperçoit qu'il est en fait exclu du pouvoir décisionnel au Canada. L'égalité, la solidarité, etc., toutes ces valeurs humanistes ont pris le bord. Non seulement le Québec n'a plus de rapport de force, mais il n'a même plus de porte-voix à Ottawa. En effet, les députés NDP-NPD, fédéralistes, ex-employés du gouvernement fédéral, s'imaginant que les Québécois ne sont pas si différents, sont impuissants à «scorer» le moindre but en faveur du Québec. Même lorsqu'ils essaient de parler dans le sens des positions très consensuelles aux Québec, ils semblent n'avoir aucune crédibilité.

    Par conséquent, le Canada hors Québec est en mesure de réaliser un vieux rêve élaboré dès l'Acte d'Union en 1840: venir chercher l'argent des Québécois et décider quoi en faire sans eux.

    À l'avenir, il faudrait bien regarder la réalité en face et ne plus se laisser berner par de beaux parleurs au sourire sympathique.

    Bernard Dupuis, Berthierville
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  • Franfeluche - Abonné
    13 février 2012 10 h 08
    Moins dépendant de...
    Selon Jean-Yves, le Québec serait dépendant de la péréquation et des différents transferts. Or, selon l'étude de M. François Legault de la CAQ, si nous faisons l'addition de tout ce que dépense le gouvernement dans les provinces, M. Legault arrive à une conclusion que nous payons plus au fédéral que ce que nous recevons. Alors, pour la dépendance du Québec ???

    Quant à la ligne dure face à un Québec souverain, j'aimerais que vous précisiez en quoi elle consisterait. Si c'est sur le plan économique, je tiens à vous dire que le reste du Canada aurait autant sinon plus à perdre en agissant de la sorte.Par exemple, nous importons plus de l'Ontario que cette province exporte au Québec.

    Claude Smith
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  • MSTP - Inscrit
    13 février 2012 10 h 52
    Mentalité provinciale.
    @ Jean-Yves
    Êtes-vous du genre à penser que lorsque vous acheter un crayon à $99. et que la caissière vous remet votre monnaie, elle vous fait un cadeau?
    La péréquation, c'est une légende urbaine, un piège à con pour ceux qui n'analysent rien.
    Quand ta l'endettement, qui a fait sautter la loi anti-déficite de Lucien Bouchard après son élection et augmenter la dette de $100M ? Un hyper-fédéraliste issu du Parti Conservateur.
    Qui à avantage à ce que le Québec soit pauvre, petit et minable, sans colonne vertébrale? Le Canada et les fédéralistes.
    Le gouvernement du Canada Conservateur ou autre ne pourra rien contre un Québec indépendant car il sera obligé de négocier d'égal à égal, ne lui en déplaise.
    Nous devons sortir de cette maudite mentalité réductrice et provinciale comme la votre.
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  •  
  • André Chevalier - Abonné
    13 février 2012 10 h 59
    @ Franfeluche
    «Par exemple, nous importons plus de l'Ontario que cette province exporte au Québec. »
    Hein !!! LOL
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  • Notsag - Abonné
    13 février 2012 11 h 17
    Un retour en force du Bloc n'est pas à exclure
    Mme Hébert, j'aimerais vous proposer un autre scénario à analyser.

    Supposons que lors de la prochaine élection, le Bloc reprenne sa position d'avant le 2 mai.

    Supposons que les PLC et le NPD ait fusionné. Appelons-le Coalition Avenir Canada (CAC).

    Le PCC et le CAC se trouverait à se disputer le ROC. Est-ce que cette nouvelle donne pourrait empêcher le PCC de conserver un pouvoir majoritaire?
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  • Louis Fortin - Inscrit
    13 février 2012 11 h 33
    Et le secteur manufacturier
    Ne pas oublier non plus que le secteur manufacturier du Québec prend dur en raison du dollar gonflé par le pétrole Albertin... Un Québec souverain retrouverait, je l'espère, du contrôle sur cet élément!

    Ceci dit, Harper fait beaucoup pour la cause souverainiste en ce moment. La cassure entre les valeurs des québécois et le reste du Canada est de plus en plus évidente et je me demande jusqu'où les québécois sont prêts à renier leurs idées...
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  • Patrick Bougrelle - Inscrit
    13 février 2012 12 h 49
    Le rejet québécois des conservateurs fédéraux est incompréhensible
    La souveraineté de Québec est exactement proportionnelle au conservatisme d'Ottawa. En témoigne l'abandon des 2 points de TPS aussitôt convertis en autant de TVQ.
    Et les projets actuels de Harper poussent encore vers plus d'autonomie pour Québec.

    Mais les québécois veulent-ils vraiment cette autonomie ?
    Leur vote NPD semble indiquer le contraire, mais peut-on s'y fier ? Passer du Bloc, qui veut couper tous les ponts avec Ottawa, au NPD, qui veut tout centraliser à Ottawa, est si irrationnel qu'on est tenté de renoncer à comprendre les électeurs québécois...

    C'est sans doute la conclusion des conservateurs qui, après avoir courtisé les québécois en pensant à la convergence rationnelle entre leurs idées et nos vues autonomistes, semblent s'être rendus à la conclusion que les québécois votent pour le plus charismatique des candidats, quitte à sacrifier complètement leur autonomie.

    Et si les québécois autonomistes devenaient des électeurs rationnels ?
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  • Gilles Théberge - Abonné
    13 février 2012 14 h 22
    C'est long
    Les conditions favorables ou gagnantes se mettent en place. Mais je trouve que c'est long...

    Mais contrairement à une opinion répandue, je ne crois pas que les conditions conduisant à la rupture doivent être conjoncturelles.

    À mon avis elles sont la conséquence évidente de l'incompatibilité profonde entre les deux cultures en présence L'eau et l'huile ça ne se s'homogénéise pas.

    On peut bien brasser la bouteille tant qu'on voudra, mais la distinction se rétablit immédiatement et naturellement dès que le mouvement de brassage cesse.

    La nature est pleine d'enseignements.
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  • P. T.Simard - Inscrit
    13 février 2012 14 h 35
    Royal Blues
    Bonjour,

    Merci pour votre analyse Mme Hébert. On aime lire le vent qui vient d'Ottawa.

    Ici je crois qu'on a les «blues» qui passent de moins en moins dans l'«Harporte». Une tempête Bleue Royale Canadian SunCo déplaçant tranquillement la balance vers le «white» establishment de Calgary. Un pendu, Deux pandas, une trentaine de circonscriptions bien placées et hop ! Vive la Torture !

    Un ti-Joe ministre de l'environnement, fondation pour la recherche des valeurs mobilières, se fait élire par la banlieue, clefs en mains, c'est selon. Théorie du «libre-marché», on a du gaz, de l'huile, du «piping», y faut le vendre, y a une piastre à faire, un modèle Québécois de développement durable ? Pardon me ? Say what ? The enveloppe, you would have ?

    Pour vendre le pétrole, il nous faut des banlieues. En banlieue, devant la télé, c'est facile laver des masses de cerveaux. Après, ils nous éliront, et nous vendrons plus de pétrole. Y en a qui chialent ? Pleurez mes amis, pleurez, ... certains d'entre-nous vont même jusqu'à promettre qu'il serait souhaitable de «s'excaquser» à «mon oncle» pour s'en sortir vainqueur.

    Vivement que le Québec s'impose.
    Cordialement,
    P.T.Simard
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  • Nelson - Inscrit
    13 février 2012 14 h 39
    Chantal écrit: ''le Québec ne dispose d'aucun rapport de forces''...SAUF LE CONTRÔLE DE L'OPPOSITION OFFICIELLE !!!

    La ''Vague Orange'' visait le Pouvoir à Ottawa...à défaut de gagner le Gouvernement de Canada, nous contrôlons l'Opposition Officielle, qu'a beaucoup de pouvoir...À CONDITION QUE NOS DÉPUTÉS QUÉBÉCOIS DU PARTI NOUVEAU DÉMOCRATIQUE S'ÉNERVENT UN PEU !!!

    Le pouvoir à Ottawa à été toujours contrôlé de loin ou de proche, directe ou indirectement, par le Québec.

    Avec des Premiers Ministres de Québec à Ottawa, et des clause que le donnent des pouvoirs de veto.

    Ceci-dit, le Ouest et l'Est canadien se disputent farouchement le contrôle du Gouvernement de Canada depuis toujours, tout en essayant de tirer la couverture de leur côté.

    Pour se protéger et survivre, le Ouest réagit comme le Québec, en gang, et se ramasse derrière du Parti Conservateur. (L'arrogance Trudeau-Chrétien Libéral les ont fait peur aussi).

    Avant le Bloc, aujourd'hui Orange, le Québec est présent massivement et en force à Ottawa...le Bloc à déjà été aussi Opposition Officielle, non ?.
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  • France Marcotte - Abonnée
    13 février 2012 19 h 02
    Éclairant et utile
    Ce portrait du paysage politique actuel du Canada, qui est très précis, sera d'une grande utilité pour comprendre les évènements à venir.
    Il est précis et non partisan. Il semble correspondre fidèlement à la réalité.

    Il est une sorte de canevas fiable dans lequel on pourra intégrer les faits rapportés dans l'actualité, on comprend bien par exemple le besoin qu'ont du Québec le NPD et le PLC contrairement au PCC qui est soutenu par l'ouest canadien. Ce canevas pourra servir de guide aux électeurs québécois.

    Il me semble que c'est un travail bien fait.
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