Lettres - Réplique à Justin Trudeau
Monsieur Trudeau, le Québec n'a ni la légitimité ni le devoir de «remettre le Canada sur le droit chemin», en tentant de lui imposer ses valeurs, par exemple. En effet, les efforts déployés par les Québécois qui aspirent à améliorer les facultés d'un autre peuple à mieux se gouverner sont, à mon humble avis, plutôt futiles.
Vous êtes bien placé pour savoir que le Canada est une démocratie et que son gouvernement dirige le pays d'abord et avant tout en fonction des intérêts et des valeurs de la majorité de sa population, qui est composée à 76,9 % de Canadiens hors Québec.
Cela était vrai dans le Canada de Pierre Elliott Trudeau, et cela est toujours vrai dans la monarchie constitutionnelle de Stephen Harper.
Qu'on le veuille ou non, les élections du 2 mai 2011 ont montré à quel point le fossé entre le Québec et le reste du Canada demeure profond, et cette tendance va certainement s'accentuer au cours des prochaines années. Par conséquent, la démocratie canadienne risque de devenir de moins en moins représentative de la volonté démocratique réelle des Québécois(es).
Dans un régime fédéral comme le nôtre, cette situation est peut-être condamnable, mais elle est, malgré tout, parfaitement constitutionnelle. J'espère que vous en viendrez, vous aussi, à la conclusion que ce fait historique se vérifiait bien avant la naissance de l'actuel premier ministre conservateur et qu'il constitue une totale aberration.
***
Gabriel Coulombe - Québec, le 15 février 2012
Vous êtes bien placé pour savoir que le Canada est une démocratie et que son gouvernement dirige le pays d'abord et avant tout en fonction des intérêts et des valeurs de la majorité de sa population, qui est composée à 76,9 % de Canadiens hors Québec.
Cela était vrai dans le Canada de Pierre Elliott Trudeau, et cela est toujours vrai dans la monarchie constitutionnelle de Stephen Harper.
Qu'on le veuille ou non, les élections du 2 mai 2011 ont montré à quel point le fossé entre le Québec et le reste du Canada demeure profond, et cette tendance va certainement s'accentuer au cours des prochaines années. Par conséquent, la démocratie canadienne risque de devenir de moins en moins représentative de la volonté démocratique réelle des Québécois(es).
Dans un régime fédéral comme le nôtre, cette situation est peut-être condamnable, mais elle est, malgré tout, parfaitement constitutionnelle. J'espère que vous en viendrez, vous aussi, à la conclusion que ce fait historique se vérifiait bien avant la naissance de l'actuel premier ministre conservateur et qu'il constitue une totale aberration.
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Gabriel Coulombe - Québec, le 15 février 2012
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